14 : 04 : 19

NO MONEY

NO MONEY

Je construis une oeuvre où chaque pierre participe d'un bâtiment. Après chacune et chacun peut ne pas comprendre ou ne pas aimer le bâtiment.

Voici le dernier élément : un petit livre d'images (NA - New Anonymity) et de réflexions. Un livre très libre où j'inclus une pensée sur les déséquilibres patents de la financiarisation (absurdes même pour les théoriciens de l'économie libérale) avec la situation locale-globale planétaire dans les sociétés du contrôle qu'on nous organise au nom des meilleurs sentiments.

Cette réflexion sur le dépérissement monétaire nécessaire par rapport à d'autres formes d'échanges devrait probablement être gratuit ou pas cher du tout. Il est cher (17 euros) car pour pouvoir diffuser une version papier livrée à domicile sur simple paiement par carte bancaire lulu.com oblige ce prix...

J'ai souvent le sentiment de prêcher dans le désert, prophète des scorpions, quand la cacophonie tourne en boucle. Peu importe. La quête de la lucidité et d'une pensée durable doit nous occuper constamment en prenant date, même si la disparition rend souvent tout cela avec un goût de bouffonnerie dérisoire.

Allez donc acheter sur lulu.com si l'envie vous prend. Le titre ? "NO MONEY. Dépérissement de l'argent et recherche du simple à l'heure des sociétés du contrôle". Ouf... C'est peut-être mon dernier livre car j'ai envie d'explorer maintenant des créations musicales et plastiques.

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27 : 02 : 19

N A (NEW ANONYMITY)

UNE SERIE D'OEUVRES/IMAGES POUR LUTTER CONTRE L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE DES SAVOIRS ET DE LA CREATION !

La série de 8 figures intitulée "NA (New Anonymity)" vient de l'idée de prolonger en images ma lutte contre l'acculturation et l'inculturation ("Résistances des savoirs / Knowledge is beautiful"), commencée à Hong Kong le 3 novembre 2012.

Des personnes sont représentées en noir et blanc, tramées, telles des vues passées, et elles subissent l'agression d'un geste iconoclaste, comme il s'en fit déjà à l'époque antique.

Mes images peuvent circuler sans paiement de droits, juste en notifiant mon nom de créateur : Mister Local-Global. D'autres peuvent en inventer sur le même modèle.

J'aimerais que ces figures soient tirées sur très grands formats et puissent être exposées en intérieur ou en extérieur. Cela circulera

[pour ne pas vous faire jouer aux devinettes et assurer la pérennité identitaire de la personne : Emma Goldman]

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05 : 02 : 19

J'écrivais le 6 mai 2017

J'écrivais le 6 mai 2017 (publié par le journal Le Monde juste avant l'élection d'Emmanuel Macron) :

« Un président doit être un passeur et un acteur »

 L’élection présidentielle française a un résultat clair : un élu au pied du mur. Ce qui était vécu comme une élection papale est devenu un jeu de massacre où la ­dernière tête est heureuse d’avoir échappé aux tirs successifs. Tout cela n’advient pas juste à cause des circonstances actuelles en France. Et même si le nouveau président obtient une large majorité de députés label­lisés, sa fragilité est double : celle d’un monde constitué de beaucoup de forces antagonistes difficiles à ­maîtriser ; un réel sur lequel les actions pratiques essentielles relèvent de l’action directe – du directement visible loca­lement – et du global.

Le roi élu – ou la reine – devient chef d’un territoire. Mais c’est un peu comme le jambon dans le sandwich de gare : il est écrasé entre deux ­grosses tranches de pain. Et, en plus, ce président se retrouve prisonnier de notre nouvelle ubiquité. Expliquons-nous.

Le choix rétro-futuro

Voilà quelqu’un qui doit composer avec un système parlementaire validant des lois et une administration qui peut ralentir ou mal appliquer ou ne pas appliquer du tout ces lois. Ce ne serait qu’un moindre mal s’il n’y avait les lobbys, les contraintes internationales et la « guerre mondiale médiatique ». Bousculer tous ces obstacles ? Mais pour faire quoi ? Là où la faiblesse présidentielle se révèle structurelle vient du fait que le président est écartelé entre des zones d’influence au-dessus et au-dessous : il est au ­milieu du nouveau contexte « local-global ». Il est pris entre les deux dangers planétaires : l’uniformisation et l’émiettement.

Un président se fait élire sur une ­illusion : le pays, la nation. Il ne peut que tenir un discours national et brandir un drapeau. Pourtant, il dirige une communauté faite de beaucoup de diversité et de parcours in­dividuels. Pourtant, les nouveaux ­modes de production industrielle et de consommation addictive, les nouveaux moyens de communication, uniformisent les comportements sur tous les continents. De ce fait, beaucoup jouent en réaction sur des conservatismes intégraux visant à fermer les frontières au nom d’un passé mythifié ou à barricader des comportements communautaires radicalisés et autoritaires.

Alors que faire ? Un président doit être un pédagogue, un passeur. Comme d’ailleurs nous avons besoin de « médias passeurs », de médias ­intermédiaires qui sélectionnent et tentent d’expliquer. Nous ne pouvons plus rester en effet dans ce désé­quilibre structurel où dix infos ­tournent en boucle pendant que des milliards d’émissions nous réduisent au ­silence.

« Justice et écologie sont les grands enjeux planétaires dans notre nouvelle dimension locale-globale »

Et puis un président est aussi un ­acteur. C’est à lui de simplifier le millefeuille de notre monde stratifié ; d’assurer la continuité des territoires et d’inviter à ce que chacune et chacun puisse intervenir directement dans des processus de démocratie locale. C’est à lui d’encourager les solidarités, les associations et coopératives, le mutualisme, l’économie de la gratuité – bref, les initiatives locales ­directes ; d’interpénétrer nos réalités : changer les campagnes pour changer les villes. Donner des perspectives, aider à faire.

La capacité d’action dans le directement visible est en effet cruciale, que ce soit dans les quartiers des villes ou dans les villages. C’est là que le « choix rétro-futuro » peut s’opérer, entre des traditions choisies et de l’innovation. Voilà le moyen de dire : j’aime où je vis, je construis chaque jour notre maison commune. Rendre les habitants acteurs de leur quotidien et faire qu’on ne vive pas exactement de la même manière à la Goutte d’Or, à Groix ou à Argentat-sur-Dordogne. C’est déjà le cas mais il faut que cela devienne le résultat de choix conscients collectifs et évolutifs.

L’autre défi du monde nouveau dans lequel nous entrons est celui de la pédagogie internationale. Nous ne vivons plus avec des petites frontières dans un jeu de Lego où on gagne et perd des territoires. Les périls écolo­giques concernent la planète et ne peuvent être abordés que globalement. Ils touchent tout le monde, et les pollutions ou la malbouffe tuent les plus pauvres. Il faut donc aborder internationalement ces questions et les expliquer, ce qui a commencé, avec la COP21, mais de façon trop sporadique. Justice et écologie sont les grands enjeux planétaires dans notre nouvelle dimension locale-globale. C’est au président de clarifier dans ce ­contexte ses limites et ses buts, des limites ­volontaires dans ce qu’il refuse, des ­limites involontaires avec ce sur quoi il est impuissant et des buts où il dit comment il veut peser sur les choses. Des limites dynamiques. Le pragmatisme et la clarté sont les plus sûrs moyens de respecter des populations qui savent réfléchir.

Un rationnel questionné

Et voyons large. Ainsi il serait temps de comprendre la nécessité d’une ­police planétaire qui se substitue petit à petit aux armées locales. Ainsi il ­serait temps d’avoir un tribunal international des crimes écologiques, comprenant la biodiversité et la « cultu­rodiversité », avec des possibilités de sanctions. Ainsi il serait temps de peser sur une économie planétaire déséquilibrée, avec des paradis fiscaux et des pratiques d’exploitation des hommes et des femmes, et des crimes écologiques. Tout cela peut paraître difficile. Il n’est pas d’enjeu insurmontable quand la vision est claire et que les peuples discernent le bien commun et l’intérêt local. La véritable fracture première reste celle entre les tolérants et les intolérants, entre l’acceptation d’un rationnel questionné basé sur les sciences et la volonté d’imposer un dogme uniforme et intangible partout, entre l’égoïsme brutal de la domination et le partage comme bien commun terrestre.

Par rapport à cela, la dernière campagne électorale a été frustrante car pauvre en réflexion. Si nous voulons éviter les replis nationaux et communautaristes dangereux, il est temps de voir large et de dire où nous vivons. Un président agit dans un univers contraint avec une réalité locale-globale. A lui d’expliquer. A lui de libérer les énergies locales et de peser sur les enjeux globaux.

Laurent Gervereau (philosophe et écrivain, directeur de decryptimages.net)

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10 : 12 : 18

TOUT A L\'ENVERS : le Macron et le Micron

Cela fait des semaines qu\'on me titille sur une question de jaune phosphorescent pour automobilistes. Je ne conduis pas. Mais d\'autres le font et les questions posées ont largement élargi le champ de la bagnole.

Alors ne nous défilons plus. Ce président intelligent qui concentre les regards et les haines a fait bien sûr de grosses erreurs tactiques en laissant supposer qu\'il méprisait le peuple de façon arrogante en travaillant pour les plus riches. Et il l\'a fait sans afficher de buts. Ils sont simples pourtant aujourd\'hui sur cette planète : justice et durabilité. Ces deux objectifs peuvent mobiliser partout en étant concrets et compréhensibles. C\'est à leur aune que tout doit se structurer. J\'avais d\'ailleurs animé jadis le club de réflexion international SEE (Socio-Ecolo-Evolutionnists).

Ce président a tout réalisé à l\'envers.

Quand on veut faire comprendre le local-global, notre réalité stratifiée du local au global, on commence par retourner au local, on part du local. C\'est ce qui importe d\'abord : la revivification du local, villages comme micro-quartiers des villes, notre réalité "directement visible", celle sur laquelle nous pouvons peser et qui fait notre vie sociale. Alors nous comprenons aussi qu\'elle dépend de grands enjeux globaux où la structuration collective se fait attendre : le climat ou les pollutions ou les destructions culturelles ignorent les frontières.

Macron a fait du macro en ignorant le micro. Il faut renverser la vapeur et retourner au local, faire d\'abord du micro et le lier au macro. C\'est une révolution mentale et matérielle. Je ne résiste pas à cette boutade : passons du Macron au Micron et combinons les deux !

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03 : 12 : 18

Pétition visuelle internationale pour le climat

LANCEMENT DE LA PETITION VISUELLE INTERNATIONALE POUR LE CLIMAT A ARGENTAT !

Le lundi 3 décembre commençait la COP24 en Pologne. A cette occasion, Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne a participé au lancement de la Pétition visuelle internationale pour le climat. Le principe : des graphistes et artistes de tous le continents inventent des images sur la question climatique. Ils les offrent afin de réaliser des actions de sensibilisation.

Et la première a eu lieu à Argentat. Bravant une météo capricieuse, les élèves du Lycée-Collège Jeanne d'Arc et des habitantes et habitants se sont retrouvés au siège de Nuage Vert. Ils ont choisi chacune et chacun une image de la pétition visuelle et l'ont brandie devant leur visage. Parallèlement Nuage Vert a ouvert une fenêtre spéciale sur son site Internet (nuage-vert.com) consacrée à la Pétition visuelle et à l'Appel pour ne plus séparer nature et culture.

A peine lancée, cette pétition touche déjà 42 pays sur plusieurs continents. Les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." (18-21 juillet) présenteront une exposition sur ce thème du climat avec des images de la pétition visuelle et le glaciologue Jean-Robert Petit fera une conférence sur ses expériences aux pôles. Prenez date !

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29 : 11 : 18

PETITION VISUELLE INTERNATIONALE POUR LE CLIMAT

UN EVENEMENT Le lundi 3 décembre, c'est l'ouverture de la COP24 en Pologne. A cette occasion, Nuage Vert est membre fondateur d'une initiative internationale : LA PETITION VISUELLE INTERNATIONALE POUR LE CLIMAT (2degrees-petition.com). Le principe : des graphistes et artistes inventent des images sur la question climatique qu'ils offrent pour sensibiliser à ces questions avec des actions sur tous les continents.
Nous faisons le lancement : lundi 3 décembre à 12h30, des élèves et des adultes se rassembleront au siège de Nuage Vert (ancienne bibliothèque au jardin public d'Argentat). Ils choisiront chacune et chacun une image de la pétition visuelle. Ils la tiendront devant leur visage et nous ferons des photos et vidéos à diffuser !
SI VOUS POUVEZ, VENEZ SOUTENIR CETTE ACTION ARTISTIQUE SUR LE CLIMAT !

FAITES CIRCULER L'INFO (en une de nuage-vert.com et sur 2degrees-petition.com) !

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30 : 09 : 18

RENE PETILLON EST MORT

RENE PETILLON EST MORT

La mort du dessinateur René Pétillon est très cruelle, mangé par le cancer. Il avait un âge où désormais on a beaucoup de choses à faire.

Je ne dirai jamais assez l'estime que j'avais pour ce créateur si fin. Entre Palmer, le Baron noir ou ses dessins au Canard enchaîné, il trouvait, il trouvait l'idée décalée qui révélait la vraie nature du réel sous l'élégance de la loufoquerie.

Cabu l'admirait aussi et je n'oublierai jamais non plus notre trajet ferroviaire Paris-Limoges tous les trois pour nous rendre à Saint-Just-le-Martel, ni mes visites chez lui. Taciturne et caustique, René était un trésor de culture visuelle, de finesse politique et de malice. Il aimait les autres dessinatrices ou dessinateurs. Il restait éveillé sur tout et heureux depuis sa Bretagne aimée.

Il avait généreusement accepté de faire l'affiche des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages..." 2017 sur le thème : "Rallumons les Lumières !" Et il avait dessiné toute une palanquée de philosophes du siècle des Lumières, Voltaire en tête, venus rallumer les ardeurs sur une gabare à Argentat ! Merveilleuse image !

Je suis vraiment très triste de cette vie arrachée beaucoup trop tôt. René était un être d'une intelligence rare et un camarade tendre et pudique. Que faire ?

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27 : 09 : 18

APPDRE A VOIR EST AUSSI IMPORTANT QU'APPRENDRE A LIRE !

A l'occasion des Rendez-Vous de l'Histoire à Blois sort un hors-série du journal Le Monde intitulé : "50 images qui ont marqué l'histoire". Coordonné par Michel Lefebvre --grand spécialiste de la guerre d'Espagne et esprit curieux--, j'y ai apporté mes conseils et réalisé l'entretien d'ouverture.

Ce numéro a belle allure avec des images fortes. Inutile de chercher ce qui manque : choisir 50 images est forcément subjectif. Il a pris comme axe l'époque contemporaine et a privilégié le photojournalisme. Le magazine s'ouvre néanmoins sur beaucoup de problématiques. C'est ainsi un outil très utile qui permet d'inciter à aller plus loin en donnant des repères. A notre époque d'interrogations médiatiques fortes et de besoins pédagogiques grandissants, apprendre à voir est aussi important qu'apprendre à lire.

Il ne vous reste donc plus qu'à l'acheter et à le conseiller... C'est ce que j'ai fait !

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27 : 08 : 18

CEST QUOI VOYAGER ?

C'EST QUOI VOYAGER ?

Je reviens d'un long voyage : un mois entre Ile de Pâques et Andes. Cela fait 2 ans que j'ai commencé à préparer avec un agronome vidéaste ce qui devait être le tournage en 2017 d'un film sur l'origine des pommes de terre et leur rapport à la culturodiversité. Patatras, infarctus et suppression des crédits l'ont annulé. Tenace, j'ai élargi en 2018 la surface géographique et suis parti en famille avec des objectifs de collecte muséale (aidé par une petite agence spécialisée très réactive). Accord du cardiologue. Entretemps un déménagement m'a détruit le côté droit avec souffrances... Mais rien ne m'aurait arrêté...

Bon, le voyage c'est avant-pendant-après. Banal... Pas tant que cela car la rupture du voyage est dilatée. J'avais défini l'art comme : "A Real Trauma" (ART), tant il me semble que la dimension artistique forte bouleverse des choses profondes en nous. Pour un voyage c'est pareil. Un voyage n'est ni un transport, ni un séjour, ni un déplacement. Un voyage est une confrontation-fusion dont on ne revient pas semblable. Un voyage est un danger permanent.

L'avant, c'est le moment où on oublie tout, surtout l'essentiel, car on n'y est pas. C'est l'angoisse aussi, angoisse de problèmes graves qui transforment le voyage en cauchemar, angoisse de "glisser", de voyager aseptisé, en spectateur de l'ailleurs, en dehors partout.

Pendant, il importe de rester en éveil, de gratter sans cesse son peu de lucidité, car le temps est limité et ce qui n'est ni réalisé ni perçu ne le sera plus. Important de vivre (même en étranger forcément) chez des habitants. Important quand même de voir les spots touristiques avec du monde et le déversement des selfies moutonnier de celles et ceux qui veulent imposer leur tronche d'abord avant celle de la Joconde... Quel dérisoire besoin d'exister et quel mépris de ce qui fait décor. On devrait faire un concours de glottes... Mais c'est ainsi qu'on grimpe en car de la végétation tropicale aux hauteurs du Machu Picchu qui regarde le ciel. Et c'est inoubliable... Et on oublie les selfies...

Passés tous les périls de la bêtise ou de l'accident, le retour nous laisse broyés, cotonneux, sans notion du temps et de l'espace. Certes, nous avons bien travaillé avec un matériel considérable pour 3 expos sur du graphisme à l'Ile de Pâques, les origines de la pomme de terre au Pérou (3000 espèces...) ou les feuilles dans les Andes et leurs vertus médicinales ou magiques (dont la coca). Mais c'est dérisoire par rapport à ce que nous avons appris des jeunesses (ou des vieillesses) Rapa Nui ou Quechua, actives, inscrites dans le monde, avec une vraie conscience locale-globale.

Le plus agréable dans le voyage, en fait, c'est d'avoir voyagé. On peut alors faire le vieux sage qui a des sentences définitives à délivrer et emmerder les autres avec ses images devenues posters désincarnés... C'est l'explorateur de la soirée diapo... Pas un voyage mais une toile de fond.

Un vrai voyage est en réalité une marque indélébile qui transforme sa compréhension du monde. Un vrai voyage, cela ne se digère pas totalement. Un vrai voyage, il faut le ruminer.

En vache andine ou limousine ou de l'Aubrac, je rumine... Ce fut un vrai voyage.

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18 : 07 : 18

CA, C'EST ARGENTAT-SUR-DORDOGNE !...

CA, C'EST ARGENTAT-SUR-DORDOGNE !...

Ne ratez pas ces Rencontres-Promenades ! Il y a tant de moments passionnants et uniques. Les médias me demandent les "moments forts". Et je suis coincé par ces résumés médiatiques qui sont à l'inverse de ce que je construis... Pour moi, tous les moments sont choisis et forts, c'est ça le principe. Alors, pour être gentil, je fais un petit digest, mais après je m'en veux...

En tout cas, il y a une certitude : la venue de Jacques Villeglé, si délicieux, si pétillant à 92 ans, est un honneur et un vrai plaisir de tous les instants. Il est une pierre importante de l'histoire mondiale de l'art. Une pierre vivante, si cultivé, malicieux : on t'aime Jacques, comme artiste et comme être humain !

Avec Léa et Panos de l'école supérieure d'art Nord-Pas-de-Calais, il compose cette toile magistrale et importante qu'il offre à Histoires de Passages et Nuage Vert - musée mobile Vallée de la Dordogne : une oeuvre générique pour répondre à la question de base : "L'art, c'est quoi ?". Eh bien, on le prendra au mot et, grâce au soutien fidèle d'EDF, on va promener cette oeuvre fondatrice dans une opération intitulée "L'art dans les villages" : des étapes pour expliquer l'histoire mondiale du visuel à tous les publics en associant les acteurs locaux, avant de joyeusement cassecroûter ensemble...

Alors oui, si vous ratez ce moment historique jeudi au lancement des Rencontres-Promenades où Jacques sera avec nous, vous le regretterez. Et regardez donc l'ensemble du programme (histoiresdepassages.com) ! Et ne ratez pas non plus le moment émouvant où Marinette Cueco --native d'Argentat-- sera avec Pierre Bergounioux et Pascal Ory à l'entrée de l'"avenue Henri et Marinette Cueco". Et... Et.... Et...

BREF, NE MANQUEZ PAS !


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