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Musées d'histoire en Europe
Type de trace : congrès et colloque
date de parution : 1994

Paris, second congrès de l'Association internationale que je préside. Publié avec retard en 1997. Ouverture plein Est et un sacré bilan sur les frontières en tous genres. Mutations. Je fais l'oeuvre de couverture, qui est un jeu très grand format sur les transparences avec panneaux mobiles en plexiglas.



Peintres d'histoire 13
Type de trace : revue-affiche
date de parution : juillet 1993

Gilles Ghez nous avait rejoint avec son monde d'histoires en boîtes. Je travaillais sur la guerre en Irak. Le photographe des fentes de porte, Erich Salomon, était à l'honneur. Nous commencions à préparer une exposition à Naples.



Images et colonies
Type de trace : livre d'expo
date de parution : octobre 1993

Je voulais travailler sur l'exorisme et la question coloniale historiquement, car je ne me sens aucune culpabilité. De jeunes historiens avaient vu mon expo sur la propagande sous Vichy. Ils avaient décidé alors de travailler sur la propagande coloniale. Tout le monde me dissuadait de les associer à l'exposition. Je déteste le mandarinat. Mais ce fut un calvaire avec des spécimens qui en voulaient toujours plus. Le travail dans les réserves du Musée des arts d'Afrique et d'Océanie avec Dominique Taffin fut passionnant et à Boulogne avec Emmanuel Bréon. Je m'eforçais de ne tomber dans aucune vision simplificatrice (ni la repentance, ni la célébration). Le colloque de l'ICOM au Sénégal fut passionnant et je montais une déclinaison de l'exposition avec mon ami Abdoulaye Camara au Musée historique du Sénégal dans l¨île de Gorée. Ce sont les historiens africains qui expliquaient que la période coloniale faisait partie de l'histoire. L'art colonial apparut aussi comme une hybridation échappant au racisme et au ridicule. Bref, un travail tout en nuance qui n'excluait pas pour autant cette extraordinaire incapacité --longtemps pour les Européens-- à reconnaitre aux Africains une histoire et même le fait d'être humains.



Peintres d'histoire 12
Type de trace : revue-affiche bilingue
date de parution : janvier 1993

Nous considérions installations et arte povera comme un nouveau "pompiérisme" fin de siècle. Non par refus de l'art dans l'espace (Boltanski) mais par lassitude du nouveau décor de musée. Et je lançais des maquettes de sculptures monumentales, toujours dans mes obsessions de peintures-sculptures (Océanie ou Moyen-Age européen) où être saisi, de nouvel espace de transes. Je hurlais et jouais faux du saxophone. Je chantais des voix de femmes et de baryton. Je voyageais car se transplanter, c'est toujours se repenser à travers les autres. 



La Course au moderne
Type de trace : livre d'expo
date de parution : octobre 1992

Voilà une vraie opération comparatiste, telles que je les ai initiées et pratiquées au Musée d'histoire contemporaine. Sur des années oubliées, de réconciliations et d'échanges franco-allemands. Un commissariat presque toujours partagé, ici avec mon ami Hans-Joachim Neyer et Robert Frank. La moitié de spécialistes allemands et la moitié de spécialistes français. Toujours de grands artistes/graphistes pour créer l'image générique : ici, l'Allemand Gunter Rambow. Des oeuvres et pièces venant des deux pays. Une interprétation libre de la scénographie dans chaque lieu. Paris, Musée d'histoire contemporaine, où je me suis battu pendant des années pour expliquer que ce n'était pas le Musée de l'Armée (nous dépendions de l'Education nationale) et, non, qu'on avait pas plus de place ni d'argent. Alors, nous faisions de vrais livres-bilans bourrés d'inédits et tentions d'innover sur les thématiques. Je découvrirai au Martin-Gropius-Bau une exposition totalement différente avec les mêmes éléments : quel plaisir, puis à Saarbrück. Mais quel trouble d'être si près d'un mur disparu dans une cité éclatée, sans centre, avec traces (exhumation de salles de torture). Je garde la mémoire d'un îlot hors du monde, avec une vie peu chère à l'Ouest, Kreuzberg et tous les amis alternatifs du Werkbund, les concerts dans les squatts et la peinture rageuse et tout le fonds de Herzfelde, éditeur frère de John Heartfield. Et le petit musée dans le métro du truculent dessinateur Heinrich Zille, fulgurant photographe du quotidien en petits clichés de 1900. La course au moderne, quand on voulait bâtir un monde neuf après 1918, des années 1920 oubliées, de cris d'abord et d'appels à la beauté moderne ensuite. Le temps-cinéma.



Matériaux
Type de trace : revue
date de parution : juillet 1992

Encore un numéro spécial. Je faisais partie du bureau de cette revue depuis le début. Celui-ci, je le dirigeais avec Christian Delporte. Il avait le mérite d'être ouvert sur tous les continents. L'Europe, en effet, avait disséminé ses codes dans le monde. Presse, dessin de presse, formes de pouvoir, des monarques aux leaders,  tout circule. Voilà encore une réflexion sur la migration planétaire des icônes et les systèmes d'influences. Pour nous, il n'y avait pas de petites ou grandes images, de bonnes ou de mauvaises, mais des réceptions différenciées dans le temps et l'espace, des impacts variés et des hybridations.



Peintres d'histoire 11
Type de trace : revue-affiche bilingue
date de parution : décembre 1992

Socles, cadres, espaces, installations. Ce numéro insistait sur des formules et des matériaux. Gros travail de Louis Rollinde qui avait, en parallèle, un atelier de création, de "couture sur mesure" pour intérieurs et musées. Là, nous cherchions sens et forme dans des dispositifs particuliers. Surprendre sans faire de la provocation éculée. La revue circulait dans le monde. Dominique de Menil s'y intéressait et nous envoyait un courrier très sympathique des Etats-Unis. De toute façon, beaucoup plus de réactions étrangères que françaises (Allemagne, Italie, Japon, Australie, Espagne...) : en France, il vaut mieux être un artiste étranger, c'est plus chic. Je songe à adopter l'accent argentin.



Peintres d'histoire 10
Type de trace : revue-affiche bilingue
date de parution : juillet 1992

World music, world cuisine, net-écriture, on était très planétaires --déjà en 1992. En bas, un artiste chinois, Ye Xin, travaillait avec nous et nous avions plusieurs versions d'un même texte sur Pékin. J'écrivais beaucoup pour cette revue et rendais là hommage à ce fou d'Arno Schmidt. Autant j'apprécie la puissance imaginaire de la littérature dite populaire (Gaston Leroux ou Chester Himes), autant seuls les fous à l'oeuvre improbable m'intéressent en littérature (Flaubert, Joyce, Burroughs ou Rabelais). De l'exigence ou l'efficacité de l'imaginaire, pas le vômissement mou des confessions, le sketch pitoyable du téléfilm à thème, la provoc à la petite semaine résumée à un titre ou une 4e de couv.



History Museums and History in Museums
Type de trace : actes bilingues
date de parution : 17 juin 1992

Ce colloque inaugural de l'Association internationale des musées d'histoire a été monté en un an avec l'aide de Jacques Sallois, directeur des musées de France. Il a mêlé des responsables des pays de l'Est (Moscou, Budapest), des historiens, des historiens d'art (au Musée de Londres), des musées de sociétés (Jean Guibal, à l'esprit vif, du Musée Dauphinois). Nichola Johnson a pris là son inspiration pour lancer un symposium sur les musées de ville un an après à Londres, réunion à laquelle je participais. Nous avions touché juste.



La France en guerre d'Algérie
Type de trace : livre d'expo
date de parution : avril 1992

Après Vichy, voilà encore un sujet difficile et une exposition qui fait date. Elle fait date aujourd'hui où tout le monde court après le livre (320 pages) dirigé avec Jean-Pierre Rioux et Benjamin Stora. En 1992, ce fut un bide complet, personne, tout juste un article assassin dans Le Monde par un stagiaire de passage trouvant que dans un lieu petit il ne fallait pas faire d'exposition ambitieuse (au lieu de souligner notre courage et de réclamer davantage de place...) Et pourtant, grâce aux relations de Benjamin avec Pierre Joxe, nous avons eu accès à tous les fonds photos alors sous embargo de l'armée, dont les photos censurées. Et le cinéma avec Godard (nous nous verrons) et Resnais (nous nous parlerons comme un long running gag et je finirai un film par un de ses messages). Et Paris-Match, Bardot, les yéyés. Et pourtant je montrais pour la première fois le grand tableau antifaciste saisi à milan (en plus aux Invalides). Et les généraux de mon ami Baj, et l'oublié Lapoujade apprécié de Sartre, et la torture par Cremonini, et les artistes algériens, et la France déchirée d'Hains et Villeglé, et Jean-Jacques Lebel, et Fougeron et Taslitzky et les situationnnistes, et Siné, Bosc, Hara-Kiri, Tim. Je serai présent à l'enterrement de Boris, choqué par la disparition subite d'Enrico, toujours content de croiser Jean-Jacques. Mais ce temps reste pour moi à jamais marqué par l'horreur absolue que vivait Benjamin, couchant à Villejuif avec se petite fille mourant d'un cancer.



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