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Ma trombine
Type de trace : Carte orange métro
date de parution : 1980

C'est drôle. Je jetais mes carnets et toutes les vieilleries en ces années de "tortue", où il fallait résister à une morosité générale. Voici ma trombine je ne sais plus quand (entre 1977 et 84 probablement). Nous circulions beaucoup, marchions dans la ville, et puis le métro. Billets de train pas cher pour l'étranger (des heures sous la chaleur pour la Sicile). 2CV d'un ami pour l'Espagne et le Portugal. Et ma trombine que je n'aimais pas : trop jeune, trop tendre, fallait faire pousser la barbiche. Et ces cheveux abondants et fins qui faisaient des anglaises avec quelques reflets roux (d'un ancêtre irlandais cap-hornier). Mélange d'Anglais, Ecossais, Basque, Espagnol, Suisse, Béarnais, Charentais..., on m'appelait "le chinetoque" à l'école.



cadrage : danse métisse
Type de trace : peinture à l'huile sur panneau de bois
date de parution : 1980

Voilà, c'est la movida, Almodovar et Mariscal à Barcelone, le Palace d'Emaer à Paris, le nouvel Actuel de Bizot. Je fais des "cadrages" grand format peints sur cette société. Personne ne les voit. Je suis dans la rue à la Bastille le 10 mai 1981, après avoir peint et mangé de la glace orange-cannelle avec du mezcal et hurlé avec les voisins. Sans illusions mais de bon coeur. Je suis magasinier après avoir réussi brillamment le concours. Je pense encore que la vie se fait en dehors du travail. Je produis des oeuvres clandestines (tableaux, photos, écrits), des ratures de vie. J'aime Artaud, pas le fric factice des nouvelles apparences.



cadrage : les restes, hommage à Spoerri
Type de trace : photo
date de parution : 1980

J'ai connu Spoerri par Roland Topor. Bien avant, depuis les années 1970, je faisais des photos du rien quotidien, des plans ou gros plans de l'intime. Je continuerai jusqu'au milieu des années 1990, quand cela deviendra trop commun (ne parlons pas d'Internet aujourd'hui). Ces cadrages devaient aussi à l'objet chez Hitchcock, toute l'étrangeté plastique du commun. J'kiffais Erro (délicieux). Comme Alain Weill ou Orson Welles, que j'eus la chance de rencontrer avec son cigare et sa faconde brillante, j'aime déguster des plats et, dans ces années-là, inventer des recettes, passer des heures en dégustations pantagruéliques arrosées de vins, d'alcools et de trouvailles verbales. Mais pas de systématisme. Je hais les addictions. De l'eau tous les jours. Et de la fatigue. Mélanger les cuisines de tous les continents. Des visitrices/teurs venant de partout pour hanter une planète de quelques mètres carrés.



semainier
Type de trace : agenda
date de parution : 1980

Voilà des traces écrites (un carnet de 1989, je les ai jetés avant). J'écrivais beaucoup : un gros roman intitulé alors (commencé en 1974) L'Homme relatif et qui, fini, sera publié partiellement en 2001 sous le titre Ce livre n'est pas à lire (L'Homme planétaire dans sa version complète). J'écrivais d'abord à la main, comme ces griffures de carnet, puis je tapais sur une vieille machine. Dans les années 1990, j'ai basculé sur un Mac. En 1980, je rencontrais souvent Michel Lebrun (auteur de L'Almanach du crime), lisais Manchette et Philippe K. Dick. Pour moi, il n'y a jamais eu ni d'art parallèle, ni de littératures parallèles. Je regardais vers les autres continents, d'autres regards.



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