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Cabu : 60 ans de dessins !
Type de trace : livre
date de parution : mai 2014

Je connais Cabu depuis les années 1980 et l'apprécie artistiquement et personnellement. A tel point que nous avons travaillé pendant un an ensemble sur le livre Le Monde des images, livre dont je suis très fier --et si heureux de cette année de rapports complices (ils n'ont pas cessé). L'aventure s'est continuée, après avoir exposé ses dessins au Musée d'histoire contemporaine (même pour des périodes délicates comme la guerre d'Algérie), quand j'ai pris la direction du Musée du Vivant. Cabu, défenseur de la nature depuis toujours et écologiste pionnier, s'imposait comme contributeur à ce musée. Il fut d'une formidable générosité. Et le temps vint alors de lui rendre honneur. Ce fut fait en 2014, pour ses 60 ans de dessins, avec une magnifique exposition mise en scène par Francis Guerrier (des dessins flottant dans l'espace) dans la bibliothèque historique d'AgroParisTech rue Claude Bernard. Voici aussi le livre que j'ai commis, accompagnant de façon pérenne cet anniversaire, maquetté avec l’amitié si fidèle de Serge Jouanny.

Cabu est en effet un dessinateur exceptionnel --comme l'était Jean Giraud/Moebius dans la bande dessinée--, capable d'adapter son style à tous les propos, du croquis sur le vif, du reportage à la caricature. Il s'agit d'ailleurs peut-être du plus grand portraitiste contemporain, ayant un talent unique pour saisir les visages et les expressions en pouvant passer de la description fine des caractères à la déformation la plus violente mais souvent aussi la plus vraie. Bref, c'est un artiste complet, majeur, chroniqueur en images de son temps, ayant porté très haut l'art du dessin (et amoureux des grands anciens de Dürer à Gus Bofa ou Dubout).

Il a heureusement été honoré récemment avec son exposition à la Mairie de Paris (très grand succès) ou de magnifiques albums reflétant vraiment son talent comme Cabu swing.

Voici enfin un hommage en 102 pages couleur pour 28 euros qui fête (depuis 1954) les 60 ans de dessins de l'artiste : Cabu à la ville, Cabu aux champs. Il s'agit d'une sélection de l'exceptionnelle donation de plus de 500 originaux offerts aux collections du Musée du Vivant-AgroParisTech. Ce faisant, nous nous promenons dans les grandes mutations de la planète depuis les années 1950 à travers des situations drôles et la jouissance d'un trait unique.

On t'embrasse Cabu !


Pour se procurer cet album exceptionnel sur 60 ans de dessins, achat en ligne (avec album livré à domicile) sur : http://www.lulu.com/shop/laurent-gervereau-ss-dir/cabu-à-la-ville-cabu-aux-champs/paperback/product-21629274.html



HUMAIN-ANIMAL
Type de trace : exposition
date de parution : mai 2014

Dans la série de ces expositions thématiques sur de grands sujets faites avec les collections du Musée du Vivant et diffusées en ligne avec la Ligue de l'Enseignement, voici "Humain-Animal". Je l'ai conçue, découpée et en ai organisé les thématiques. Les textes ont été faits en grande partie par une équipe de scientifiques. La perspective, comme d\'habitude, est sur la longue durée, depuis la Préhistoire. Cela donne à ces manifestations une double caractéristique : des repères chronologiques et anthropologiques et la mise en oeuvre d'une iconographie très diverse de nature (aussi bien art, science que vie quotidienne) et mondiale. L'expo, dans sa version résumée, reste presque un an sur les murs de la rue Claude Bernard. Surtout, le grand graphiste Claude Baillargeon malade a accepté de créer l'image générique. Elle est forte. Je t'embrasse Claude.



Artkronik localglobal
Type de trace : vidéo et pièce unique sur papier
date de parution : 19 octobre 2013

J'ai décidé fin 2013 d'installer un micro-atelier chez moi à Paris pour reprendre des activités plastiques traditionnelles. Je veux les mêler à de la vidéo avec des paroles ou des chansons, petites chroniques balancées sur Dailymotion : artkronik localglobal. Elles mêlent humeurs, humour, gratouillis visuels sur papier, résidus d'images, musiques parfois, ready-made chantés... Ces produits hybrides sont volontairement minimaux, maladroits. Ils luttent contre la surabondance de l'expression spectaculaire, le déversement tous azimuts, l'écoeurement et la perte du sens.

C'est aussi ma manière personnelle de préparer cette "Cité des points de vue" --associant d'autres et avec une fondation sur les images-- que je voudrais bâtir dans le sud avec un PPLG (Phalanstère de Productions Locales-Globales) entre autres, où je poursuivrai des travaux plastiques grand format dans l'esprit de ceux-ci en liaison avec la vidéo. Je prépare ainsi, pour le temps qui me reste, des allers-retours et une expression hybride, pièces uniques et images de diffusion massive. Un travail solitaire, un travail en lien avec les autres, comme toujours.

Accessoirement, ces travaux circonstanciels pourront être exposés dans le monde dans deux caissons carrés métal accolés, vidéo à gauche et résidu papier à droite. Plus tard, ce sera l'équivalent en très grand format.

En clin d'oeil, une image de l'ami Kiki Picasso.



Tu es plurofuturo ?
Type de trace : livre
date de parution : novembre 2013

A l'époque du news market, de l'obsolescence généralisée des infos spectaculaires qui se succèdent, de l'asservissement d'individus robotisés, décervelés, surveillés, rendus addictifs aux médicaments et à la consommation, normés et dont les statistiques sont devenues la seule liberté d'expression dans le monde de l'apparence, il est temps de faire circuler des antidotes. Partout sur notre planète, dans l'unité nécessaire et dans la diversité à défendre, nous avons besoin de repères. Le livre Tu es plurofuturo ? est destiné à décrire nos grands enjeux actuels pour que chacune et chacun puisse construire sa vision du monde. Il résume 40 ans de réflexions, d'ouvrages et de créations. Dans sa version française, il est complété par un court texte : "L'écologie culturelle contre les peurs et les populismes". 

C'est un plaidoyer pour le savoir et la réflexion individuelle. C'est un appel pour fédérer en réseau au niveau planétaire toute cette immense "base" des énergies locales écrasées par le pouvoir financier de quelques-uns. Tout cela s'opère avec un large sentiment d'impuissance qui n'est pourtant qu'un consentement au pire, comme l'aurait décrit La Boétie : fonctionnement absurde et délétère autour d'une accumulation d'argent sans aucun sens au détriment de l'épanouissement individuel et du devenir environnemental de notre planète commune. Il ne suffit plus de le dire mais il importe de multiplier les signes, les initiatives dans des portails intermédiaires qui aident à structurer la multitude (des milliards sans organisation pèsent moins que des milliers organisés). Nous appartenons en effet à la périphérie, aux invisibles, mais la périphérie est le centre : nous sommes l'immense majorité et --nous le proclamons-- "nous sommes le réel".

Faîtes donc circuler ce livre pour inciter à un autre regard sur le monde, en comprenant nos vrais clivages idéologiques : "plurofuturos" contre "monoretros". Sachez que des traductions pour une version internationale sont en cours au Caire en arabe, à Hong Kong (en anglais et chinois) et au Brésil.




[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !
Type de trace : videomag 2
date de parution : 10/2013

[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !

Allez, voilà un nouvel espace de liberté, de défense du savoir et de la création, et d'exigence avec des invités et des collaboratrices et collaborateurs de qualité ! Work in progress ! Le numéro deux de ce mensuel (Une Renaissance retrofuturo ?) est en ligne avec toujours un éloge de la diversité et du mouvement : les toiles de Mayenne et l'écologie, ORLAN et Jean-Hubert Martin, le cinéma par François Albera, la bd avec Alter Comics et les monnaies alternatives, Anne van der Linden et ses tableaux et revues, Michel Dintrich à la guitare à 10 cordes ou la musique chauve de Jean Dubuffet...

Bref, un festin de l'esprit dans un cadre volontairement antispectaculaire (une bibliothèque historique) mais pour des pratiques nouvelles : l'internaute picore les séquences suivant ses envies et tout reste en ligne longtemps. Oui, "Knowledge is Beautiful !" et nous commençons notre K-Pride (K pour Knowledge), notre Résistance des savoirs, avec cet éloge régulier de ce qui bouge partout ! Faites connaître, soutenez, proposez, diffusez !

Allez sur www.decryptimages.net    !



De Buckminster Fuller et Pink Floyd ou Soft Machine à Blue Green : Graham Stevens
Type de trace : rencontre
date de parution : 13/09/2013

Oui, Graham Stevens boit de l'eau ! Vous ne le connaissez pas et vous avez tort. Architecte de formation à Sheffield, il est assistant de Buckminster Fuller en 1964 à Paris pour le Congrès International d'Architecture. En 1965, s'apprêtant à traverser une rue de Londres, il a l'idée qui orientera tout son travail : grâce à des structures gonflables, faire décoller des architectures dans l'espace à significations multiples. Ainsi, dès 1965, il conçoit "Spacefield", environnement gonflable et multimedia. Dans la foulée, il participe en 1966 au "Destruction in Art Symposium".

Cet élégant et subtil personnage pourrait se la jouer... En effet, il est alors totalement associé au bouillonnant Swinging London, participant à des scénographies expérimentales et sensorielles à la Roundhouse pour le Pink Floyd de Syd Barrett et ses amis de Soft Machine avec les light shows de Mark Boyle ou lors de l'intervention de Bob Dylan à l'ïle de Wight. Tout cela dans une atmosphère d'imagination complice transdisciplinaire où les arts se croisent pour submerger la société dominante. Et chacun connaît chacun : il est présent naturellement chez son copain galeriste pour l'inauguration de l'exposition de Yoko Ono --qu'il connaît déjà-- lorsque vient John Lennon sévère d'abord puis, étant monté sur un escalier pour lire une petite inscription, séduit par un humour proche du sien et commençant une nouvelle phase de sa vie affective --et de sa vie tout court.

Mais cessons de faire les groupies avec quelqu'un qui ne se la pète pas. Il y eut un moment magique à Londres à ce moment-là, dont j'ai pu rendre compte en 1996 dans l'exposition sur les Sixties. Graham Stevens a eu le mérite de poursuivre sa route poétique, installant un nuage solaire dans le désert en 1972 et désormais travaillant pour le mouvement Blue Green (www.bluegreenuk.com), écologistes voulant transformer les villes en intervenant notamment sur les questions d'eau.

Tout cela pour dire qu'il est venu à la maison avec Jacqueline Stanic (que je fréquente depuis les grandes expositions Paris-Berlin et Paris-Moscou au Centre Pompidou de Pontus Hulten) et que nous avons passé un moment sobre mais délicieux, la conversation roulant de l'un à l'autre dans le plaisir d'évoquer des amis communs et des événements, sans nostalgie, comme une force pour continuer à faire. Blue Green est d'ailleurs sur www.see-socioecolo.com.  J'irai bientôt à Londres et Graham passe dans le mag vidéo sur www.decryptimages.net  en janvier.

Un des plus grands plaisir de la vie est d'avancer en découvrant des oeuvres généreuses et des personnages délicieux qui nous donnent réellement envie de poursuivre contre toutes les médiocrités.



Mag vidéo culturel : [decryptcult]
Type de trace : émission tv/Internet
date de parution : 19 juin 2013

C'est une date. En juillet 2013 (tournage le 19 juin), est apparu sur le site decryptimages.net le premier magazine culturel indépendant. Nous serons sûrement copiés. C'est brut de décoffrage, en apparence artisanal et volontairement ringard (décor de vieille bibliothèque, succession d'interventions autour d'une table comme la Sainte Scène...), mais nous explorons de nouveaux espaces de mise en valeur avec des participants de grande qualité. La structure est chapitrée, ce qui permet une approche tout à fait différente de la télévision traditionnelle : plus d'obligation de rythme forcené pour maintenir l'attention et éviter le zapping, au contraire, du temps pour chacune et chacun avec des sujets forts.

Voilà le moyen de mettre en valeur les savants et les créateurs. Voilà une façon de maintenir des pratiques exigeantes, de cesser de se désespérer mais de louer l'énergie et la qualité d'initiatives foisonnantes intergénérationnelles et trans-spécialités (de la culture au sens traditionnel à l'économie écologique, du don, sociale et solidaire). Voilà une résistance décidée à la bêtise, à la vulgarité commerciale, à la déqualification et à l'ignorance fière telle qu'elle ose s'exposer partout.

Tout cela va évoluer mois après mois. Nul doute que nous ne devenions un refuge de paroles libres et de créations diverses au temps des initiatives de terrain en réseau et de l'effondrement des superstructures qui ne font pas ou plus modèle.




Portraits d'arbres
Type de trace : exposition de photographies anciennes
date de parution : mai 2013

Cette exposition vise à faire connaître un photographe et professeur d'agronomie (Pierre Mouillefert) ainsi que les collections d'échantillons de bois de la planète avec leurs archives photographiques du centre AgroParisTech de Nancy. Rassemblées pour des raisons d'inventaire scientifique vers 1880, ces pièces nous racontent à la fois l'histoire des arbres, des lieux, des migrations végétales, et constituent désormais des traces précieuses et poétiques.

Quand se multipliaient les portraits d'humains, ces portraits d'arbres (à côté desquels pose un petit individu-étalon) inversent en effet les priorités. L'arbre n'est plus un décor de fond, parfois peint, pour montrer la famille ou la célébrité locale, mais le centre des préoccupations avec un personnage alibi, relégué à jouer les unités de grandeur. Ecrite avec des scientifiques qui nous racontent les pérégrinations de ces végétaux issus de tous les continents, cette exposition, largement diffusée avec le Musée du Vivant et la Ligue de l'Enseignement, nous plonge dans des vues oniriques bistres, grises et sépia. Science et art se rencontrent ainsi comme chez Marey ou Blossfeldt, avec ces passages entre les genres que j'affectionne.

C'est réalisé pour la manifestation Arbres, Artistes, Jardins des Rendez-vous aux Jardins 2013 (31 mai-1er juin-2 juin). Jean-Luc Moulène et Marc Touitou y participent avec une installation autour de Fénautrigues, ainsi que George Orrimbe de l'OuPeinPo et sa Forêt de mots. Succès populaire garanti par la visite guidée avec les chercheurs du potager-verger-ruches sur le toit d'AgroParisTech, rue Claude Bernard. Vous avez dit mélange des publics ? Oui, c'est exemplaire et j'en suis fier.



La Coopcultu
Type de trace : banque de données participative
date de parution : avril 2013

J'ai proposé à Gilles Luneau de créer sur www.globalmagazine.info la Coopcultu. Réaction enthousiaste. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de mettre en place un repérage par région de tout ce qui bouge le vivre ensemble, des initiatives culturelles au sens traditionnel aux économies de la gratuité, solidaires, écologiques... Bref, tout ce qui permet de refonder en réseau des solution de vie et d'échanges innovantes, variées, expérimentales. Face à la panne nationale, faire que les consommateurs-acteurs bougent au quotidien et imposent en réseau un gouvernement de régulation planétaire pour la justice et la durabilité. L'info c'est de l'action: inscrivez-vous et signalez les micro-initiatives qui vous semblent intéressantes.



Politically InKorect !
Type de trace : film long-métrage
date de parution : avril 2013

Après un premier tournage en 1997 et une présentation dans l'exposition sur Noël Arnaud Prises de Terre au musée d'art moderne de Toulouse (dans une version beaucoup plus réduite et sous un autre titre), voilà enfin cette dette de mémoire personnelle. Elle met en lumière un personnage, Noël Arnaud, toujours secret, en racontant l'histoire des avant-gardes artistiques de Dada aux situationnistes cherchant à faire de nos vies des oeuvres d'art totales. Vaste programme dans nos temps de médiocrité pesante. Mais plus que jamais d'actualité. Résistons !

Première projection le mercredi 17 avril à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France


Politically InKorect !

Noël Arnaud

et Dada, Jarry, Picasso, Jorn, Duchamp, Debord, Vian, l'Oulipo...

Un film (1h10) de Laurent Gervereau avec la complicité de Jean-Hugues Berrou et Emmanuel Chirache

Histoire d'un invisible : voilà le chaînon manquant --et longtemps caché-- entre Dada et les situationnistes ou Fluxus, en passant par le surréalisme clandestin pendant la guerre et Cobra. Il s'agit du seul film où cet homme secret parle de son parcours incroyable, à la fois acteur et passeur des avant-gardes, ayant côtoyé tous les personnages essentiels cherchant à changer la vie, à sortir des frontières de la peinture de chevalet, bousculant la littérature. Entre jazz, dérives, toiles provocations, fêtes-happenings, rires et absurde, une existence-oeuvre d'art totale.

Y sont notamment insérés : le manuscrit original de Liberté de Paul Eluard; un entretien inédit de Constant sur Cobra et les débuts de l'Internationale situationniste avec New Babylon; des extraits sonores de la conférence de Guy Debord et Noël Arnaud en 1957.





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