29 : 08 : 19

ATLAS ET HUMAINS-BALANCES (HUMBAL)

Une vision diurne...

Désormais, chacune ou chacun d'entre nous devient Atlas : condamné-e à porter, non pas le monde ou la sphère céleste, mais plus simplement le globe terrestre. Nous devenons des humains-Terre, liés plus que jamais à notre planète, dont nous avons collectivement accéléré les évolutions et les périls. Nous portons une responsabilité collective, qui devient de facto individuelle aussi.

Notre figure mythologique serait ainsi Atlas, quand beaucoup nous voient comme des petits savants fous avec la déraison de la raison.

Moi, je nous pense plutôt comme des figures-balances, avec nos bras dépliés, sorte d'oiseaux mazoutés, en roulis perpétuel entre l'ici et l'ailleurs, la folie et la sagesse, la technique et le simple. Proies aimantées par les extrêmes. La philosophie de la relativité trouve là son emblème précaire : les humains dans leur environnement, aventuriers de la vie, ne cessent de balancer, en déséquilibre permanent.

La recherche expérimentale du choix éclairé est notre seule aiguille.

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29 : 08 : 19

ETRE TERRISTE

Nous autres, êtres humains, sommes Terriens, c’est-à-dire habitantes et habitants d’une planète que nous avons nommée Terre suivant une étymologie latine –et d’autres façons dans d’autres civilisations. Nous participons à un environnement global que nous ne subissons pas seulement mais sur lequel –fait récent dans l’histoire—nous agissons. La question du réchauffement climatique provoqué par l’action humaine est sous les feux de l’actualité mais les pollutions de l’air, de l’eau et de la terre ne sont pas moins graves. Par ailleurs, on ne peut nier que notre espèce est proliférante.

Il ne suffit donc plus d’être humaniste ou naturophile mais il importe désormais d’adopter une attitude « terriste » : défendre notre planète en défendant sa biodiversité et sa culturodiversité exceptionnelles –au sens propre d’exception dans l’univers. Aux destructions naturelles se sont pourtant ajoutés les génocides culturels dans une uniformisation consumériste des comportements : tout le monde pareil pour consommer de façon addictive des productions de masse.

Réagir en étant terriste, c’est affirmer un volontarisme : une défense environnementale globale. Et balayons tout de suite au passage la peur d’une proximité du mot « terriste » avec « terroriste » en affirmant que le terrisme est évidemment aux antipodes du terrorisme, des techniques de la « Terreur », et que le souci pacifique de la Terre bannit la violence du terrorisme et sa stupidité contre-productive (Guy Debord avait déjà démontré cela au sujet des Brigades rouges italiennes).

Mais comment agir ?

Le retour au local dans une connexion globale

Le retour au local est essentiel. Dans un temps où l’ubiquité nous occupe par écran interposé, il faut se soucier de la vision directe, autour de nous, avant la vision indirecte. Ce retour au local, aux circuits courts, de décision au plus proche, n’est pas une mise en avant d’un « localisme » qui serait un émiettement général pouvant aboutir à des affrontements d’égoïsmes concurrents. De surcroit, comment vivre ici en ignorant de grandes évolutions planétaires, notamment climatiques, qui passent les frontières et ont des conséquences directes sur la vie ici ?

La dimension nécessaire aujourd’hui est donc clairement locale-globale : s’occuper de son univers directement visible mais avec un souci global. Voilà pourquoi, dans tous les domaines, il importe de sortir d’une pensée pyramidale pour concevoir les choses de façon stratifiée avec des niveaux de décision stratifiés : locaux-régionaux-nationaux-continentaux et terriens.

La pensée nationale est morte. Elle a soudé des projets collectifs passionnants ou criminels. Elle doit faire place à une dimension clairement locale-globale, qui sont les deux dimensions où nous pouvons agir efficacement. Cela se fait déjà au niveau local. En revanche, constatons qu’il manque une dimension globale. Malgré l’ONU ou la Déclaration universelle des droits de l’homme, il n’existe pas un consentement autour d’un Pacte commun évolutif concernant l’ensemble des comportements dans leur environnement et qui induirait une justice et une police planétaires. Les peuples, et notamment les jeunes, poussent, mais il est temps de formaliser. Etre terriste c’est exiger de soi, des autres.

Etre terriste c’est aussi défendre les savoirs, car comment décider de façon lucide sans éléments de connaissance, et comment avoir des éléments de connaissance sans sciences et éducation. L’obscurantisme gagne du terrain partout quand le mot « culture » suscite mépris et haine et quand des religions contestent les faits et les recherches. La guerre des « fake news » a commencé de très longue date car les pré-propagandes ont jalonné l’histoire humaine.

Défendre l’ici et l’ailleurs dans l’évolution

Pour accepter un Pacte commun planétaire, il faut être au clair sur les questions de diversité bioculturelle. L’environnement de notre planète est caractérisé par l’évolution. Cette planète n’a jamais été figée et elle ne le sera jamais. Il faut donc bannir l’idée d’une « nature » (mot inexistant dans de nombreuses langues) à garder dans un bocal. Nature et culture s’interpénètrent. Non, ce qui importe est d’arrêter les destructions et altérations massives du vivant par les actions humaines.

D’autre part, être terriste consiste aussi à défendre la culturodiversité, la diversité de conceptions du monde dans la tolérance pour l’altérité. Voilà le grand danger aujourd’hui qui apparaît de deux façons : l’uniformisation par la norme des comportements ; les idéologies --religieuses ou non-- qui veulent s’imposer partout de façon autoritaire en excluant autrui. Une philosophie de la relativité doit s’imposer pour défendre la tolérance et l’expérimentation.

Partout, c’est bien un tri rétro-futuro qui doit s’opérer : réfléchir à son histoire locale et choisir ce qu’on veut garder et défendre et là où on veut innover. Ce tri s’opère au niveau individuel comme au niveau collectif. C’est là où l’histoire environnementale doit se développer formidablement pour apporter des éléments de connaissance. Elle obligera d’ailleurs à reconsidérer de façon salutaire l’histoire globale sous d’autres critères.

Etre terriste est donc le défi qui nous attend. En 1970, a eu lieu le passage de l’écologie scientifique à une écologie politique qui fut visionnaire mais inefficace car peu écoutée. Aujourd’hui, notre dimension locale-globale doit s’affirmer pour s’atteler à ce qui devrait nous importer prioritairement ici et partout.

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02 : 08 : 19

Vive la "pouésie" !

il faut vivre maintenant en prenant chaque jour comme un bonus. Et s'organiser des moments privilégiés avec...

...un peu de pouésie !


-- mais c'est quoi la pouésie ????

-- c'est de la poésie qui gratte...

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07 : 07 : 19

BIOCULT GERMINE !

Biocult démarre. Je suis plongé dans les jus d'herbes. Musicalement et artistiquement et intellectuellement, la botanique m'envahit.

Jeune, j'herborisais avec ma grand-mère. Mes herbiers ont disparu. Ma grand-mère aussi. Et moi je ne suis plus très frais...

Aujourd'hui, je dévore Humboldt et Bonpland et Lamarck (trop méconnu) et Aymonin, que j'ai filmé et écouté depuis l'Herbier national au Museum et devant l'herbier Malinvaud au Musée du Vivant.

La série d'oeuvres plastiques Biocult mêle nature et culture, biodiversité et culturodiversité, avec des créations petites ou grandes.

Ce sont des vagabondages et j'aimerais filmer tout ça. Faire des petites vidéos en parallèle.

L'album musical Veg Vibes couve après BOTAziK. Rassurez-vous (ou pas) j'aime la tête de veau et le saucisson aussi...

 Mais les herbes m'envahissent...

 Je suis botanisé !



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15 : 06 : 19

GRANDE PRIORITE CIVIQUE DU XXIe SIECLE : EDUQUER AUX IMAGES ET A L'ENVIRONNEMENT

Qui niera à l'ère du tout-écran et du tout médiatique, à l'ère des changements climatiques et des pollutions massives, que l'éducation aux images et l'éducation à l'environnement, sont des priorités éducatives majeures à tout âge partout sur la planète ?

Et pourtant... Voilà des priorités non-prioritaires car, passées les bonnes paroles, les décideuses et décideurs ont toujours plus urgent. De plus, de médiocres préoccupations corporatistes, défendant des prés-carrés de petits intérêts, bloquent toute vision globale.

Il ne faut rien céder. Voilà pourquoi Nuage Vert, héritier des partenariats avec la Ligue de l'Enseignement et le Musée du Vivant-AgroParisTech (decryptimages.net), s'est résolument lancé dans le développement de l'éducation environnementale (pour le versant biodiversité) et de l'éducation aux images (pour l'aspect culturodiversité).

Concrètement, cela a pris la forme d'une offre-relai sur des exposition en ligne téléchargeables gratuitement et des travaux à partir des collections de Nuage Vert. Le 18 mai, le grand préhistorien Jean Clottes est venu inaugurer le cycle "L'Art dans les villages", première étape d'une histoire générale du visuel à portée de toutes les familles. Le 22 septembre, juste après une participation au X-Trail -- et inscrit dans les Journées européennes du patrimoine, en liant symboliquement patrimoine naturel et culturel-- commenceront "Les Escapades de la bioculture" avec notamment une séance sur la Terre avant les humains (et déjeuner nature et concert, et promenades patrimoniale et ornithologique...). Cela débutera notre cycle public d'histoire environnementale.

Sans vouloir faire trop long mais en donnant des lignes que les pouvoirs publics (et privés aussi) devraient regarder, les images et l'environnement sont clairement nos deux priorités d'actualité. Elles nécessitent de développer les connaissances car connaître c'est disposer d'éléments pour former son jugement et choisir.

Pour les images, trois démarches s'imposent : avoir des repères dans le temps et dans l'espace par une connaissance de l'histoire de la production visuelle humaine ; savoir se poser des questions en analysant grâce à une grille d'analyse des images ; se familiariser avec la production et la création d'images en découvrant les techniques, les lieux et les créatrices et créateurs.

Pour l'environnement, de la même manière, trois démarches s'imposent : connaître l'histoire environnementale longue pour arriver à se situer ; découvrir et décrypter son environnement proche actuel de façon concentrique (ses lieux quotidiens, sa commune et sa région, son pays et son continent, la planète) ; être en contact avec les scientifiques, les associations, les praticiens, les entreprises, pour comprendre tous les enjeux qui sont les nôtres.

Ainsi histoire, analyse et ouverture sur lieux et actrices et acteurs sont fondamentaux.

Bon ya plus qu'à... ! En tout cas, Nuage Vert s'est résolument engagé sur ce terrain avec une dimension ludique et festive.

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14 : 04 : 19

NO MONEY

NO MONEY

Je construis une oeuvre où chaque pierre participe d'un bâtiment. Après chacune et chacun peut ne pas comprendre ou ne pas aimer le bâtiment.

Voici le dernier élément : un petit livre d'images (NA - New Anonymity) et de réflexions. Un livre très libre où j'inclus une pensée sur les déséquilibres patents de la financiarisation (absurdes même pour les théoriciens de l'économie libérale) avec la situation locale-globale planétaire dans les sociétés du contrôle qu'on nous organise au nom des meilleurs sentiments.

Cette réflexion sur le dépérissement monétaire nécessaire par rapport à d'autres formes d'échanges devrait probablement être gratuit ou pas cher du tout. Il est cher (17 euros) car pour pouvoir diffuser une version papier livrée à domicile sur simple paiement par carte bancaire lulu.com oblige ce prix...

J'ai souvent le sentiment de prêcher dans le désert, prophète des scorpions, quand la cacophonie tourne en boucle. Peu importe. La quête de la lucidité et d'une pensée durable doit nous occuper constamment en prenant date, même si la disparition rend souvent tout cela avec un goût de bouffonnerie dérisoire.

Allez donc acheter sur lulu.com si l'envie vous prend. Le titre ? "NO MONEY. Dépérissement de l'argent et recherche du simple à l'heure des sociétés du contrôle". Ouf... C'est peut-être mon dernier livre car j'ai envie d'explorer maintenant des créations musicales et plastiques.

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27 : 02 : 19

N A (NEW ANONYMITY)

UNE SERIE D'OEUVRES/IMAGES POUR LUTTER CONTRE L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE DES SAVOIRS ET DE LA CREATION !

La série de 8 figures intitulée "NA (New Anonymity)" vient de l'idée de prolonger en images ma lutte contre l'acculturation et l'inculturation ("Résistances des savoirs / Knowledge is beautiful"), commencée à Hong Kong le 3 novembre 2012.

Des personnes sont représentées en noir et blanc, tramées, telles des vues passées, et elles subissent l'agression d'un geste iconoclaste, comme il s'en fit déjà à l'époque antique.

Mes images peuvent circuler sans paiement de droits, juste en notifiant mon nom de créateur : Mister Local-Global. D'autres peuvent en inventer sur le même modèle.

J'aimerais que ces figures soient tirées sur très grands formats et puissent être exposées en intérieur ou en extérieur. Cela circulera

[pour ne pas vous faire jouer aux devinettes et assurer la pérennité identitaire de la personne : Emma Goldman]

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05 : 02 : 19

J'écrivais le 6 mai 2017

J'écrivais le 6 mai 2017 (publié par le journal Le Monde juste avant l'élection d'Emmanuel Macron) :

« Un président doit être un passeur et un acteur »

 L’élection présidentielle française a un résultat clair : un élu au pied du mur. Ce qui était vécu comme une élection papale est devenu un jeu de massacre où la ­dernière tête est heureuse d’avoir échappé aux tirs successifs. Tout cela n’advient pas juste à cause des circonstances actuelles en France. Et même si le nouveau président obtient une large majorité de députés label­lisés, sa fragilité est double : celle d’un monde constitué de beaucoup de forces antagonistes difficiles à ­maîtriser ; un réel sur lequel les actions pratiques essentielles relèvent de l’action directe – du directement visible loca­lement – et du global.

Le roi élu – ou la reine – devient chef d’un territoire. Mais c’est un peu comme le jambon dans le sandwich de gare : il est écrasé entre deux ­grosses tranches de pain. Et, en plus, ce président se retrouve prisonnier de notre nouvelle ubiquité. Expliquons-nous.

Le choix rétro-futuro

Voilà quelqu’un qui doit composer avec un système parlementaire validant des lois et une administration qui peut ralentir ou mal appliquer ou ne pas appliquer du tout ces lois. Ce ne serait qu’un moindre mal s’il n’y avait les lobbys, les contraintes internationales et la « guerre mondiale médiatique ». Bousculer tous ces obstacles ? Mais pour faire quoi ? Là où la faiblesse présidentielle se révèle structurelle vient du fait que le président est écartelé entre des zones d’influence au-dessus et au-dessous : il est au ­milieu du nouveau contexte « local-global ». Il est pris entre les deux dangers planétaires : l’uniformisation et l’émiettement.

Un président se fait élire sur une ­illusion : le pays, la nation. Il ne peut que tenir un discours national et brandir un drapeau. Pourtant, il dirige une communauté faite de beaucoup de diversité et de parcours in­dividuels. Pourtant, les nouveaux ­modes de production industrielle et de consommation addictive, les nouveaux moyens de communication, uniformisent les comportements sur tous les continents. De ce fait, beaucoup jouent en réaction sur des conservatismes intégraux visant à fermer les frontières au nom d’un passé mythifié ou à barricader des comportements communautaires radicalisés et autoritaires.

Alors que faire ? Un président doit être un pédagogue, un passeur. Comme d’ailleurs nous avons besoin de « médias passeurs », de médias ­intermédiaires qui sélectionnent et tentent d’expliquer. Nous ne pouvons plus rester en effet dans ce désé­quilibre structurel où dix infos ­tournent en boucle pendant que des milliards d’émissions nous réduisent au ­silence.

« Justice et écologie sont les grands enjeux planétaires dans notre nouvelle dimension locale-globale »

Et puis un président est aussi un ­acteur. C’est à lui de simplifier le millefeuille de notre monde stratifié ; d’assurer la continuité des territoires et d’inviter à ce que chacune et chacun puisse intervenir directement dans des processus de démocratie locale. C’est à lui d’encourager les solidarités, les associations et coopératives, le mutualisme, l’économie de la gratuité – bref, les initiatives locales ­directes ; d’interpénétrer nos réalités : changer les campagnes pour changer les villes. Donner des perspectives, aider à faire.

La capacité d’action dans le directement visible est en effet cruciale, que ce soit dans les quartiers des villes ou dans les villages. C’est là que le « choix rétro-futuro » peut s’opérer, entre des traditions choisies et de l’innovation. Voilà le moyen de dire : j’aime où je vis, je construis chaque jour notre maison commune. Rendre les habitants acteurs de leur quotidien et faire qu’on ne vive pas exactement de la même manière à la Goutte d’Or, à Groix ou à Argentat-sur-Dordogne. C’est déjà le cas mais il faut que cela devienne le résultat de choix conscients collectifs et évolutifs.

L’autre défi du monde nouveau dans lequel nous entrons est celui de la pédagogie internationale. Nous ne vivons plus avec des petites frontières dans un jeu de Lego où on gagne et perd des territoires. Les périls écolo­giques concernent la planète et ne peuvent être abordés que globalement. Ils touchent tout le monde, et les pollutions ou la malbouffe tuent les plus pauvres. Il faut donc aborder internationalement ces questions et les expliquer, ce qui a commencé, avec la COP21, mais de façon trop sporadique. Justice et écologie sont les grands enjeux planétaires dans notre nouvelle dimension locale-globale. C’est au président de clarifier dans ce ­contexte ses limites et ses buts, des limites ­volontaires dans ce qu’il refuse, des ­limites involontaires avec ce sur quoi il est impuissant et des buts où il dit comment il veut peser sur les choses. Des limites dynamiques. Le pragmatisme et la clarté sont les plus sûrs moyens de respecter des populations qui savent réfléchir.

Un rationnel questionné

Et voyons large. Ainsi il serait temps de comprendre la nécessité d’une ­police planétaire qui se substitue petit à petit aux armées locales. Ainsi il ­serait temps d’avoir un tribunal international des crimes écologiques, comprenant la biodiversité et la « cultu­rodiversité », avec des possibilités de sanctions. Ainsi il serait temps de peser sur une économie planétaire déséquilibrée, avec des paradis fiscaux et des pratiques d’exploitation des hommes et des femmes, et des crimes écologiques. Tout cela peut paraître difficile. Il n’est pas d’enjeu insurmontable quand la vision est claire et que les peuples discernent le bien commun et l’intérêt local. La véritable fracture première reste celle entre les tolérants et les intolérants, entre l’acceptation d’un rationnel questionné basé sur les sciences et la volonté d’imposer un dogme uniforme et intangible partout, entre l’égoïsme brutal de la domination et le partage comme bien commun terrestre.

Par rapport à cela, la dernière campagne électorale a été frustrante car pauvre en réflexion. Si nous voulons éviter les replis nationaux et communautaristes dangereux, il est temps de voir large et de dire où nous vivons. Un président agit dans un univers contraint avec une réalité locale-globale. A lui d’expliquer. A lui de libérer les énergies locales et de peser sur les enjeux globaux.

Laurent Gervereau (philosophe et écrivain, directeur de decryptimages.net)

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10 : 12 : 18

TOUT A L\'ENVERS : le Macron et le Micron

Cela fait des semaines qu\'on me titille sur une question de jaune phosphorescent pour automobilistes. Je ne conduis pas. Mais d\'autres le font et les questions posées ont largement élargi le champ de la bagnole.

Alors ne nous défilons plus. Ce président intelligent qui concentre les regards et les haines a fait bien sûr de grosses erreurs tactiques en laissant supposer qu\'il méprisait le peuple de façon arrogante en travaillant pour les plus riches. Et il l\'a fait sans afficher de buts. Ils sont simples pourtant aujourd\'hui sur cette planète : justice et durabilité. Ces deux objectifs peuvent mobiliser partout en étant concrets et compréhensibles. C\'est à leur aune que tout doit se structurer. J\'avais d\'ailleurs animé jadis le club de réflexion international SEE (Socio-Ecolo-Evolutionnists).

Ce président a tout réalisé à l\'envers.

Quand on veut faire comprendre le local-global, notre réalité stratifiée du local au global, on commence par retourner au local, on part du local. C\'est ce qui importe d\'abord : la revivification du local, villages comme micro-quartiers des villes, notre réalité "directement visible", celle sur laquelle nous pouvons peser et qui fait notre vie sociale. Alors nous comprenons aussi qu\'elle dépend de grands enjeux globaux où la structuration collective se fait attendre : le climat ou les pollutions ou les destructions culturelles ignorent les frontières.

Macron a fait du macro en ignorant le micro. Il faut renverser la vapeur et retourner au local, faire d\'abord du micro et le lier au macro. C\'est une révolution mentale et matérielle. Je ne résiste pas à cette boutade : passons du Macron au Micron et combinons les deux !

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03 : 12 : 18

Pétition visuelle internationale pour le climat

LANCEMENT DE LA PETITION VISUELLE INTERNATIONALE POUR LE CLIMAT A ARGENTAT !

Le lundi 3 décembre commençait la COP24 en Pologne. A cette occasion, Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne a participé au lancement de la Pétition visuelle internationale pour le climat. Le principe : des graphistes et artistes de tous le continents inventent des images sur la question climatique. Ils les offrent afin de réaliser des actions de sensibilisation.

Et la première a eu lieu à Argentat. Bravant une météo capricieuse, les élèves du Lycée-Collège Jeanne d'Arc et des habitantes et habitants se sont retrouvés au siège de Nuage Vert. Ils ont choisi chacune et chacun une image de la pétition visuelle et l'ont brandie devant leur visage. Parallèlement Nuage Vert a ouvert une fenêtre spéciale sur son site Internet (nuage-vert.com) consacrée à la Pétition visuelle et à l'Appel pour ne plus séparer nature et culture.

A peine lancée, cette pétition touche déjà 42 pays sur plusieurs continents. Les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." (18-21 juillet) présenteront une exposition sur ce thème du climat avec des images de la pétition visuelle et le glaciologue Jean-Robert Petit fera une conférence sur ses expériences aux pôles. Prenez date !

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