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PAYSANS
Type de trace : exposition
date de parution : mai 2015

Un événement. Voici la première exposition sur l’histoire longue de l’agriculture et de l’élevage depuis la Préhistoire. Elle a été permise grâce aux riches collections internationales du Musée du Vivant et à la collaboration d’une équipe d’enseignants-chercheurs pluridisciplinaires d’AgroParisTech. Il en résulte deux présentations : une réduite en grands formats et en images rue Claude Bernard à Paris et une autre qui peut être téléchargée massivement soit sur le site du Musée du Vivant, soit auprès de la Ligue de l’Enseignement.

Alors que ces questions forment l’axe central de l’Exposition Universelle de Milan ("Nourrir la planète, Energie pour la vie"), voilà une synthèse historique mondiale donnant du recul et des repères, tout en permettant de comprendre les enjeux contemporains. Elle pourra être déclinée et accompagnée par les institutions d’accueil.

L'image générique est le résultat d'un concours organisé dans la classe de Michel Bouvet à l'ESAG (merci Michel, dont j'avais préfacé la fête du graphisme en janvier 2015 !).



MON JARDIN EST UNE PLANETE !
Type de trace : exposition
date de parution : mai 2015

Voilà la première exposition réalisée en partenariat avec le Musée du Vivant à la Médiathèque d'Argentat. Elle vient en avant-première des Rencontres-Promenades "Histoires de passages...". Muriel Paucard fut décisive pour la création des Rencontres-Promenades. Sans son aide au tout début, je n'aurais pas persévéré. Sans l'aide spontanée de France Chastaingt, rien ne se serait construit. Deux personnes exceptionnelles.

Travailler avec Muriel pour cette expo fut évidemment un plaisir. Mais si Dominique (une complicité de 25 ans nous lie) n'avait pas aidé et Raoul, on n'y serait pas arrivé. L'expo n'est pas immense (une salle), complexe néanmoins.Tout cela forme une aventure culturelle, humaine aussi.

L'expo est ouverte par une maquette de potager utopique aux Etats-Unis, son coeur raconte l'histoire des jardins dans les villes avec une scénographie un peu agreste. Autour, viennent des oeuvres qui apportent des regards particuliers sur le sujet. Je pense que cette dichotomie complémentaire est la bonne solution dans ce lieu. Mon rêve réside dans le fait un jour de faire dégorger une exposition vers la rue, de créer un appel, de n'avoir pas une scénographie fermée.

Marinette Cueco, native d'Argentat et qui y a toujours sa maison de famille, viendra aux Rencontres-Promenades. Ses herbiers artistiques m'enchantent. Quel plaisir de la revoir. Je pense également très fort à Henri (qui va mal). Nous montrons ses merveilleuses pomme de terre germées. Je connais Henri depuis le Salon de la Jeune peinture du début des années 1970. Il était du côté des communistes, moi des libertaires. Nous nous sommes revus à de multiples reprises. J'apprécie beaucoup toute la famille.

Et puis j'ai ajouté le pataphysicien argentin Ricardo Mosner avec une très grande toile, René Moreu qui est là en voisin de Vayrac, le merveilleux photographe Guy Hersant et son image subtile qui fait l'affiche. Ivanne Gribé, originaire d'Argentat (elle finit ses études à l'Ecole du paysage) a monté une installation passionnante sur la mondialisation dans les jardins d'Argentat. Cela vient compléter l'ensemble de façon idoine.

Exposition modeste mais qui a beaucoup de charme. Oui, les jardins sont toujours des planètes. Au même moment, je démarrais mon potager à étages à Hautefage. Gare à la tomate cet été !





UNIK : 45 years of paintings, sculptures, videos
Type de trace : livre
date de parution : novembre 2014

Voilà un livre qui est en ligne gratuitement sur ce site et achetable en version papier. Très illustré, il s'adresse aussi à un public anglophone. Il fut le résultat d'un an de travail de toute une équipe pour  retrouver et rassembler physiquement les oeuvres, les photographier, organiser et maquetter. Le résultat est là : toutes mes oeuvres plastiques UNIK, ces objets visuels que j'ai voulu continuer à faire au temps de la multiplication industrielle des images et de leur circulation planétaire : comment et pourquoi continuer à interpréter plastiquement notre monde des images ?

Il s'agit évidemment d'un bilan important. Chacune ou chacun peut désormais juger sur pièces des productions de "Mister Local-Global" ! Avec la version quadrilingue de la nouvelle version complétée de Tu es plurofuturo ? dans le domaine des idées (qui va paraître bientôt) et mes 8 films longs-métrages ou le roman L'Homme planétaire ou Images, une histoire mondiale dans le domaine scientifico-pédagogique (ou d'ailleurs Une histoire générale de l'écologie en images et Les Images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public ?), je dispose désormais d'émanations diffusées de ma vision du monde. A près de 60 ans, je ne me serai pas agité pour rien. La balle est dans le camp des autres...




SPECTATEUR
Type de trace : film long-métrage
date de parution : septembre 2015

Le plus long zapping de l’histoire du cinéma


Mon 8e film long-métrage fut une longue aventure pour du "cinéma espresso". Dans mon esprit, il clôt un cycle. Résultat d'un tournage de 3 jours chez moi enfermé devant la télévision, c'est un film historique qui consacre le décès de la télévision.

Je l'avais annoncé depuis longtemps. Ce décès transparaissait dans la longue enquête du film L'info est-elle comestible ?, dont il est le complément évident : le premier était un road movie sur les vecteurs télévisuels, celui-ci est un enfermement pour décrypter la nature des contenus. 

Je souffle, je suffoque. Mon état de fatigue correspond parfaitement au sujet et il n'est pas joué... Ce film a été coréalisé avec Raphaël Girault, qui a fait un travail subtil dans un dispositif sombre et glauque, minimal, avec un  capharnaüm de livres. Minimal mais avec une vraie qualité d'image et de son. Merci à lui pour ces beaux noirs.

Belle conclusion pour les 8 essais documentaires du "cinéma espresso" (désormais les petites vidéos artistiques ou des films de fiction m'occuperont), grâce à un film-métaphore sur la mort de la télévision et son histoire : pavane pour une Infante défunte.

durée : 1h25



Cabu : 60 ans de dessins !
Type de trace : livre
date de parution : mai 2014

Je connais Cabu depuis les années 1980 et l'apprécie artistiquement et personnellement. A tel point que nous avons travaillé pendant un an ensemble sur le livre Le Monde des images, livre dont je suis très fier --et si heureux de cette année de rapports complices (ils n'ont pas cessé). L'aventure s'est continuée, après avoir exposé ses dessins au Musée d'histoire contemporaine (même pour des périodes délicates comme la guerre d'Algérie), quand j'ai pris la direction du Musée du Vivant. Cabu, défenseur de la nature depuis toujours et écologiste pionnier, s'imposait comme contributeur à ce musée. Il fut d'une formidable générosité. Et le temps vint alors de lui rendre honneur. Ce fut fait en 2014, pour ses 60 ans de dessins, avec une magnifique exposition mise en scène par Francis Guerrier (des dessins flottant dans l'espace) dans la bibliothèque historique d'AgroParisTech rue Claude Bernard. Voici aussi le livre que j'ai commis, accompagnant de façon pérenne cet anniversaire, maquetté avec l’amitié si fidèle de Serge Jouanny.

Cabu est en effet un dessinateur exceptionnel --comme l'était Jean Giraud/Moebius dans la bande dessinée--, capable d'adapter son style à tous les propos, du croquis sur le vif, du reportage à la caricature. Il s'agit d'ailleurs peut-être du plus grand portraitiste contemporain, ayant un talent unique pour saisir les visages et les expressions en pouvant passer de la description fine des caractères à la déformation la plus violente mais souvent aussi la plus vraie. Bref, c'est un artiste complet, majeur, chroniqueur en images de son temps, ayant porté très haut l'art du dessin (et amoureux des grands anciens de Dürer à Gus Bofa ou Dubout).

Il a heureusement été honoré récemment avec son exposition à la Mairie de Paris (très grand succès) ou de magnifiques albums reflétant vraiment son talent comme Cabu swing.

Voici enfin un hommage en 102 pages couleur pour 28 euros qui fête (depuis 1954) les 60 ans de dessins de l'artiste : Cabu à la ville, Cabu aux champs. Il s'agit d'une sélection de l'exceptionnelle donation de plus de 500 originaux offerts aux collections du Musée du Vivant-AgroParisTech. Ce faisant, nous nous promenons dans les grandes mutations de la planète depuis les années 1950 à travers des situations drôles et la jouissance d'un trait unique.

On t'embrasse Cabu !


Pour se procurer cet album exceptionnel sur 60 ans de dessins, achat en ligne (avec album livré à domicile) sur : http://www.lulu.com/shop/laurent-gervereau-ss-dir/cabu-à-la-ville-cabu-aux-champs/paperback/product-21629274.html



HUMAIN-ANIMAL
Type de trace : exposition
date de parution : mai 2014

Dans la série de ces expositions thématiques sur de grands sujets faites avec les collections du Musée du Vivant et diffusées en ligne avec la Ligue de l'Enseignement, voici "Humain-Animal". Je l'ai conçue, découpée et en ai organisé les thématiques. Les textes ont été faits en grande partie par une équipe de scientifiques. La perspective, comme d\'habitude, est sur la longue durée, depuis la Préhistoire. Cela donne à ces manifestations une double caractéristique : des repères chronologiques et anthropologiques et la mise en oeuvre d'une iconographie très diverse de nature (aussi bien art, science que vie quotidienne) et mondiale. L'expo, dans sa version résumée, reste presque un an sur les murs de la rue Claude Bernard. Surtout, le grand graphiste Claude Baillargeon malade a accepté de créer l'image générique. Elle est forte. Je t'embrasse Claude.



Artkronik localglobal
Type de trace : vidéo et pièce unique sur papier
date de parution : 19 octobre 2013

J'ai décidé fin 2013 d'installer un micro-atelier chez moi à Paris pour reprendre des activités plastiques traditionnelles. Je veux les mêler à de la vidéo avec des paroles ou des chansons, petites chroniques balancées sur Dailymotion : artkronik localglobal. Elles mêlent humeurs, humour, gratouillis visuels sur papier, résidus d'images, musiques parfois, ready-made chantés... Ces produits hybrides sont volontairement minimaux, maladroits. Ils luttent contre la surabondance de l'expression spectaculaire, le déversement tous azimuts, l'écoeurement et la perte du sens.

C'est aussi ma manière personnelle de préparer cette "Cité des points de vue" --associant d'autres et avec une fondation sur les images-- que je voudrais bâtir dans le sud avec un PPLG (Phalanstère de Productions Locales-Globales) entre autres, où je poursuivrai des travaux plastiques grand format dans l'esprit de ceux-ci en liaison avec la vidéo. Je prépare ainsi, pour le temps qui me reste, des allers-retours et une expression hybride, pièces uniques et images de diffusion massive. Un travail solitaire, un travail en lien avec les autres, comme toujours.

Accessoirement, ces travaux circonstanciels pourront être exposés dans le monde dans deux caissons carrés métal accolés, vidéo à gauche et résidu papier à droite. Plus tard, ce sera l'équivalent en très grand format.

En clin d'oeil, une image de l'ami Kiki Picasso.



Tu es plurofuturo ?
Type de trace : livre
date de parution : novembre 2013

A l'époque du news market, de l'obsolescence généralisée des infos spectaculaires qui se succèdent, de l'asservissement d'individus robotisés, décervelés, surveillés, rendus addictifs aux médicaments et à la consommation, normés et dont les statistiques sont devenues la seule liberté d'expression dans le monde de l'apparence, il est temps de faire circuler des antidotes. Partout sur notre planète, dans l'unité nécessaire et dans la diversité à défendre, nous avons besoin de repères. Le livre Tu es plurofuturo ? est destiné à décrire nos grands enjeux actuels pour que chacune et chacun puisse construire sa vision du monde. Il résume 40 ans de réflexions, d'ouvrages et de créations. Dans sa version française, il est complété par un court texte : "L'écologie culturelle contre les peurs et les populismes". 

C'est un plaidoyer pour le savoir et la réflexion individuelle. C'est un appel pour fédérer en réseau au niveau planétaire toute cette immense "base" des énergies locales écrasées par le pouvoir financier de quelques-uns. Tout cela s'opère avec un large sentiment d'impuissance qui n'est pourtant qu'un consentement au pire, comme l'aurait décrit La Boétie : fonctionnement absurde et délétère autour d'une accumulation d'argent sans aucun sens au détriment de l'épanouissement individuel et du devenir environnemental de notre planète commune. Il ne suffit plus de le dire mais il importe de multiplier les signes, les initiatives dans des portails intermédiaires qui aident à structurer la multitude (des milliards sans organisation pèsent moins que des milliers organisés). Nous appartenons en effet à la périphérie, aux invisibles, mais la périphérie est le centre : nous sommes l'immense majorité et --nous le proclamons-- "nous sommes le réel".

Faîtes donc circuler ce livre pour inciter à un autre regard sur le monde, en comprenant nos vrais clivages idéologiques : "plurofuturos" contre "monoretros". Sachez que des traductions pour une version internationale sont en cours au Caire en arabe, à Hong Kong (en anglais et chinois) et au Brésil.




[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !
Type de trace : videomag 2
date de parution : 10/2013

[DECRYPTCULT] VIDEOMAG MENSUEL CULTUREL INDEPENDANT !

Allez, voilà un nouvel espace de liberté, de défense du savoir et de la création, et d'exigence avec des invités et des collaboratrices et collaborateurs de qualité ! Work in progress ! Le numéro deux de ce mensuel (Une Renaissance retrofuturo ?) est en ligne avec toujours un éloge de la diversité et du mouvement : les toiles de Mayenne et l'écologie, ORLAN et Jean-Hubert Martin, le cinéma par François Albera, la bd avec Alter Comics et les monnaies alternatives, Anne van der Linden et ses tableaux et revues, Michel Dintrich à la guitare à 10 cordes ou la musique chauve de Jean Dubuffet...

Bref, un festin de l'esprit dans un cadre volontairement antispectaculaire (une bibliothèque historique) mais pour des pratiques nouvelles : l'internaute picore les séquences suivant ses envies et tout reste en ligne longtemps. Oui, "Knowledge is Beautiful !" et nous commençons notre K-Pride (K pour Knowledge), notre Résistance des savoirs, avec cet éloge régulier de ce qui bouge partout ! Faites connaître, soutenez, proposez, diffusez !

Allez sur www.decryptimages.net    !



De Buckminster Fuller et Pink Floyd ou Soft Machine à Blue Green : Graham Stevens
Type de trace : rencontre
date de parution : 13/09/2013

Oui, Graham Stevens boit de l'eau ! Vous ne le connaissez pas et vous avez tort. Architecte de formation à Sheffield, il est assistant de Buckminster Fuller en 1964 à Paris pour le Congrès International d'Architecture. En 1965, s'apprêtant à traverser une rue de Londres, il a l'idée qui orientera tout son travail : grâce à des structures gonflables, faire décoller des architectures dans l'espace à significations multiples. Ainsi, dès 1965, il conçoit "Spacefield", environnement gonflable et multimedia. Dans la foulée, il participe en 1966 au "Destruction in Art Symposium".

Cet élégant et subtil personnage pourrait se la jouer... En effet, il est alors totalement associé au bouillonnant Swinging London, participant à des scénographies expérimentales et sensorielles à la Roundhouse pour le Pink Floyd de Syd Barrett et ses amis de Soft Machine avec les light shows de Mark Boyle ou lors de l'intervention de Bob Dylan à l'ïle de Wight. Tout cela dans une atmosphère d'imagination complice transdisciplinaire où les arts se croisent pour submerger la société dominante. Et chacun connaît chacun : il est présent naturellement chez son copain galeriste pour l'inauguration de l'exposition de Yoko Ono --qu'il connaît déjà-- lorsque vient John Lennon sévère d'abord puis, étant monté sur un escalier pour lire une petite inscription, séduit par un humour proche du sien et commençant une nouvelle phase de sa vie affective --et de sa vie tout court.

Mais cessons de faire les groupies avec quelqu'un qui ne se la pète pas. Il y eut un moment magique à Londres à ce moment-là, dont j'ai pu rendre compte en 1996 dans l'exposition sur les Sixties. Graham Stevens a eu le mérite de poursuivre sa route poétique, installant un nuage solaire dans le désert en 1972 et désormais travaillant pour le mouvement Blue Green (www.bluegreenuk.com), écologistes voulant transformer les villes en intervenant notamment sur les questions d'eau.

Tout cela pour dire qu'il est venu à la maison avec Jacqueline Stanic (que je fréquente depuis les grandes expositions Paris-Berlin et Paris-Moscou au Centre Pompidou de Pontus Hulten) et que nous avons passé un moment sobre mais délicieux, la conversation roulant de l'un à l'autre dans le plaisir d'évoquer des amis communs et des événements, sans nostalgie, comme une force pour continuer à faire. Blue Green est d'ailleurs sur www.see-socioecolo.com.  J'irai bientôt à Londres et Graham passe dans le mag vidéo sur www.decryptimages.net  en janvier.

Un des plus grands plaisir de la vie est d'avancer en découvrant des oeuvres généreuses et des personnages délicieux qui nous donnent réellement envie de poursuivre contre toutes les médiocrités.



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