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posters écologie
Type de trace : affiches
date de parution : 01/09

Voilà une série de 6 posters et de 8 cartes postales tirés des collections du Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable (à AgroParisTech). Cela permet de valoriser ces collections exceptionnelles. Surtout, à une époque où tout le monde utilise des notions sans en connaître l'histoire, c'est un moyen d'apporter des repères. L'héritage scientifique de l'écologie --mot inventé par Ernst Haeckel en 1866, un disciple de Darwin-- reste fondamental. Il faut refuser toute religion ou toute idéologie écologiste, toute normalisation écologiste. Voilà, ce que je défends en parlant d'écologie culturelle : diversifier la diversité. Ces notions nécessitent de garder une approche pragmatique, expérimentale, évolutionniste, critique.

Merci, au passage, à Cabu qui nous a donné tous ses dessins originaux sur la nature et l'écologie (mais aussi à Plossu, Gilbert Shelton, Nicoulaud, Soulas, Nefzger, Chabot, Metsoko, Ye Xin, Cueco (Henri et Marinette), Speedy Graphito, Pedrosa, Sinono, André Stas... et tant d'autres).



ECO UNESCO et Fondation Dumont
Type de trace : organisations d'écologie critique
date de parution : juin

 oJe rassemble ici plusieurs traces de création d'organismes autour de l'écologie. C'est en 2004 que j'ai commencé à travailler à la mise en place du Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable. Mes amis, plutôt libertaires et paillards riaient en pensant que je m'étais converti aux sectes de bouffeurs de graines et de buveurs de jus de pissenlit. Je ramais pour leur expliquer que l'écologie était née comme science, qu'elle supposait l'exercice critique et que les aspects environnementaux dépassaient philosophiquement et pratiquement petites querelles et comportements caricaturaux.

Bref, il fut ouvert en 2005 grâce au soutien éclairé de Remi Toussain, patron de l'Agro. Vite, m'apercevant de l'incroyable cécité dans les milieux patrimoniaux, j'ai créé deux réseaux : un français, le Réseau patrimoine du Vivant et écologie ; l'autre mondial au sein de l'UNESCO-ICOM, fondé au Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande : Ecology and Sustainable Development Network.

En décembre 2008, je passais une semaine inoubliable au Québec avec Charlotte Paquet-Dumont pour trier toutes les archives et objets personnels de René Dumont (jusqu'à son urne funéraire). Avec la donation des Verts, cela forme la base du CIRE (Centre international de recherches sur l'écologie), dont le logo a été imaginé amicalement par Cabu. Charlotte --pour qui j'ai une grande admiration et tendresse-- est venue à Paris lors d'une après-midi historique qui permit la mise en place d'une association pour la Fondation René Dumont. Sous l'impulsion enthousiaste de Mireille Ferri, Marc Dufumier accepta d'en prendre la présidence et je me décidais alors à en devenir vice-président.

Croyez-le bien, tout cela se fait dans une grande liberté d'esprit, bien loin de toute religion écologiste ou de l'intéressement à courte-vue des convertis au green-business. Je n'ai aucune carte et conçois la relation à l'environnement comme toujours évolutive et expérimentale. Mais, à voyager dans le monde, il est indéniable que deux périls nous guettent : l'uniformisation dans un modèle de consommation passive de masse et son corrolaire, déjà visible partout sur et sous terre, dans les airs et les eaux : les pollutions gigantesques. Pratiquement et philosophiquement, nous ne pouvons alors qu'inciter à bousculer les points de vue dans des voies plurielles. Voilà pourquoi j'ai consacré un tryptique de trois essais à l'écologie critique, publiés symboliquement directement en ligne sur ce site (voir "livres on-line"). Voilà pourquoi cinq longs métrages sont lancés en 2010 autour de questions centrales de notre époque (voir www.utopinov.net / bonus en ligne / grand large).



Bilan images et histoire
Type de trace : livre
date de parution : 2008

Ouf, enfin publié. Ce ne fut pas sans mal (merci Christian Delporte). Superbe couverture grâce à l'amitié d'Erro (et son tableau de 1974). Ce bilan est important (malheureusement vendu au prix du caviar ossiète). Il marque une date en affirmant les images comme source banalisée de recherche en histoire et en affirmant aussi la nécessité de travailler à des histoires du visuel qui englobent toutes les productions humaines, au-delà des seuls "arts". Nous espérons que cela va bousculer les habitudes, secouer les consciences et les corporatismes. Il n'est plus possible en effet de rester avec tant de distance entre des lieux de conservation au patrimoine iconographique exponentiel, une production et une circulation planétaires totalement nouvelles et massives, des habitudes et des demandes des étudiants débordantes, et un ronron des filières et des enseignements. En tout cas, nous avançons et, après l'histoire mondiale des images et les développements en ligne sur le site du CNDP, l'Institut des Images va travailler avec la Ligue de l'Enseignement pour remettre en ligne des décryptages d'images et inventer de l'e-learning. Bientôt tout le monde découvrira cette "évidence" (quand la revue Sciences humaines ignore encore, dans sa dernière livraison, tout de l'histoire du visuel et qu'on en reste juste à gloser sur histoire culturelle/cultural studies) : il existe des corpus immenses, des méthodes, des chercheuses/rs, des repères, une nécessité sociale pressante (nos enfants --et nous souvent-- vivent dans un bain iconographique indifférencié). En avant.



histoire des images
Type de trace : livre
date de parution : 09/08

Ceci est mon testament scientifique. Après le Dictionnaire, voici la première histoire mondiale des images. Elle a des extensions sur Internet pour les milieux scolaires (Scéren/CNDP) et, j'espère, bientôt des traductions. Cela permet de donner des repères simples sur toute la production visuelle humaine : civilisations, art et différents supports d'images. Cela doit inciter à aller au-delà et à avoir un regard critique. C'est fait. Pour moi, il y a un avant et un après.



rencontres de genève
Type de trace : livre collectif
date de parution : juin 2008

Il y a quelque chose d'un peu SDN (Société des nations) à réfléchir depuis l'après 1945 au devenir de la planète, à Genève, chaque année, dans une atmosphère humaniste, tempérante, chaleureuse, au bord du lac. J'y traitais d'"Enjeux d'images à l'heure de la guerre mondiale médiatique" et développais beaucoup de concepts qui me tiennent à coeur : histoire du visuel, identités imbriquées, philosophie de la relativité... Je ne suis pas sûr que toutes les conséquences en furent perçues, car beaucoup sont ancrés dans des schémas anciens : pensées précaires obsédées de lendemains rétros. Je dus partir rapidement pour la Roumanie et le Parlement européen de la culture (Sibiu, Bucarest). J'y vis un pays à deux vitesses effrayant. Aujourd'hui, le malaise me vient de la mort brutale de Bronislaw Geremek. Il contribua à ma revue d'histoire comparatiste européenne Comparare. Je garde le souvenir de sa générosité, de sa chaleur, de sa passionnante culture. Des personnages d'exception s'arrêtent ainsi. Pour lui aussi, il faudrait écrire sur sa tombe : "Je mourrai en vous".



Photos d'Europe
Type de trace : expos et livre
date de parution : février 2008

Je suis entré dans cette opération au débotté, avec des pieds de plomb. Pour moi, l'Europe est un continent-monde dans le monde et je me méfie beaucoup des démarches identitaires à postériori. Là, il a fallu tenter de donner un peu de sens à des sélections effectuées par les représentations diplomatiques de tous les pays de l'Union européenne. Heureusement, la Fondation Alinari est sympathique. Big catalogue et expo ouverte le 4 février dans le gros gâteau à la crème Chantilly de Rome (monument à Victor-Emmanuel). Elle va tourner en Europe et hors d'Europe. Je vais essayer de la parfaire en cours de route.

Voilà. Le 2 juillet, elle ouvre dans l'Orangerie du Sénat à Paris, inaugurée par le Président. C'est une version complète que j'ai élargie (thématique, sélection par pays, histoire chronologique en une image de chaque membre, vintages). J'avais peur. Pas de langue de bois, tout y est, les conflits et les haines, comme les échanges sous les aspects les plus quotidiens. Gros catalogue (288 pages). Réactions excellentes et lieu de rêve, irréel en plein Paris. Grande gentillesse des personnes en charge du dossier au Sénat et compétence de l'équipe d'Alinari. Réception le soir à l'ambassade d'Italie où mon bambin Victor rampe sur les parquets face au parc, tandis que nous devisons avec l'ambassadeur et son épouse, d'une grande culture et réelle humanité. Temps moite et douce lumière sur pelouse incurvée devant petit théâtre sicilien du XVIIIe siècle. Ce fut un plaisir.



Fous littéraires et artistiques
Type de trace : revue
date de parution : juin 2008

Pour être honnête, ce premier numéro de revue (quelle idée préhistorique...) doit tout à nos deux Marc (Ways et Décimo), aidés d'André Stas et de Tanka G. Tremblay. Mais je préside --et figure parmi les co-fondateurs-- le conseil scientifique de cet Institut, qui tient à l'initiative et à la volonté première de Marc Ways. Voilà, dans nos temps de normalisation accélérée, une entreprise coopérative heureuse et salutaire (contactez-moi dans "vos réactions", sans forcément mettre d'image, si vous voulez acheter le numéro ou suivre nos activités). Elle aura des suites. Nous projetons des journées, expositions, films... La folie, la déviance et l'excentricité littéraires au sens de Queneau et Blavier nous occupe. Mais dans des perspectives élargies, tant du point de vue de l'acception "folie littéraire" que de l'ouverture vers toutes les expressions plastiques (dépassant juste la notion d'"art brut"), peinture, photo, cinéma, bande dessinée, musique... Il faut en effet ouvrir le prisme alors que les impératifs de rentabilité abrasent les différences. Nous sommes les fromages au lait cru,  face à l'industrie alimentaire ! Rejoignez-nous !



Pas de guerre de civilisation, une guerre de modèles
Type de trace : Conférences en Egypte
date de parution : avril 2008

Me voilà parlant à Alexandrie et au Caire de "guerre mondiale médiatique". J'y explique l'histoire du visuel et les nouveaux circuits d'information. Je parle de rupture de modèles : dogme contre pluralisme. Voilà la césure. Partout. Sur tous les continents. Suis-je entendu ? En tout cas, les réactions sont passionnées. Emeutes de la faim dans le delta du Nil. Je ne vois rien bien sûr. Pauvres et paisibles. Souriants à l'éternité. Les immeubles naissent, vivent, et meurent. Regarde le sol, les trous, la poussière et en haut, les balcons tombés, les balcons qui tombent.



La peur des images
Type de trace : film
date de parution : mars 2008

C'est le seul film que j'assume pour l'instant (en dehors de tous les reportages vidéos). Finalisé aujourd'hui, il date de 2005 et correspond à mon état d'esprit de cette année terrible. Totalement auto-produit, il bénéficie de beaucoup d'apports amicaux, volontaires (Othello Vilgard, Laurent Leveneur, Raphaël Girault...) et involontaires (Alain Resnais, Robert Wyatt, Lao Tseu ou Syd Barrett). Ce film est inclassable : poème philosophique et documentaire. Il dure 50 minutes. C'est une enquête sur les images, intérieures et extérieures, en descendant une rue de Paris, du chic Montmartre à la populaire et métissée Goutte d'Or. Il a été présenté en 2006, dans une première version, au centre d'art contemporain (Casino) du Luxembourg et à Liège, pour une expo d'art moderne (avec un entretien et un extrait pour la télévision belge). Nîmes a voulu le montrer dans ses animations d'art contemporain. J'en ai fait un tirage de 20 exemplaires pour les musées, car c'est une réflexion sur les images qui permet de développer à mon sens le concept d'installation vidéo sérielle. Je n'ai rien contre le fait, pour d'autres publics, de le projeter dans une soirée ou un festival, ou même ponctuellement sur une chaîne télévisée. Né, qu'il vive ! 

A la fin, Alain Resnais dit : "Bonjour, c'est Alain Resnais. J'ai entendu votre message..."



Un monde multipolaire
Type de trace : livre multilingue
date de parution : février 2008

Enfin, les actes de ce colloque mondial sortent. Ce fut mon testament à la tête de l'Association internationale des musées d'histoire en 2004. Quand je parlais, pour le préparer dès 2002, de notion de "monde multipolaire", on me regardait avec des yeux ronds. L'ordre des States semblait inébranlable. J'avais pourtant voyagé et pensais à des pôles émergents en réseau. Je voulais d'ailleurs que mes sites internet soient en anglais, espagnol, mais aussi en chinois. Au Brésil, tous les continents étaient représentés. Heloisa Barbuy et le Musée Paulista de Sao Paulo ont fait un travail extraordinaire, avec une énergie constante malgré les difficultés. Les débats furent passionnants dans ce pays à la belle énergie et à la claire intelligence. Sao Paulo et autour, Rio, Petropolis, une grande claque de nouveau monde pour tous. Je suis toujours heureux au Brésil.



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