10 : 02 : 15

NON, LA FRANCE N'EST PAS REACTIONNAIRE !

TOUS LES EVENEMENTS LE MONTRENT : LE VRAI COMBAT DESORMAIS SUR LA PLANETE EST ENTRE LES TOLERANTS ET LES INTOLERANTS !

PAS DE FAIBLESSE ENVERS LES REACTIONNAIRES, LES DICTATORIAUX DE TOUS POILS (RELIGIEUX OU NON). NOUS VOULONS BATIR DES SOCIETES OUVERTES, EVOLUTIVES, OU LA LIBERTE DE CHOIX INDIVIDUEL EST UNE VALEUR PREMIERE !

NON, LA FRANCE N'EST PAS MAJORITAIREMENT REACTIONNAIRE, PEUREUSE, FERMEE SUR ELLE-MEME !

FRANCE OUVERTE OU FRANCE FERMEE ? IL FAUT RASSEMBLER LES PARTISANS D'UNE FRANCE OUVERTE, PROPAGER LES IDEES D'UNE FRANCE-MONDE SOLIDAIRE, LIBRE, FIERE DE SES TRADITIONS CHOISIES ET INNOVANTE ! C'EST LE PARTI DU FUTUR !

A France-Monde, horrifié par l'attentat du 7 janvier 2015 à Charlie-Hebdo --sans être dupe de l'instrumentalisation politique de l'émotion--, on a échangé, on a parlé, on s'est posé des questions simples sur la vie hexagonale. Ces questions ont une portée singulière au temps des réveils italiens, grecs ou espagnols. Des questions qui ne sont pas juste françaises (ne nous obnubilons pas de notre nombril) et qui perdureront. Les crimes commis au Danemark contre la liberté d'expression et pour le chantage à la terreur le confirment sinistrement.

Prenons date :

- le 11 janvier 2015 en France, les personnes descendues AVEC GRANDE GENEROSITE ET SINCERITE dans la rue ne sont-elles pas sorties avant tout pour montrer la solidarité, la défense des libertés, l'importance du vivre-en-commun, le ciment de la citoyenneté et de la laïcité, et pas l'ultra-sécuritarisme, la restriction des libertés, la technocratie aveugle et sans idée ou le communautarisme (une JOURNEE DES DUPES) ? LA VOLONTE D'ALLER DE L'AVANT ENSEMBLE CONTRE LA FRANCE MOISIE DES PETITS INTERETS PARTICULIERS ET DES DESABUSES CHRONIQUES EN CASTE NANTIE.

- que des individus comme l'écrivain Houellebecq (notre néo-punk attardé) apparaissent comme le nec plus ultra de la pensée nationale est accablant : c'est comme quand les "nouveaux philosophes" découvraient que le communisme soviétique était liberticide dans les années 1970, alors que Voline définissait le "fascisme rouge" en 1934. Remettons en route les chemins du vivre ensemble à la base par la coopération, les échanges de proximité, la relativité des points de vue et les croisements de civilisations : DES IDENTITES IMBRIQUEES LOCALES-GLOBALES. Réveillons-nous et parlons pour aujourd'hui et demain, sans rien accepter de ce qui nous détruit.

- la question principale désormais n'est-elle pas la frontière entre les tolérants et les intolérants, qu'ils soient religieux ou non ? Ce que Laurent Gervereau définit comme la fracture entre les MONORETROS et les PLUROFUTUROS. Chaque propagande et chaque époque a besoin d'identifier le "Diable" pour mobiliser, mais au risque puissant des manipulations et de l'aveuglement dans la guerre mondiale médiatique. Ayons à coeur de construire le lien minimal souhaitable entre les humains et des humains avec leur environnement : une éthique planétaire. Ne nous définissons pas par défaut : BE ETHIK ! Et mettons partout en marche la volonté du choix pragmatique entre des traditions à préserver et des novations indispensables : CHOICE !

- la financiarisation de l'économie et les injustices majeures exponentielles ne sont-elles pas des dysfonctionnements économiques énormes, tels d'ailleurs que les apôtres historiques du libéralisme les désavoueraient ?

- la sclérose de l'administration verrouillée par des syndicats réactionnaires et une haute administration pléthorique, inefficace et inamovible (l'énarque français inutile prolifère, passe de poste en poste et coûte jusqu'à la retraite) n'est-elle pas la négation de la notion de service public ?

- la mort de la démocratie remplacée par le sondage et des élections sans choix ne constitue-t-elle pas une aberration au temps où le référendum pourrait permettre de consulter en ligne --avec accompagnement pour les déconnectés-- les citoyennes et citoyens en leur permettant de faire remonter tout ce qui vient de ces territoires MAJORITAIRES abandonnés (des campagnes aux banlieues) et des nombreux habitants hors jeu (jeunes, immigrés, sans emploi...) ?

- le réveil indispensable n'est-il pas celui fondé sur les forces vives voulant construire un futur de JUSTICE et de DURABILITE, de lien social et de tissu solidaire du local au global --en partant de la RECONSTRUCTION DE PROXIMITE--, au temps des périls environnementaux et des destructions culturelles majeures ? BE SOCIOECOLO !

- le réveil indispensable n'est-il pas celui où on ouvre les yeux sur notre France-Monde, sur ses capacités, sur le refus des idéologies nécrophages fondées sur un passé mythifié inopérationnel, ces discours du désabusement ou de la fermeture et de l'arrêt de l'histoire sans concrétisation possible autrement que dans la guerre civile et la ruine économique, pour repartir à imaginer un destin commun dans et grâce à la diversité ?

Disons-le, s'il y a eu une seule chose qui a émergé du 11 janvier 2015, c'est que le monde de l'ignorance, du mépris du savoir, de la médiocrité du tout-argent, des hurlements bêtifiants sur écran pour garantir la page de pub, des faits divers et crottes de chiens à la une, de la peur agitée sans cesse, était démasqué. Le temps des boutiquiers est révolu. Peut-on respecter les ignares, les bornés, la violence des armes, du muscle ou de l'argent ? Peut-on continuer à supporter les cris et la veulerie, l'abrutissement et la lâcheté, la manipulation des faibles, l'enrôlement et la robotisation des peuples dans des comportements obligés au sein d'un grand hôpital planétaire ? LA LUCIDITE EMERGE ET LES MEDIA TRADITIONNELS DEVRAIENT VITE S'EN APERCEVOIR, SOUS PEINE DE PERICLITER TOTALEMENT DANS LE DISCREDIT.

On l'a compris, il faut éduquer, éduquer à tout, pas seulement à la citoyenneté et au langage, mais aussi aux images et à la vie économique et associative. Il existe une demande de savoirs qualifiés à tout âge, une volonté de choisir ce qu'on préserve et ce qu'on change (rétrofuturo). Il faut alors admirer nos savants et nos créateurs, Réévaluer les modèles sociaux. Voici venu le temps de la recherche, de l'expérimentation, des savoirs comparés, des créateurs, de nouveaux imaginaires de partage. KNOWLEDGE IS BEAUTIFUL !

Il s'agit de redéfinir les humains honnêtes et respectables au XXIe siècle en fonction de contextes et de situations variés. Pour cela, fondons autrement nos valeurs : sur la justice et la durabilité, les connaissances et les innovations, le partage et la tolérance.

IL FAUT UN REVEIL ETHIQUE DANS NOTRE FRANCE-MONDE ! 


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06 : 02 : 15

Dissémination de signes choisis !

Vous ne voulez plus être des supports de publicités commerciales ? Vous voulez faire partager certains des 47 signes "local-global" (voir le petit dessin clignotant sur www.gervereau.com), qui sont montrés un peu partout sur la planète ? Désormais, vous pouvez acheter des t-shirts et des sacs coton. Allez voir quelques exemples : http://www.atelierparigot.fr/21-localglobal

Disséminons les signes que nous avons choisi et pas ceux que nous subissons en militants robotisés des intérêts des autres !...

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14 : 01 : 15

CABU ET CITOYENNETE

Le Musée du Vivant (www.agroparistech.fr), premier musée international sur l'écologie et le développement durable, dit merci à Cabu qui lui a donné la plus importante collection publique de dessins (depuis 1954) et réalisé son logo. Une expo-hommage a été présentée en 2014 et un livre est publié : "Cabu à la ville, Cabu aux champs", album avec de nombreuses reproductions en couleur (voir sur lulu.com).

Sur les questions citoyennes --d'autant plus importantes aujourd'hui--, l'exposition commune au Musée du Vivant et à la Ligue de l'Enseignement (www.decryptimages.net) est gratuitement visible en ligne et téléchargeable : "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public". Enfin, rappelons l'album de bande dessinée réalisé par Cabu avec Laurent Gervereau chez Robert Laffont : "Le Monde des images. Comprendre les images pour ne pas se faire manipuler".

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09 : 01 : 15

ET MAINTENANT ? REVEIL CULTUREL !

ET MAINTENANT ?

PAS DE RECUPERATION SECURITAIRE DU DEFILE DE LA GENEROSITE !

TOUTES RELIGIONS ET VISIONS DU MONDE CONFONDUES, LA VRAIE FRACTURE EST ENTRE TOLERANTS ET INTOLERANTS !

LES SAVOIRS CONTRE L'IGNORANCE, LES CIVILISATIONS CONTRE LA TERREUR : ORGANISONS LA RESISTANCE CULTURELLE !

Pour celles et ceux –ils sont nombreux—qui ont suivi l’exceptionnelle génération de dessinateurs des années 1960, à la fois dans la bande dessinée et le dessin de presse, les crimes qui viennent de se perpétrer horrifient, laissent sans voix mais pas sans réaction. En effet, ils horrifient humainement bien sûr car beaucoup –comme moi—ont eu le privilège de connaître personnellement l’équipe de Charlie Hebdo. Ils horrifient aussi parce que ces actes abjects ne sont pas seulement la négation de la liberté d’expression, ils démontrent une négation de la culture et du savoir dans la société d’aujourd’hui.

Des trésors nationaux qui doivent faire repère

Difficile de ne pas parler de son expérience en l’occurrence, quand immense tristesse, colère et esprit de résistance se mêlent. En 1989, j’avais organisé au Musée d’histoire contemporaine une exposition sur l’histoire du dessin de presse en France « De de Gaulle à Mitterrand ». Notre pays a eu en effet une génération exceptionnelle de créateurs dans les années 1960, qui ont d’ailleurs souvent pratiqué aussi bien le dessin de presse que la bande dessinée. Ils se sont groupés autour de deux magazines : Pilote, fondé en 1959 par René Goscinny et Hara-Kiri, lancé en 1960 par François Cavanna et Georges Bernier, ajoutons le rôle –souvent oublié—de Pif dans la découverte de jeunes talents, tel Gotlib Et des passerelles existent entre les deux rédactions de Pilote et d’Hara_Kiri, puisque Fred réalise toutes les premières couvertures d’Hara-Kiri et va créer en 1965 la série de Philémon à Pilote et que Cabu fait partie de l’équipe d’Hara-Kiri à son retour de la guerre d’Algérie en inventant le personnage du Grand Duduche –sorte de double de lui-même, même s’il pouvait s’en défendre-- à Pilote en 1962. Ces créateurs sont aujourd’hui relayés par une nouvelle génération brillante dans la bande dessinée.

Osons le dire : ce sont des trésors nationaux. Mais faut-il attendre la mort des Topor ou des Cabu pour les célébrer à leur juste mérite, comme nous aurions pu célébrer davantage un Alain Resnais ?

Prenons un exemple : Cabu, qui m’est proche. On vient de l’assassiner. Comment arriver à imaginer une chose pareille ? Comment associer les mots « Cabu » et « assassinat » quand on l’a connu. Je fréquente Cabu depuis les années 1980. Dernièrement, il a bien voulu créer le logo du Musée du Vivant et y donner la plus importante collection publique de ses dessins. Et il vient d’offrir il y a quelques semaines son affiche au futur festival d’Argentat sur Dordogne « Histoires de passages… », qui lui sera dédié en juillet. Cabu est probablement avec Cabrol et Sennep un des plus grands caricaturistes du XXe siècle. Qui ne l’a jamais vu réaliser une caricature après 3 secondes de coup d’œil sur le modèle n’a rien vu. C’est de plus un « graphomane » (le magistral Willem aussi et d’autres), reporter dessinateur de tous les instants et sur tous les sujets, de la vie quotidienne à l’actualité. Bref un dessinateur d’exception, comme Jean Giraud-Moebius, pouvant tout représenter, dans tous les registres, voyant en 3 dimensions, n’ayant aucune limite technique, d’une grande culture. Oui, un trésor national.

Cabu est –impossible de parler de lui au passé— une personne qui exprime sa violence et ses rejets de la violence dans ses dessins, sa peur, l’horreur, lui qui est revenu pacifiste de la guerre d’Algérie, lui qui a été un antinucléaire dès les années 1960 derrière Jean Rostand et un des piliers avec Reiser de La Gueule ouverte créée par Pierre Fournier en 1972, alors que débutait juste l’écologie politique. Dans la vie, Cabu est une personnalité exceptionnelle : d’une probité, d’une modestie, d’une gentillesse avec toutes et tous, d’une tolérance... Empathique, se souciant des autres, faisant croire à chacun de ses amis qu’il était le seul. Impossible décidément d’associer « Cabu » et « assassinat ». Impossible d’imaginer un pareil obscurantisme.

Parlons un peu de l’aventure collective. Quand les foules brandissent aujourd’hui « nous sommes Charlie », elles le font sans savoir qu’il s’agit d’une référence à un grand moment de censure en France : l’interdiction de Hara-Kiri Hebdo à la mort du général de Gaulle en 1970. Car c’est bien à cause de cette interdiction que Georges Wolinski a proposé à l’hebdomadaire satirique de reparaître avec un titre malicieux qui était à la fois la reprise du titre Charlie mensuel créé en 1969, publiant des bandes dessinées (notamment Charlie Brown), et évidemment une allusion au « grand Charles » (de Gaulle) : Charlie Hebdo.

Mais, dans sa longue histoire, interrompue et relancée, disons-le, la bande à Charlie n’a pas toujours été beaucoup soutenue. Il est donc important qu’elle le soit aujourd’hui, que le mouvement d’émotion ne soit pas éphémère mais provoque des mutations indispensables, des prises de conscience. Nous sommes en effet ici face à des questions qui interrogent la société dans son ensemble : ne pas assimiler une religion à ses extrémistes d’abord, mais aussi comprendre que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre, à défendre contre la censure larvée, l’autocensure, mais aussi à défendre face à la nouvelle arme de la censure. Cette nouvelle arme s’appelle le silence. La multiplication des informations et leur circulation exponentielle ne favorise en effet pas le choix mais l’hyperconcentration des « nouvelles » qui tournent en boucle, permettant d’ailleurs beaucoup d’instrumentalisations. Des Charlie Hebdo sont donc nécessaires. La démocratie de l’information est une chose à reconstruire : elle est vraiment en péril, pas seulement à cause de la mauvaise santé des organes de presse.

Un Réveil culturel indispensable

Nous venons de vivre des années d’obscurantisme où sur les écrans des nouveaux riches incultes étalaient à foison leur argent, où des footballeurs ou des acteurs étaient starisés comme les piètres comédiens de la téléréalité, donnant leur avis sur tout, tandis que savants et créateurs restaient dans l’ombre. Oui, quand il faut manipuler des consommateurs passifs et addictifs, dociles, l’acculturation et la déculturation sont des moyens utiles. La défaite de la culture est maintenant patente partout. Il existe même désormais une fierté de l’inculture qui sert les populismes alors qu’elle est un mépris du peuple.

Aujourd’hui, ce crime contre la liberté d’expression sera-t-il alors l’occasion de réévaluer la culture, les cultures, les savoirs comme valeurs premières, comme condition absolue de l’exercice des libertés ?

La Culture est d’abord mal vue aussi parce qu’elle est mal définie. Souvent, elle est en effet considérée tel l’apanage d’un lobby étriqué, un fonctionnariat désuet de professions agrippées au guichet de l’Etat ou des collectivités locales. Parce que cette vision de la Culture est une vision élitiste. Si on pense Musée, par exemple, on pense Musée d’art, or le Musée traite de multiples sujets en prise directe avec les préoccupations de toutes les strates de la population. Il faut en fait changer le périmètre et penser désormais « des Cultures ». Ensuite, parce que le coût est systématiquement mis en avant comme si chaque centime dépensé était un centime de trop par rapport aux vraies priorités. « La Culture, ce n’est pas vital », nous dit-on, ce n’est pas un besoin premier.

Faux évidemment, car la Culture est, disons-le, le ciment du vivre-en-commun et du lien social. Oui, la gastronomie est un fait culturel fondamental, par exemple, comme la défense des paysages : « Cultures de tous, Cultures pour tous ! ». Et puis, parlons argent sans fard. La Culture, ce sont aussi des industries culturelles exportatrices. Le tourisme est un fait culturel. Pourquoi les touristes viennent-ils si ce n’est pour le patrimoine ? Le patrimoine et les savoir-faire ne sont pas juste des coûts, mais du profit. Quand Barack Obama va à Hollywood pour dire que le cinéma est le fer de lance de l’American Way of Life, donc des industries américaines, il a compris les enjeux. La Culture n’est pas l’ennemie des entreprises, elle est son totem.

Car les Cultures font image. Des bâtiments ou monuments sont des emblèmes (la Tour Eiffel) comme des œuvres ou objets (la Joconde ou le Pendule de Foucault). Nul doute que le Musée des Confluences, ce musée qui parle de façon locale-globale (Lyon parle à l’ensemble de la planète ainsi), ne puisse devenir une formidable vitrine pour la ville et ses entreprises. Il s’agit alors d’utiliser le Musée comme un vrai partenaire. De la même manière, le Président de la République doit défendre nos terroirs et les porter tels des étendards, faire une vraie mue rétrofuturo : le choix de traditions fortes mêlées à l’innovation. C’est également un enjeu fondamental dans la guerre mondiale médiatique actuelle.

Enfin –troisième et dernier aspect--, cultures et savoirs sont la base de choix individuels, donc de la liberté des citoyennes et des citoyens. A tout âge, il faut apprendre à voir comme apprendre à lire. Contre le modèle du consommateur passif addictif acculturé, « Knowledge is Beautiful ! ». Lançons des Cultural Prides. Célébrons ouvertement nos créateurs/trices et nos savant(e)s car ils sont des modèles indispensables, au moins autant que les footballeurs. La défense de la diversité constitue la condition de l’exercice possible de la liberté. Il s’agit du fondement d’un exercice démocratique à reconstruire. Les médias devraient nous seriner avec cela puisque leur existence même est liée à cette nécessité (sinon, il faut en revenir à un organe central de propagande ou un pur espace de vente).

Pour toutes ces raisons, il est temps –surtout dans notre pays si riche en la matière—de se ressaisir et que le Président de la République défende ce qui fait signe sur nos territoires dans une acception large de la notion de « Culture » (les « Cultures ») réconciliant élitisme et formes populaires. La défaite culturelle, de toute façon et nous le voyons, c’est le règne de l’ignorance et donc de la manipulation, mépris des formes populaires et bunkerisation élitiste, acculturation généralisée en tout cas. Quand on ne sait plus valoriser ses monuments et ses trésors nationaux vivants, quand l’ignorance devient une fierté, se développent le déchirement communautariste et l’asservissement dépressif des masses. Le temps du Réveil culturel est donc venu. Inaugurons l’ère des confluences, de cette France plurielle, de cette France-Monde ouverte sur le monde et fière de ses traditions choisies.

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07 : 01 : 15

L'horreur

Je suis anéanti par ce qui s'est passé à Charlie-Hebdo

Cabu venait d'accepter de faire cette image pour nos prochaines Rencontres.

La liberté d'expression est massacrée aujourd'hui par le silence et par le sang

Résistons au nom de valeurs sur lesquelles nous ne transigerons pas. Plus que jamais, notre planète est séparée profondément entre les défenseurs de la tolérance --toutes convictions confondues-- et les commandos de l'intolérance et de l'obscurantisme.

RESISTONS !

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03 : 01 : 15

SE REVEILLER




PAS DE DEFAITISME ET DE VISIONS PASSEISTES RABOUGRIES !...

REVEILLONS-NOUS LOCALEMENT ET GLOBALEMENT !



LES 17-18-19 JUILLET 2015
PROMENONS-NOUS AU PAYS D’ARGENTAT SUR DORDOGNE !


HERBORISONS DES PLANTES, DES PLAISIRS, DES
RENCONTRES ET DES IDÉES !


ALLEZ VOIR LE PROGRAMME SUR : www.histoiresdepassages.com

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25 : 11 : 14

UNIK : 45 years of paintings, sculptures, videos

This book is the result of a work during one year by a complete team: all pictures in colour, 182 pages. It was very difficult to find everything and some have disapeared, are lost or destroyed.

This book shows all the paintings and sculptures (and videos) made by Laurent Gervereau/Mister Local-Global during 45 years (1969-2014). A crucial work about the world of images.

HAVE A LOOK FREE OR BUY THE PAPER BOOK (sent to your address): www.gervereau.com  / arts plastiques, diffusion d'images, shopping et PPLG 

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Ce livre est le résultat du travail pendant une année de toute une équipe. Il a été très difficile de répertorier toutes les oeuvres retrouvées. Certaines ont disparu, sont perdues ou détruites.

Ce livre montre ainsi toutes les oeuvres picturales uniques retrouvées de Laurent Gervereau/Mister Local-Global durant 45 ans (1969-2014). Un travail considérable sur le monde des images :

"Depuis les premiers balbutiements brouillons, tous ces restes posent la question : comment et pourquoi, à l’ère de la multiplication industrielle des images, continuer à donner des bribes d’interprétations visuelles de notre univers ubique ?"

ALLEZ JETER UN OEIL GRATUITEMENT OU ACHETER EN LIGNE LA VERSION PAPIER DU LIVRE (qui sera livré à votre adresse) : www.gervereau.com  / arts plastiques, diffusion d'images, shopping et PPLG 

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02 : 11 : 14

Hong Kong Stories / moustique

A new ALTERACTU LOCAL-GLOBAL: umbrella / mosquito.

Video Dailymotion:  http://www.dailymotion.com/video/x296d42_alteractu-localglobal-hong-kong-stories-moustique_creation

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09 : 10 : 14

La France bipolaire

Je reviens d'un congrès international au Kosovo. Et j'ai pu constater deux choses frappantes, moi qui ai sillonné tous les continents depuis de nombreuses années. La France est discréditée, moquée, ridiculisée comme un pays ringard et prétentieux. Cela a commencé il y a longtemps du côté des anglo-saxons, mais là le consensus mondial est total. Discrédit des dirigeants et des opposants, discrédit du fonctionnement même du pays. Non seulement elle ne fait plus modèle mais fait rire de façon pitoyable : coq déplumé qui se hausse du col.

Le second phénomène clair réside dans l'aspect linguistique. L'anglais est la langue mondiale, point. La langue des affaires et la langue des idées. Tout ce qui n'est pas en anglais n'existe pas, c'est le plus petit dénominateur commun. Donc, soit nos élèves et nos dirigeants bossent l'anglais dès le plus jeune âge, soit ils sont totalement marginalisés. Il est temps que les ministères de la Culture et de l'Education débloquent massivement des fonds de traduction pour faire connaître nos créations et nos recherches ailleurs, sinon nous mourrons comme une petite province charmante muséographiée dans le mauvais sens du terme : l'Andorre de la planète. Nos amis québécois ont entamé une utile résistance linguistique --celle qui est indispensable partout pour vivifier la diversité des cultures-- mais chez les Inuit du Nunavik ou à Montréal le bilinguisme est un fait, c'est même un fait pour continuer à faire exister sur la scène nord-américaine et mondiale les acteurs francophones.

Arrêtons nos stupidités grandiloquentes, nos académies pour placer (à quelques minimes exceptions...) les plus ringards de nos penseurs et créateurs alors que les populations écrivent n'importe comment et que le décrochage culturel est considérable (même chez les dirigeants). Arrêtons de nous goberger de langue de bois sur notre éducation ou notre système de santé ou nos administrations, qui sont largement inefficaces malgré le courage de beaucoup d'agents (il y en a tant, à la base, qui "tiennent la boutique", font de leur mieux, mal payés et sans possibilité d'évoluer dans un système de castes). Cessons donc la nécrose étatique de ces "corps" générant des têtes au moule et nombre de crétins ineptes mais inamovibles : la haute fonction publique coûte très cher en emplois fictifs. Cessons d'aller voir les autres pays en voulant leur donner des leçons alors que nous avons des réformes profondes à entamer, à commencer par refonder une démocratie exsangue : peu de Français votent, sans choix, sans options, pour des candidats qui leur mentent et qui tournent en boucle jusqu'à la mort dans une petite oligarchie. Ce n'est pas juste que l'ascenseur social est mort, c'est que la France --qui clame partout sa devise et les vertus de la République--, n'est plus démocratique, tout simplement.

Voilà pour la leçon de modestie et les chantiers à lancer : encourager les initiatives des entreprises innovantes (notamment dans tout l'immense chantier de la durabilité) et du tissu associatif considérable de l'économie du lien et de la solidarité ; ne pas faire forcément moins d'Etat mais mieux d'Etat, dégraisser par le haut les superstructures, simplifier les mille-feuilles territoriaux (ce qui commence peut-être), clarifier la constitution --par exemple, un Président pour 7 ans non renouvelable, une assemblée nationale à la proportionnelle intégrale nationale et un Sénat au suffrage direct des territoires, avec des régions fortes, une intercommunalité, des référendums locaux et nationaux sur des questions d'intérêts communs n'impliquant aucune démission des dirigeants en cas d'échec (nous avons bien eu aussi la cohabitation pour des revers électoraux). Cet Etat décentralisé doit aussi assurer des fonctions de base qui le fasse reconnaître par tous. D'abord la justice, l'équité (notamment fiscale), la garantie d'une sécurité santé égale pour tous mais sans gabegies, une éducation à tout âge adaptées à nos changements de civilisation, la défense de nos savants et créateurs dans le monde comme de notre patrimoine qui fait image, faire passer le local à l'Européen et au global dans un esprit de rééquilibrages et de réseaux territoriaux.

A côté de ces chantiers primordiaux devant nous secouer et relancer l'espoir, notamment pour la jeunesse (prête évidemment à se mobiliser pour la justice, l'écologie, la défense de l'innovation et des savoirs locaux), en évitant un décrochage total, il faut raison garder. Pourquoi donc la France est-elle aussi bipolaire ? A cause de sa marginalisation mondiale ?

Autant les gonflages de poitrines avec cocoricos sont idiots, autant la morbidité et la dépression ambiantes sont terrifiantes et vraiment pénalisantes. Lançons un mouvement d'espoir (HOPE !). Ce pays n'est pas foutu : il gaspille ses chances et ne sait pas utiliser ses composantes les plus brillantes. L'intelligence, en France, doit toujours passer par les marges avant de s'imposer au centre.

La cécité est grande en effet alors que l'hexagone reste, par exemple, encore une destination touristique majeure avec une diversité de paysages et de cultures locales unique sur un si petit territoire. Oui, la France est un monde, enrichi par tous ses apports migratoires constituant des liens naturels vers tous les continents à l'heure de la circulation mondiale des images et des produits. Obama va à Hollywood pour affirmer que le cinéma est le fer de lance de l'économie américaine (et depuis longtemps de l'American Way of Life). Et nous, nous ne savons pas assez utiliser notre patrimoine avec ses richesses locales, nos créateurs, nos savants. Nous ne faisons pas totem, signal.

Il faut vite organiser des plate-formes vidéos régionales et sélectionner en anglais ce qui est envoyé dans le monde. Il faut encourager les initiatives. Il faut supprimer la télévision de "service public" qui copie le privé ou lui donner des missions différentes, arrêter le news market, la culture incessant du crime, des faits divers, des catastrophes. Parler de nos mutations et de nos atouts locaux. Tout peut repartir du local.

La dépression généralisée a pourtant gagné les Françaises et les Français, aidée par des dirigeants incapables de parler du futur. Stop. Les enjeux véritables : dire l'aspect crucial et positif pour chacune et chacun des transformations pour un environnement réhabilité, et d'abord pour les plus modestes (air et eaux pollués, malbouffe, pesticides...) ; dire le big bang économique et en terme de communication --comme d'éducation-- du numérique et d'Internet... Droite comme gauche, parlons donc futur au lieu de ratiociner des débats éculés avec des réactionnaires rances et inopérants.

Oui, dans ce cadre rétrofuturo (traditions choisies et innovations), nous pouvons affirmer l'importance du vivre-ensemble local de tous les territoires, ainsi d'ailleurs que le lien linguistique et culturel à développer au sein de la francophonie : la France est un monde, la France est ouverte au monde (voir France-Monde sur facebook). Bref, des atouts et des énergies, il y en a, ne les laissons pas filer ou ne les écoeurons pas, mais encourageons, donnons des perspectives.

Sortir d'une attitude bipolaire, c'est tout remettre à plat, cesser l'hypocondrie d'un côté ou de faire les vieux beaux de l'autre. Un peu de mesure, un peu de langage de vérité et moins de défense égoïste des petits avantages mal acquis de toutes les corporations. Mais pour un allant, une société juste, durable, des savoirs.

Bon, ça me remonte comme une pendule décidément de sortir du territoire... Arrêtons de nous mentir. Une action concrète car jamais je n'arriverai à me résoudre à pareil gâchis, moi qui ai choisi de continuer à vivre en France : je prépare un petit ouvrage théorique en 4 langues (anglais, français, arabe, chinois). Il sera diffusé à la fin de l'année si tout se passe bien.





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01 : 10 : 14

Hong Kong Stories

Comment ne pas penser à nos ami(e)s de Hong Kong ? A cette effervescence sur ce petit territoire à chaleur humide où l'on s'active, pas seulement pour commercer mais aussi pour penser ? Voilà un vrai trésor de cultures hybrides à préserver. Quand la France voit une conjugaison d'égoïsmes se déchaîner à causes de mensonges grandissants, d'absences de perspectives et de refus de clarifications (justice fiscale, renouvellement du personnel politique et de sa constitution sociale, refondation des processus démocratiques quand une minorité des habitants décident de tout sans aucun choix du peuple...), la sage et massive position des jeunes de Hong Kong fait l'admiration de la planète.

En image, voilà une action artistique réalisée sur place avec un des 47 Moving Signs de ce site (cliquez sur le petit dessin qui clignote). Elle consistait à exposer dans un centre commercial du centre-ville de HK le signe "economy is a belief". La chose a du sens, précisément à cet endroit-là.

Mais ne désespérons pas de l'hexagone. Il y aura forcément un réveil. Tant de jeunes comme tant de grands-parents n'attendent que cela ("conjugaison des générations"). Le kidnapping de la pensée française par les néo-réactionnaires est une absurdité. Allons de l'avant. Soutenez France-Monde sur facebook. Continuons à inventer à la base et parlons à la planète. Ne gâchons pas les énergies. Merci Hong Kong !


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