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ECO UNESCO et Fondation Dumont
Type de trace : organisations d'écologie critique
date de parution : juin

 oJe rassemble ici plusieurs traces de création d'organismes autour de l'écologie. C'est en 2004 que j'ai commencé à travailler à la mise en place du Musée du Vivant, premier musée international sur l'écologie et le développement durable. Mes amis, plutôt libertaires et paillards riaient en pensant que je m'étais converti aux sectes de bouffeurs de graines et de buveurs de jus de pissenlit. Je ramais pour leur expliquer que l'écologie était née comme science, qu'elle supposait l'exercice critique et que les aspects environnementaux dépassaient philosophiquement et pratiquement petites querelles et comportements caricaturaux.

Bref, il fut ouvert en 2005 grâce au soutien éclairé de Remi Toussain, patron de l'Agro. Vite, m'apercevant de l'incroyable cécité dans les milieux patrimoniaux, j'ai créé deux réseaux : un français, le Réseau patrimoine du Vivant et écologie ; l'autre mondial au sein de l'UNESCO-ICOM, fondé au Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande : Ecology and Sustainable Development Network.

En décembre 2008, je passais une semaine inoubliable au Québec avec Charlotte Paquet-Dumont pour trier toutes les archives et objets personnels de René Dumont (jusqu'à son urne funéraire). Avec la donation des Verts, cela forme la base du CIRE (Centre international de recherches sur l'écologie), dont le logo a été imaginé amicalement par Cabu. Charlotte --pour qui j'ai une grande admiration et tendresse-- est venue à Paris lors d'une après-midi historique qui permit la mise en place d'une association pour la Fondation René Dumont. Sous l'impulsion enthousiaste de Mireille Ferri, Marc Dufumier accepta d'en prendre la présidence et je me décidais alors à en devenir vice-président.

Croyez-le bien, tout cela se fait dans une grande liberté d'esprit, bien loin de toute religion écologiste ou de l'intéressement à courte-vue des convertis au green-business. Je n'ai aucune carte et conçois la relation à l'environnement comme toujours évolutive et expérimentale. Mais, à voyager dans le monde, il est indéniable que deux périls nous guettent : l'uniformisation dans un modèle de consommation passive de masse et son corrolaire, déjà visible partout sur et sous terre, dans les airs et les eaux : les pollutions gigantesques. Pratiquement et philosophiquement, nous ne pouvons alors qu'inciter à bousculer les points de vue dans des voies plurielles. Voilà pourquoi j'ai consacré un tryptique de trois essais à l'écologie critique, publiés symboliquement directement en ligne sur ce site (voir "livres on-line"). Voilà pourquoi cinq longs métrages sont lancés en 2010 autour de questions centrales de notre époque (voir www.utopinov.net / bonus en ligne / grand large).