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Ce matin
Type de trace : journal philosophique
date de parution : 2003

Le matin, je discute des personnes à engager pour développer le musée avec de grands amis que je tutoie. Le soir, on m'apprend que je suis viré. Méthodes à l'américaine pour la Cinémathèque française. Devant tant d'injustice, je décide de mener un journal pendant un mois. J'y développe ce que je défends depuis toujours : une philosophie de la relativité (pas du relativisme). Plus tard, tout cela sera rassemblé dans Fin des croyances. Pour une philosophie de la relativité. Chez moi, l'abattement, le désespoir, précède toujours la révolte. Je ne me reconnais pas, depuis 30 ans, dans les idées communes. De moins en moins. Elles me semblent répétitives et inadaptées.



François Caradec
Type de trace : photo
date de parution : décembre 2003

François Caradec (derrière une bouteille d'eau) et son épouse à la maison, avec Jean-Jacques Lefrère (créateur notamment de la revue Histoires littéraires, dont j'ai soutenu l'apparition). A peine l'appartement enfin rangé, des amis sont venus aider à le baptiser. Il faisait froid. Caradec a pris un malt pour se réchauffer, arrivé sur la butte. Je le respecte infiniment. Il m'avait parlé de son parcours et de la création du Collège de 'Pataphysique, évoqués dans mon livre sur Jorn. Nous nous sommes retrouvés sur différents sujets, et malheureusement à la mort de Noël Arnaud avec Jacques Roubaud de l'Oulipo. Il venait du parc Montsouris où trônait une des dernières pissotières (vespasiennes) sous ses fenêtres, pleurée par toute une population lors de sa destruction. Je lui rappelais ses activités concernant Christophe,  l'auteur de La Famille Fenouillard.



Musées de ville dans la ville
Type de trace : colloque
date de parution : juin 2003

C'était quand le Conseil français des musées d'histoire fonctionnait bien, parallèlement à l'Association internationale. Je portais tout cela à bout de bras. A Marseille, pour cette opération, Myriame Morel a fait un très gros boulot et Claudia Fonseca pour l'association. Je voyais les musées de ville comme la carte d'un territoire, avec des allers et retours constants entre les deux. Il est difficile pourtant de convaincre des élus qui n'ont aucun exemple probant à se mettre sous la dent. Le serpent se mord la queue : pas d'argent pour les musées d'histoire sauf monstre commémoratif et reproche de ne pas bouger. Nantes a réussi à émerger, Lyon combat, Londres avance. Il est temps d'aider ces institutions-repères à nous expliquer les mutations des villes.



déménagement
Type de trace : photo
date de parution : août 2003

Un séisme. Je hais les déménagements. Ils me furent toujours malheureux. Là, tout fut horrible : la recherche d'un appartement, l'achat pour être pris à la gorge financièrement, les tordus de déménageurs saoûls, les montagnes de livres. Sans compter qu'il s'agissait d'une rupture dans une vie paisible et familiale de plus de 25 ans. Mais j'avais trop peur du futur : abîmer ce qui fut heureux par des chemins qui s'écartaient. Je déteste les ruptures et les conflits, sauf lorsqu'ils m'apparaissent inévitables, incontournables, moins mauvaise solution. Je m'y résouds alors. Des voyages, mais plus de déménagement. Ou sans rien.



Deuxième Guerre mondiale
Type de trace : livre colloque
date de parution : 2003

Ma mère a eu lontemps une maison à Saint-Agrève. Ma famille, du côté protestant, a rôdé au Chambon-sur-Lignon près du Collège Cévenol. J'ai subi la burle et marché en raquettes. J'ai mangé du saucisson des fermes où tout sentait la vache. J'ai pêché les écrevisses dans l'Eyrieux. Alors j'ai accepté de conseiller ces villages qui ne sont pas arrivés à s'entendre. Nous avons bâti un solide colloque avec Patrick Cabanel, sur la Deuxième Guerre mondiale et sur les musées. J'ai défendu, contre les pressions américaines de l'histoire marketing, la rigueur de l'histoire, utile à tous, lieu d'échanges et acceptant la mémoire comme un document. Pas de tout mémoriel. Pas de spectacle d'une histoire instrumentalisée. Pas de leçons à posteriori. Pas de médaille à celles et ceux qui n'ont fait que leur devoir. Paul Ricoeur a bien voulu ouvrir cette manifestation. La suite des événements nous a donné raison, quand la concurrence de la victimisation communautaire devient source de déchirement du pacte républicain.



décrypter un film
Type de trace : animation sur site et cédérom
date de parution : 2003

Lancé avec la Ligue de l'Enseignement, fruit d'une collaboration avec les réalisateurs de Ouagadougou et Christian-Marc Bosséno à Paris I/Panthéon-Sorbonne, c'est un travail repris et utile qu'il a fallu "tenir" jusqu'au bout. Le résultat est utile et, si un jour je peux enfin rassembler la matière de tous les sites Internet que j'ai composés et dirigés sur les images (imagesmag, imageduc, primages, multiroads, le projet mondiovisio), j'aimerais remettre en ligne ce travail. La mort --par manque d'argent, pour des sommes dérisoires-- de cet immense boulot, m'est très cruel.



Picasso et la caricature
Type de trace : exposition et livre
date de parution : février 2003

Je pense depuis toujours que la recherche des limites de la lisibilité dans la déformation du corps, mise en évidence par Ernst Gombrich au sujet du procédé de la caricature, concerne l'ensemble de la démarche d'un Picasso passionné justement de caricatures. Voilà pourquoi j'ai proposé cette exposition à Brigitte Léal, alors qu'elle était encore au Musée Picasso. Elle partit alors pour le Centre Pompidou. Et que de difficultés pour monter une opération qui devait aller en Allemagne et au Musée Picasso à Paris... Finalement, elle a été sauvée par Brigitte Léal et Maria Teresa Ocana au Musée Picasso de Barcelone (sur 3000 m2 quand même). Mais ce travail fondamental n'a jamais eu l'écho qu'il méritait. J'en reste un des commissaires, avec un goût amer dans la bouche.



Comparare 3
Type de trace : revue multilingue
date de parution : octobre 2003

Eric Hobsbawn me faisait l'amitié d'ouvrir ce numéro --toujours format carré, que j'avais initié. Nous eûmes, avec lui et son épouse, des discussions passionnantes. Je ne partageais pas son marxisme, mais approuvais son indignation irrépressible et ancrée jusqu'à la mort, pour l'injustice. Je ne suivais pas son découpage temporel de l'histoire mais prenais plaisir à déjeûner et converser avec lui. Comme avec Michèle Bernstein (et d'autres), parler devient alors un vrai plaisir gastronomique, un potlatch (avec Haskell aussi).



La disparition des images
Type de trace : livre et exposition
date de parution : 2003

Dernière exposition avec mon ami Christian/Louis Rollinde. Jour de grève des transports pour le vernissage. Pas de bol. Une expo belle, rigoureuse. Christian joue sur des projections à la limite de l'identifiable, très subtil. Je montre anonymement des oeuvres masquées, cachées, difficiles à voir. Joli livre où j'explique la nécessité de rendre l'image précieuse dans la pornographie du "tout voir" et l'obscénité du bombardement médiatique incessant. Je voudrais creuser la chose. Fréchuret était intéressé pour le CAPC par une expo sur cette disparition des images (mais il en est parti). Le Fondation Cartier a fait semblant de s'y pencher. Une manifestation avec des installations d'oeuvres diverses cachées, et découvertes rituellement, me tente.



Ces images qui changent le monde
Type de trace : livre
date de parution : 2003

Sorti au Seuil quand l'éditeur (Jacques Binstock) partait pour fonder Panama, ce livre n'a pas eu beaucoup de chances. En fait, il s'agit du pendant de l'histoire du visuel au XXe siècle, soit une histoire iconographique de la multiplication industrielle des images depuis le milieu du XIXe siècle, à travers une vingtaine de cas et de supports différents. Le travail sera prolongé par Une histoire mondiale du visuel.



Matthew Barney
Type de trace : entretien filmé
date de parution : 10-11 septembre 2003

En Norvège, tout coûte une fortune. Le pétrole dope artificiellement l'économie. Des rentiers peu nombreux. Arrivé là-bas, dans les rues désertes et glacées, tu te sens hors du monde. Rien ne peut se passer. Rien ne se passe d'ailleurs. Appelé par mon ami islandais Gunnar Kvaran, connu par Erro, alors directeur du musée d'art moderne Astrup Fearnley, je rencontre Matthew Barney en plein montage d'une très grande exposition. Nous dînons à trois sympathiquement. Je suis méfiant, détestant les jeunes loups à la "grosse tête" qui se la pètent en dollars. Mais Matthew se montre simple, assez timide. Nous évitons le sujet Bjork. Il évoque pourtant sa vie de famille, son enfance, ses études, le statut d'artiste international. Je lui parle de cinéma, de Henry Thoreau aussi, de cire, du Brésil où il va partir et me propose de filmer lors du carnaval (je ne pourrai pas malheureusement). Le lendemain, avec Gunnar, nous l'interviewons très longuement pour le site européen IMAGEDUC, que je dirige. Il nous explique patiemment son travail, en errant, pièce après pièce, dans l'exposition. C'est passionnant. L'ensemble sera monté et mis à disposition gratuitement sur le Net. J'ai toujours cet échange.



site medias et europe
Type de trace : site internet
date de parution : 2003

Programme européen, le site imageduc fut pionnier (en langues diverses). J'y inventais le Baromètre européen des médias, mesurant de façon comparée images de télévision et presse. En pleine guerre d'Irak, hors Europe, nous comparions aussi l'info des Etats-Unis et de l'Algérie. Le château de Versailles et l'université de Constantine croisaient leurs regard avec Chantilly sur la prise de la Smalah par Horace Vernet (21,70 mètres). Grâce à nous la Pologne ou le musée national de Budapest offraient des analyses d'images avec le ZKM de Karlsruhe. Ce fut considérable. La Commission européenne me demanda même de réactiver le baromètre en 2004. Et, au lieu de se développer et de prospérer, nous subîmes une inquisition jusqu'en 2008 par l'administration communautaire, arrêtant là et site et développements. Ou comment dégoûter de toute initiative européenne, gâcher l'argent et l'énergie.



Badges, pin's et Histoire Européenne !
Type de trace : badges
date de parution : septembre 2003

Ancrer une conscience européenne contre le choc délétère des nationalismes, cela passe par l'enseignement et la diffusion que nous avons faite d'une histoire croisée à partir d'images de tous pays et de toutes époques. Une chronologie forte, vivante. Cela passe aussi par des tentatives pour populariser cela, d'où l'édition de badges diffusés dans tous les pays avec une synthèse en images de cette histoire commune. J'ai opéré cette sélection à partir des pièces envoyées par mes collègues des musées européens grâce à l'action et au portail Internet EUROCLIO. Et on a fait du ludique (par rapport au canonique institutionnel d'une Europe réduite à ses institutions et à des bons sentiments langue de bois). Bref, ça a si bien marché qu'il ne me reste que cette planche de badges...



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