01 : 05 : 15

Tu est plurofuturo ?

FAITES SAVOIR ! DIFFUSER DES IDEES SINGULIERES EST DEVENU UN VRAI ACTE DE RESISTANCE AUJOURD'HUI !

J'ai en effet résumé plus de 40 ans d'écrits philosophiques dans ce petit livre. Pour qu'il existe et contribue ainsi à véhiculer des approches neuves et indépendantes, merci de faire savoir, de diffuser l'info.

Résumé : Après une vie créative dans de nombreux domaines, Laurent Gervereau livre là un testament philosophique dans des mots simples et directs. Cet ouvrage invite à une lecture totalement neuve des mouvements à l’œuvre sur notre planète, brouillant les anciennes frontières religieuses, philosophiques, politiques. Pour l’auteur, notre humanité est en effet désormais véritablement séparée entre les tolérants et les intolérants ; entre les partisans d’un modèle unique hérité du passé mythifié et les défenseurs de la pluralité et du mouvement ; entre les tenants d’un dogme exclusif et ceux qui prônent les savoirs quelles que soient les convictions individuelles, la recherche scientifique expérimentale et critique, l’apprentissage à tout âge ; entre celles et ceux qui subordonnent leurs rapports aux autres à des intérêts personnels immédiats et les partisans de l’échange, de la solidarité dans le vivre-en-commun local-global, du choix à travers de multiples visions du monde, de la préservation de la planète commune. Bref, les monoretros contre les plurofuturos.

UN TEXTE ESSENTIEL POUR SE SITUER AU XXIe SIECLE ! D'ACCORD OU PAS D'ACCORD, A LIRE D'URGENCE !

Ce court texte incisif est de plus publié en 4 langues (français, anglais, chinois et arabe) grâce à des collaborations avec l’université du Caire et de Hong Kong. Il est suivi d’une biographie philosophique de l’auteur (l’histoire de ses réalisations et de ses idées).

LE MEILLEUR RACCOURCI DONC AUSSI POUR SAVOIR QUI EST LAURENT GERVEREAU ET CE QU'IL PENSE !

SORTIE LE 11 MAI 2015 : livre papier broché 164 pages, achetable sur ce site (rubrique "livres", éditeur : www.bod.fr) prix de vente : 19 euros et dans toutes les bonnes librairies (diffusé par le réseau de Gallimard, la SODIS).

A Paris, dépositaire : Librairie McGriffs, 111 rue Caulaincourt, 75018 Paris.

A Argentat sur Dordogne, dépositaire : Librairie L'Aire libre, 26 avenue Pasteur, 19400 Argentat.

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27 : 04 : 15

Le contournement local-global ou le temps des fourmis

Il a fallu des siècles depuis le Néolithique pour structurer les sociétés de facon pyramidale. Des empires ont tenté de régenter d'immenses territoires. Désormais, personne ne peut imaginer dominer l'ensemble d'une planète multipolaire. Et pourtant des entreprises inondent les continents de leurs produits et acculturent. Et pourtant des spéculations financières se jouent des frontières. Et pourtant des périls environnementaux atteignent jusqu aux zones les moins peuplées.

A défaut de gouvernement planétaire, il va falloir penser la solidarité humaine dans son environnement et élaborer un pacte minimal collectif. A l'autre bout du problème, la réalité est là : les Etats sont essoufflés et dépassés, aspirés par des forces qui leur échappent et en voie d'explosion, d'émiettement par l'aspect composite de leurs peuples. Ces constructions nationalistes du XIXe siècle ou post-coloniales du XXe siècle se montrent impuissantes devant les grands enjeux d'aujourd'hui et décolles des réalites de la vie quotidienne de leurs populations. C'est le cas des régimes autoritaires. C'est aussi le cas des régimes dits démocratiques, dont peu ont des systèmes de démocratie directe (comme la Suisse, par exemple).

Alors, la médiocrité règne. L'impéritie génère des chefs incultes et aveugles. L'inertie triomphe. La peur devient la méthode commune de gouvernement. Cela aboutit au triomphe de la pensée molle, du laisser-faire craintif et lâche, favorisant les privilèges en place et incapable de penser l'avenir au-delà des prochaines élections ou de son propre maintien au pouvoir. Les idées réactionnaires apparaissent souvent comme seule alternative, pourtant bien irréaliste (un rêve rétro). Hier la révolution était un leurre dangereux (monde parfait ?), aujourd'hui même l'évolution semble impossible, quand on bloque son regard sur le rétroviseur.

La France, à cet égard, est devenue une mauvaise caricature. De façon d'autant plus rageante qu'elle bénéficie d'atouts importants, humains comme territoriaux et culturels. Etat pléthorique, bureaucratique et inefficace, consanguinité d'une aristocratie des pouvoirs politiques-economiques-médiatiques. Engorgée, congestionnée, coincée par la technocratie triomphante cherchant à multiplier les procédures pour s'autoreproduire. Quelques exemples en vrac de ce qui n'est pas un réquisitoire mais un constat quotidien dû à une absence de vision globale : les disparités territoriales qui discriminent et ghettoïsent villes et campagnes ; côté médias, l'absence totale de débat sur un service public de la télévision qui n'en a que le nom (la France chérit l'hypocrisie) ; des syndicats faibles, divisés, qui sont les pires conservateurs du pays (aucune force de proposition sur les grands problèmes comme la nature du travail ou les retraites progressives), refusant tout par principe la plupart du temps ; peu abordé, les considérables aides publiques à la presse papier avec des journalistes multicartes, tandis que de nouveaux vecteurs d'information ou d'opinion sur le Net s'activent sans aucun soutien ; les énarques placés partout sans compétences, notamment dans la culture (Centre Pompidou) ; l'erreur de l'hommage quasi national au PDG de Total, entreprise qui évite l'impôt, alors qu'un militant écologiste mourait à Sivens ensuite sans honneurs (la révérence aux multinationales et le dédain pour les PME qui font le tissu de vie ou le monde associatif si important) ; enfin, plus grave encore, conséquence de tout cela, le fait que plus de 50% de la population ne vote pas, qu'une part importante de cette population manifeste son écoeurement en votant protestataire et que probablement 80% du peuple est ainsi insatisfait de l'offre politique.

Les exemples pourraient se multiplier dans tous les domaines. L'exaspération est à son comble : Voilà un pays qui continue par défaut. Pourtant, il existe beaucoup d'énergies locales. Il faudrait enfin les consulter et se rapprocher du terrain par un fédéralisme efficient. La pyramide a vécu. Ce sont désormais les strates horizontales qui importent, dont la première est le directement visible : le bassin de vie. Nous avons besoin de démocratie directe dans les quartiers de ville ou dans les campagnes. Tous ces acteurs invisibles du "faire" ne demandent en effet qu'à s'investir dans les circuits courts (ou l'excellence planétaire des savoir-faire locaux diffusés), dans les réseaux solidaires, dans la création numérique et l'immense chantier de l'invention environnementale (avec son volet culturel).

Mais, comme les Etats sont sourds, inopérants, les médias occupés à répéter les mêmes bêtises pour faire peur et vendre du scandale, il faut que les intelligences invisibles se développent puissamment en réseaux, ici et partout. Faire ici et échanger horizontalement avec le reste de la planète en oubliant par contournement ces Etats inadaptés aux enjeux qui sont les nôtres, et dont la dernière invention, après des guerres qui furent toutes des guerres civiles, consiste dans le terrorisme starifié.

Il est temps de s'occuper des vrais problèmes : quels choix de vie locaux et globaux ? Je le répète depuis des années. Je le répèterai tant que cela ne sera pas écouté. D'ailleurs, à force de ne pas plaire à l'ère de la séduction éphémère obligée, on peut finir par intéresser... Car chacune et chacun, à petite échelle, nous agissons, fourmis du devenir global. Faisons donc pression pour que ces Etats se coordonnent sur les enjeux communs des humains dans leur environnement. Le temps des fourmis est venu !

C'est ce que nous dit aussi Jean-Pierre à Québec avec cette photo prise récemment devant le fameux château Frontenac.

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10 : 04 : 15

TELE EN PERDITION...

TELE EN PERDITION...

On continue à pousser vers le privé un service public télévisé dont l'Etat se désengage. La redevance devient un impôt inique, inégalitaire, et l'omerta est totale dans tous les autres medias (par peur d'un effet boomerang et à cause du phénomène des multicartes) sur ce que devrait être véritablement un service public de la télévision en terme de fonctionnement et de programmes.

Peu importe car tout cela va éclater dans l'offre explosée du Net ?

Lisez : "Vous avez dit service public ?" sur www.globalmagazine.info !


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19 : 03 : 15

GORE ATTITUDE ET REVEIL DES VALEURS

Désormais, vous regardez la moindre image paisible et vous cherchez le cadavre. Nous sommes entrés à l'ère de la terreur. L'imaginaire et le supposé réel (en fait ce qu'on nous montre du réel, qui n'en est qu'une infime partie) ont basculé dans une primauté au gore et à la violence. Même pour les propos : il faut sans arrêt se mettre en colère à la télévision, sortir des formules provocantes pour tenir la "une" 24 heures (et encore) avec pilonnement incessant et surenchère : théâtre de caricatures grimaçantes.

Dans le domaine de la fiction, il n'existe désormais que policier ou horreur : point de sang, point d'histoire. Dans le domaine des informations, c'est le règne du fait divers, de la catastrophe et des terroristes superstars. Les terroristes ont ainsi compris la seule chose qui mobilise le news market : dans la conjonction hystérique de quelques "événements" répétés en boucle partout (on nous dit : "c'est ça l'actualité"), la primauté au plus violent pour esprits vaccinés dont les doses doivent devenir de plus en plus "hard".

Le corollaire est la course médiatique au premier prix de la victimisation, victimisation directe ou indirecte (celle de ses ancêtres). Le corollaire est des politiques et des médias qui passent leur temps entre catastrophe, attentat, prises d'otages, dans une "charity policy" qui est un moyen de justifier des heures de paroles pour ne rien dire et la perpétuelle déploration de l'impuissance collective, le tout-compassionnel, trouvant ainsi un levier pour restreindre sans arrêt les libertés publiques et contrôler la société en repoussant les autres sujets (pourtant bien plus importants que ces faits divers, comme Paris et sa région en record planétaire de pollution atmosphérique) : taisez-vous, obéissez, consommez, tremblez !...

A cet égard, sans tomber dans un complotisme maladif que j'exècre, constatons que comme dans la guerre froide où les deux camps se sont merveilleusement accommodés de la mobilisation totale contre l'ennemi total, les terroristes-stars des médias arrangent les pouvoirs politiques et économiques. Quelle belle invention que cette menace diffuse, brandie sporadiquement, qui permet de ne plus parler des injustices notables et des responsables de périls environnementaux... Cela renforce la police, les armées, le contrôle individuel des citoyens, la réduction des libertés, et occupe abondamment des médias sommés de ne plus parler du reste. Parfait étouffoir...

Cela correspond ainsi à une régression des libertés publiques partout, atrophie des capacités d'expression. Une grande guerre mondiale médiatique est en cours où l'invention de l'insécurité (pas plus importante en fait qu'à d'autres époques et parfois nettement moindre) ne conduit pas à la prise en mains locale de ses modes de vie mais à une grande déresponsabilisation générale, à des sociétés du contrôle. Dans la vie quotidienne, nous sommes ainsi entrés à l'ère de la surveillance généralisée, surveillance des gestes, des paroles, des goûts, des maladies. Il faut être normé. Il faut être cloné et servir gratuitement de panneau publicitaire. La policiarisation du monde se répand avec sa normalisation. Au nom de la "sécurité" et du profit financier érigé comme but suprême, plus personne ne bouge dans une paranoïa généralisée. Tout le monde contrôle tout le monde.

Il est temps d'ériger d'autres valeurs : d'éducation, de choix, de liberté d'expression et de modes de vie. Il est temps d'un grand décrochage contre cette idéologie de la peur.  Avec pragmatisme (en réprimant ce qu'il faut réprimer, avec des limites claires), il est temps d'affirmer notre capacité d'action locale avec des échanges globaux sur des enjeux, notamment environnementaux mais aussi culturels, qui sont notre présent et notre futur communs. Pourquoi un panurgisme chloroformant ? Pourquoi la déploration impuissante et le blanc-seing aux forces du commerce et de l'esprit communautariste et réactionnaire ? Pourquoi le silence sur tout ce que nous disons depuis des années avec la victoire absolue de solutions inopérantes technocratiques ou nostalgiques ?

Oui, Knowledge is beautiful ! Parce que nous n'avons que mépris pour les crétins abrutis criminels. Parce qu'un monde aux valeurs rationnelles est celui du savoir et du savoir-faire (ce qui se réalise pour histoiresdepassages.com où l'historienne d'art côtoie la cuisinière et où l'apiculteur croise le spécialiste de jeux vidéos). Un monde du respect mutuel pour les savoirs, un monde des connaissances, un monde de choix éclairés par l'apprentissage à tout âge. Il est inadmissible d'accepter l'abrutissement et l'inculture des money makers et des technocrates, se réjouissant de la veulerie et de la stupidité d'une télévision en train de mourir pour maisons de retraite et dépression larvée d'acheteurs compulsifs se mirant dans la bêtise de leur télé réalité.

Pourquoi la France ne vote plus ? Car notre phénomène national n'est pas l'émergence du Front national, épiphénomène de médias ayant survalorisé les idées réactionnaires, jusqu'à les faire passer pour "courageuses" alors qu'il s'agit d'un tissu de ringardises, d'aigreurs racornies inopérantes. Non, notre phénomène national est que la population ne vote plus : nous ne sommes plus dans un pays démocratique. Nous sommes dans un pays où une minorité désigne pour diriger une hyper-minorité autoreproduite qui ne satisfait nullement la majorité de la population..

Pourquoi tant de personnes ont décroché (comme moi) ? Parce que beaucoup sont écoeurés. Parce que nos valeurs sont ailleurs et nos vies se régénèrent à la qualité humaine de tant de personnes qui inventent et créent du lien entre les "gens". Parce que nous ne pouvons respecter ni l'imbécile criminel ni le dirigeant boutiquier inculte qui ne nous respecte pas. Parce que toute la fabrication de la pensée autour de l'argent (des économistes traditionnels jusqu'à Karl Marx lui-même, ou en tout cas ses disciples) ne saisit qu'un aspect de l'être-au-monde, avec cette cécité chronique où tout ce qui ne se quantifie pas n'existe pas : depuis longtemps, nous comprenons que le bien-être matériel est relatif et, en tout cas, ne constitue en rien la question motrice pour le bien-être moral (la détresse de tant de nos contemporains dans le "confort"). Les libertaires du XIXe siècle privilégiaient la qualité, ici et maintenant, du vivre-en-commun : toujours partir de l'individu et du présent pour construire ses relations sociales et le futur. Actuellement, en parallèle, cela n'a aucun sens de dire que des populations qui vivent sans argent sont "sous le seuil de pauvreté" : elles sont juste souvent dans d'autres valeurs de vie et la plupart ignorent la famine. Alors, nous disons aujourd'hui qu'importe d'abord la plus-value humaine et environnementale. Il faut un sursaut.

Apprendre à choisir. Oui. Donc apprendre. Internet sera ce que nous en ferons. C'est grâce aux repères (notamment en histoire du visuel, ma marotte mais on ne peut plus laisser les jeunes et moins jeunes recevoir toutes ces images indifférenciées sans outils pour identifier) que nous inventerons une démocratie de l'information qui n'existe pas (au contraire, plus il y a d'infos moins elles circulent, laissant un panurgisme orienté saisir la planète). Inventons la diversité. Dénichons les animistes des villes et les philosophes urbains. Encourageons les innovants des campagnes connectés et cultivant les échanges de proximité : des locaux-globaux.

Knowledge is beautiful : c'est ainsi que nous aurons des mutations généreuses en faisant sauter les barrières villes-campagnes, nord-sud. Faisons des KNOWLEDGE PRIDES ! La révolte des savants (dans tous les domaines car un Wayana vivant en forêt est très savant concernant son écoystème) devient indispensable pour remettre les choses en place localement et globalement. Nous avons des périls environnementaux communs. Nous avons des destructions culturelles. Il faut mettre en avant de nouveaux modèles qui ne sont pas fondés sur l'argent ou la puissance mais sur les connaissances et la valeur humaine. Des justes et des savants. Des tolérants contre les intolérants. Des apprenants contre les limités anonnant les dogmes sans réfléchir.

Car les agents de l'horreur sont très très très minoritaires et très très très survalorisés. Et si nous mettions alors d'autres modèles sous les feux des projecteurs ? Si nous respections nos trésors locaux, nationaux, internationaux dans tous les domaines ? Si nos présidents et nos technocrates respectaient un peu celles et ceux qui savent et celles et ceux qui font (et pas seulement le PDG de Total quand il meurt dans un accident, alors que sa société s'arrange pour ne pas payer d'impôts) ? L'heure est venue du combat des valeurs et de l'inversion des valeurs. Alors, oui, il est temps de refuser l'inacceptable : la criminalisation de l'imaginaire pour obtenir la passivité terrorisée des citoyens. Ces merdes de terroristes ne méritent pas la "une" quand le Président de la République n'est pas allé à l'enterrement d'Alain Resnais et n'en fait pas un deuil national, quand la dernière épicerie d'un village se bat en vain, quand la discrimination éducative est à l'oeuvre. Wake up !


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01 : 03 : 15

JE SUIS DE FRANCE !

Va-t-on enfin sortir de l'hystérie communautariste qui risque de mettre la France à feu et à sang ? Nous avons des identités imbriquées. La question est de les choisir. Nous vivons des réalités stratifiées du local au global. La question est de les assumer.

On nous parle sans cesse d'un "récit national" inventé au XIXe siècle et désormais parfaitement obsolète. Portons le "récit millénaire de la France" ! Portons tout le passé de ce territoire de migrations incessantes, de croisements et de cultures diverses, d'influences variées, mais dans un destin commun autour de valeurs à portée universelle ! Sans complexes par rapport aux visions rabougries et poussiéreuses, défendons un vrai message pour aujourd'hui et pour demain, un message rassemblé dans cette France ici et outremer : soyons France-Monde !

Il est absurde de laisser le terrain ouvert à des visions idéalisées du passé (sacralisant de plus la vie de cour à longueur de blingbling télévisuel...), mensongères sur le présent. Parler de France-Monde, du local au global, d'ici aux enjeux planétaires, n'empêche pas d'être profondément attaché au localo-local, plus sûrement que les monstres de l'argent toujours plus accumulé ou que l'aristocratie bureaucratique totalement déconnectée de notre vie quotidienne. Oui, être France-Monde, c'est privilégier le retour au local, dans chaque quartier des villes ou dans les campagnes. C'est même d'abord s'attacher aux initiatives de terrain en réseaux pour défendre les traditions choisies et permettre des innovations.

Il ne faut plus rien céder à la vulgate réactionnaire basée sur le fait que la population ne vote plus (ou Front national pour exprimer son ras-le-bol), est écoeurée et que les politiques boutiquiers nationaux sont devenus incapables de la moindre idée mobilisatrice, quand les questions de justice, de transformation sociale et d'impératifs environnementaux pourraient mobiliser largement la population active, soutenue par des retraités qui ne veulent plus être regardés comme des citoyens de seconde zone. Oui, être France-Monde c'est penser questions sociales et écologie --au sens d'une chance pour arrêter les crimes environnementaux et culturels qui se perpétuent.


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10 : 02 : 15

NON, LA FRANCE N'EST PAS REACTIONNAIRE !

TOUS LES EVENEMENTS LE MONTRENT : LE VRAI COMBAT DESORMAIS SUR LA PLANETE EST ENTRE LES TOLERANTS ET LES INTOLERANTS !

PAS DE FAIBLESSE ENVERS LES REACTIONNAIRES, LES DICTATORIAUX DE TOUS POILS (RELIGIEUX OU NON). NOUS VOULONS BATIR DES SOCIETES OUVERTES, EVOLUTIVES, OU LA LIBERTE DE CHOIX INDIVIDUEL EST UNE VALEUR PREMIERE !

NON, LA FRANCE N'EST PAS MAJORITAIREMENT REACTIONNAIRE, PEUREUSE, FERMEE SUR ELLE-MEME !

FRANCE OUVERTE OU FRANCE FERMEE ? IL FAUT RASSEMBLER LES PARTISANS D'UNE FRANCE OUVERTE, PROPAGER LES IDEES D'UNE FRANCE-MONDE SOLIDAIRE, LIBRE, FIERE DE SES TRADITIONS CHOISIES ET INNOVANTE ! C'EST LE PARTI DU FUTUR !

A France-Monde, horrifié par l'attentat du 7 janvier 2015 à Charlie-Hebdo --sans être dupe de l'instrumentalisation politique de l'émotion--, on a échangé, on a parlé, on s'est posé des questions simples sur la vie hexagonale. Ces questions ont une portée singulière au temps des réveils italiens, grecs ou espagnols. Des questions qui ne sont pas juste françaises (ne nous obnubilons pas de notre nombril) et qui perdureront. Les crimes commis au Danemark contre la liberté d'expression et pour le chantage à la terreur le confirment sinistrement.

Prenons date :

- le 11 janvier 2015 en France, les personnes descendues AVEC GRANDE GENEROSITE ET SINCERITE dans la rue ne sont-elles pas sorties avant tout pour montrer la solidarité, la défense des libertés, l'importance du vivre-en-commun, le ciment de la citoyenneté et de la laïcité, et pas l'ultra-sécuritarisme, la restriction des libertés, la technocratie aveugle et sans idée ou le communautarisme (une JOURNEE DES DUPES) ? LA VOLONTE D'ALLER DE L'AVANT ENSEMBLE CONTRE LA FRANCE MOISIE DES PETITS INTERETS PARTICULIERS ET DES DESABUSES CHRONIQUES EN CASTE NANTIE.

- que des individus comme l'écrivain Houellebecq (notre néo-punk attardé) apparaissent comme le nec plus ultra de la pensée nationale est accablant : c'est comme quand les "nouveaux philosophes" découvraient que le communisme soviétique était liberticide dans les années 1970, alors que Voline définissait le "fascisme rouge" en 1934. Remettons en route les chemins du vivre ensemble à la base par la coopération, les échanges de proximité, la relativité des points de vue et les croisements de civilisations : DES IDENTITES IMBRIQUEES LOCALES-GLOBALES. Réveillons-nous et parlons pour aujourd'hui et demain, sans rien accepter de ce qui nous détruit.

- la question principale désormais n'est-elle pas la frontière entre les tolérants et les intolérants, qu'ils soient religieux ou non ? Ce que Laurent Gervereau définit comme la fracture entre les MONORETROS et les PLUROFUTUROS. Chaque propagande et chaque époque a besoin d'identifier le "Diable" pour mobiliser, mais au risque puissant des manipulations et de l'aveuglement dans la guerre mondiale médiatique. Ayons à coeur de construire le lien minimal souhaitable entre les humains et des humains avec leur environnement : une éthique planétaire. Ne nous définissons pas par défaut : BE ETHIK ! Et mettons partout en marche la volonté du choix pragmatique entre des traditions à préserver et des novations indispensables : CHOICE !

- la financiarisation de l'économie et les injustices majeures exponentielles ne sont-elles pas des dysfonctionnements économiques énormes, tels d'ailleurs que les apôtres historiques du libéralisme les désavoueraient ?

- la sclérose de l'administration verrouillée par des syndicats réactionnaires et une haute administration pléthorique, inefficace et inamovible (l'énarque français inutile prolifère, passe de poste en poste et coûte jusqu'à la retraite) n'est-elle pas la négation de la notion de service public ?

- la mort de la démocratie remplacée par le sondage et des élections sans choix ne constitue-t-elle pas une aberration au temps où le référendum pourrait permettre de consulter en ligne --avec accompagnement pour les déconnectés-- les citoyennes et citoyens en leur permettant de faire remonter tout ce qui vient de ces territoires MAJORITAIRES abandonnés (des campagnes aux banlieues) et des nombreux habitants hors jeu (jeunes, immigrés, sans emploi...) ?

- le réveil indispensable n'est-il pas celui fondé sur les forces vives voulant construire un futur de JUSTICE et de DURABILITE, de lien social et de tissu solidaire du local au global --en partant de la RECONSTRUCTION DE PROXIMITE--, au temps des périls environnementaux et des destructions culturelles majeures ? BE SOCIOECOLO !

- le réveil indispensable n'est-il pas celui où on ouvre les yeux sur notre France-Monde, sur ses capacités, sur le refus des idéologies nécrophages fondées sur un passé mythifié inopérationnel, ces discours du désabusement ou de la fermeture et de l'arrêt de l'histoire sans concrétisation possible autrement que dans la guerre civile et la ruine économique, pour repartir à imaginer un destin commun dans et grâce à la diversité ?

Disons-le, s'il y a eu une seule chose qui a émergé du 11 janvier 2015, c'est que le monde de l'ignorance, du mépris du savoir, de la médiocrité du tout-argent, des hurlements bêtifiants sur écran pour garantir la page de pub, des faits divers et crottes de chiens à la une, de la peur agitée sans cesse, était démasqué. Le temps des boutiquiers est révolu. Peut-on respecter les ignares, les bornés, la violence des armes, du muscle ou de l'argent ? Peut-on continuer à supporter les cris et la veulerie, l'abrutissement et la lâcheté, la manipulation des faibles, l'enrôlement et la robotisation des peuples dans des comportements obligés au sein d'un grand hôpital planétaire ? LA LUCIDITE EMERGE ET LES MEDIA TRADITIONNELS DEVRAIENT VITE S'EN APERCEVOIR, SOUS PEINE DE PERICLITER TOTALEMENT DANS LE DISCREDIT.

On l'a compris, il faut éduquer, éduquer à tout, pas seulement à la citoyenneté et au langage, mais aussi aux images et à la vie économique et associative. Il existe une demande de savoirs qualifiés à tout âge, une volonté de choisir ce qu'on préserve et ce qu'on change (rétrofuturo). Il faut alors admirer nos savants et nos créateurs, Réévaluer les modèles sociaux. Voici venu le temps de la recherche, de l'expérimentation, des savoirs comparés, des créateurs, de nouveaux imaginaires de partage. KNOWLEDGE IS BEAUTIFUL !

Il s'agit de redéfinir les humains honnêtes et respectables au XXIe siècle en fonction de contextes et de situations variés. Pour cela, fondons autrement nos valeurs : sur la justice et la durabilité, les connaissances et les innovations, le partage et la tolérance.

IL FAUT UN REVEIL ETHIQUE DANS NOTRE FRANCE-MONDE ! 


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06 : 02 : 15

Dissémination de signes choisis !

Vous ne voulez plus être des supports de publicités commerciales ? Vous voulez faire partager certains des 47 signes "local-global" (voir le petit dessin clignotant sur www.gervereau.com), qui sont montrés un peu partout sur la planète ? Désormais, vous pouvez acheter des t-shirts et des sacs coton. Allez voir quelques exemples : http://www.atelierparigot.fr/21-localglobal

Disséminons les signes que nous avons choisi et pas ceux que nous subissons en militants robotisés des intérêts des autres !...

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14 : 01 : 15

CABU ET CITOYENNETE

Le Musée du Vivant (www.agroparistech.fr), premier musée international sur l'écologie et le développement durable, dit merci à Cabu qui lui a donné la plus importante collection publique de dessins (depuis 1954) et réalisé son logo. Une expo-hommage a été présentée en 2014 et un livre est publié : "Cabu à la ville, Cabu aux champs", album avec de nombreuses reproductions en couleur (voir sur lulu.com).

Sur les questions citoyennes --d'autant plus importantes aujourd'hui--, l'exposition commune au Musée du Vivant et à la Ligue de l'Enseignement (www.decryptimages.net) est gratuitement visible en ligne et téléchargeable : "Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public". Enfin, rappelons l'album de bande dessinée réalisé par Cabu avec Laurent Gervereau chez Robert Laffont : "Le Monde des images. Comprendre les images pour ne pas se faire manipuler".

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09 : 01 : 15

ET MAINTENANT ? REVEIL CULTUREL !

ET MAINTENANT ?

PAS DE RECUPERATION SECURITAIRE DU DEFILE DE LA GENEROSITE !

TOUTES RELIGIONS ET VISIONS DU MONDE CONFONDUES, LA VRAIE FRACTURE EST ENTRE TOLERANTS ET INTOLERANTS !

LES SAVOIRS CONTRE L'IGNORANCE, LES CIVILISATIONS CONTRE LA TERREUR : ORGANISONS LA RESISTANCE CULTURELLE !

Pour celles et ceux –ils sont nombreux—qui ont suivi l’exceptionnelle génération de dessinateurs des années 1960, à la fois dans la bande dessinée et le dessin de presse, les crimes qui viennent de se perpétrer horrifient, laissent sans voix mais pas sans réaction. En effet, ils horrifient humainement bien sûr car beaucoup –comme moi—ont eu le privilège de connaître personnellement l’équipe de Charlie Hebdo. Ils horrifient aussi parce que ces actes abjects ne sont pas seulement la négation de la liberté d’expression, ils démontrent une négation de la culture et du savoir dans la société d’aujourd’hui.

Des trésors nationaux qui doivent faire repère

Difficile de ne pas parler de son expérience en l’occurrence, quand immense tristesse, colère et esprit de résistance se mêlent. En 1989, j’avais organisé au Musée d’histoire contemporaine une exposition sur l’histoire du dessin de presse en France « De de Gaulle à Mitterrand ». Notre pays a eu en effet une génération exceptionnelle de créateurs dans les années 1960, qui ont d’ailleurs souvent pratiqué aussi bien le dessin de presse que la bande dessinée. Ils se sont groupés autour de deux magazines : Pilote, fondé en 1959 par René Goscinny et Hara-Kiri, lancé en 1960 par François Cavanna et Georges Bernier, ajoutons le rôle –souvent oublié—de Pif dans la découverte de jeunes talents, tel Gotlib Et des passerelles existent entre les deux rédactions de Pilote et d’Hara_Kiri, puisque Fred réalise toutes les premières couvertures d’Hara-Kiri et va créer en 1965 la série de Philémon à Pilote et que Cabu fait partie de l’équipe d’Hara-Kiri à son retour de la guerre d’Algérie en inventant le personnage du Grand Duduche –sorte de double de lui-même, même s’il pouvait s’en défendre-- à Pilote en 1962. Ces créateurs sont aujourd’hui relayés par une nouvelle génération brillante dans la bande dessinée.

Osons le dire : ce sont des trésors nationaux. Mais faut-il attendre la mort des Topor ou des Cabu pour les célébrer à leur juste mérite, comme nous aurions pu célébrer davantage un Alain Resnais ?

Prenons un exemple : Cabu, qui m’est proche. On vient de l’assassiner. Comment arriver à imaginer une chose pareille ? Comment associer les mots « Cabu » et « assassinat » quand on l’a connu. Je fréquente Cabu depuis les années 1980. Dernièrement, il a bien voulu créer le logo du Musée du Vivant et y donner la plus importante collection publique de ses dessins. Et il vient d’offrir il y a quelques semaines son affiche au futur festival d’Argentat sur Dordogne « Histoires de passages… », qui lui sera dédié en juillet. Cabu est probablement avec Cabrol et Sennep un des plus grands caricaturistes du XXe siècle. Qui ne l’a jamais vu réaliser une caricature après 3 secondes de coup d’œil sur le modèle n’a rien vu. C’est de plus un « graphomane » (le magistral Willem aussi et d’autres), reporter dessinateur de tous les instants et sur tous les sujets, de la vie quotidienne à l’actualité. Bref un dessinateur d’exception, comme Jean Giraud-Moebius, pouvant tout représenter, dans tous les registres, voyant en 3 dimensions, n’ayant aucune limite technique, d’une grande culture. Oui, un trésor national.

Cabu est –impossible de parler de lui au passé— une personne qui exprime sa violence et ses rejets de la violence dans ses dessins, sa peur, l’horreur, lui qui est revenu pacifiste de la guerre d’Algérie, lui qui a été un antinucléaire dès les années 1960 derrière Jean Rostand et un des piliers avec Reiser de La Gueule ouverte créée par Pierre Fournier en 1972, alors que débutait juste l’écologie politique. Dans la vie, Cabu est une personnalité exceptionnelle : d’une probité, d’une modestie, d’une gentillesse avec toutes et tous, d’une tolérance... Empathique, se souciant des autres, faisant croire à chacun de ses amis qu’il était le seul. Impossible décidément d’associer « Cabu » et « assassinat ». Impossible d’imaginer un pareil obscurantisme.

Parlons un peu de l’aventure collective. Quand les foules brandissent aujourd’hui « nous sommes Charlie », elles le font sans savoir qu’il s’agit d’une référence à un grand moment de censure en France : l’interdiction de Hara-Kiri Hebdo à la mort du général de Gaulle en 1970. Car c’est bien à cause de cette interdiction que Georges Wolinski a proposé à l’hebdomadaire satirique de reparaître avec un titre malicieux qui était à la fois la reprise du titre Charlie mensuel créé en 1969, publiant des bandes dessinées (notamment Charlie Brown), et évidemment une allusion au « grand Charles » (de Gaulle) : Charlie Hebdo.

Mais, dans sa longue histoire, interrompue et relancée, disons-le, la bande à Charlie n’a pas toujours été beaucoup soutenue. Il est donc important qu’elle le soit aujourd’hui, que le mouvement d’émotion ne soit pas éphémère mais provoque des mutations indispensables, des prises de conscience. Nous sommes en effet ici face à des questions qui interrogent la société dans son ensemble : ne pas assimiler une religion à ses extrémistes d’abord, mais aussi comprendre que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre, à défendre contre la censure larvée, l’autocensure, mais aussi à défendre face à la nouvelle arme de la censure. Cette nouvelle arme s’appelle le silence. La multiplication des informations et leur circulation exponentielle ne favorise en effet pas le choix mais l’hyperconcentration des « nouvelles » qui tournent en boucle, permettant d’ailleurs beaucoup d’instrumentalisations. Des Charlie Hebdo sont donc nécessaires. La démocratie de l’information est une chose à reconstruire : elle est vraiment en péril, pas seulement à cause de la mauvaise santé des organes de presse.

Un Réveil culturel indispensable

Nous venons de vivre des années d’obscurantisme où sur les écrans des nouveaux riches incultes étalaient à foison leur argent, où des footballeurs ou des acteurs étaient starisés comme les piètres comédiens de la téléréalité, donnant leur avis sur tout, tandis que savants et créateurs restaient dans l’ombre. Oui, quand il faut manipuler des consommateurs passifs et addictifs, dociles, l’acculturation et la déculturation sont des moyens utiles. La défaite de la culture est maintenant patente partout. Il existe même désormais une fierté de l’inculture qui sert les populismes alors qu’elle est un mépris du peuple.

Aujourd’hui, ce crime contre la liberté d’expression sera-t-il alors l’occasion de réévaluer la culture, les cultures, les savoirs comme valeurs premières, comme condition absolue de l’exercice des libertés ?

La Culture est d’abord mal vue aussi parce qu’elle est mal définie. Souvent, elle est en effet considérée tel l’apanage d’un lobby étriqué, un fonctionnariat désuet de professions agrippées au guichet de l’Etat ou des collectivités locales. Parce que cette vision de la Culture est une vision élitiste. Si on pense Musée, par exemple, on pense Musée d’art, or le Musée traite de multiples sujets en prise directe avec les préoccupations de toutes les strates de la population. Il faut en fait changer le périmètre et penser désormais « des Cultures ». Ensuite, parce que le coût est systématiquement mis en avant comme si chaque centime dépensé était un centime de trop par rapport aux vraies priorités. « La Culture, ce n’est pas vital », nous dit-on, ce n’est pas un besoin premier.

Faux évidemment, car la Culture est, disons-le, le ciment du vivre-en-commun et du lien social. Oui, la gastronomie est un fait culturel fondamental, par exemple, comme la défense des paysages : « Cultures de tous, Cultures pour tous ! ». Et puis, parlons argent sans fard. La Culture, ce sont aussi des industries culturelles exportatrices. Le tourisme est un fait culturel. Pourquoi les touristes viennent-ils si ce n’est pour le patrimoine ? Le patrimoine et les savoir-faire ne sont pas juste des coûts, mais du profit. Quand Barack Obama va à Hollywood pour dire que le cinéma est le fer de lance de l’American Way of Life, donc des industries américaines, il a compris les enjeux. La Culture n’est pas l’ennemie des entreprises, elle est son totem.

Car les Cultures font image. Des bâtiments ou monuments sont des emblèmes (la Tour Eiffel) comme des œuvres ou objets (la Joconde ou le Pendule de Foucault). Nul doute que le Musée des Confluences, ce musée qui parle de façon locale-globale (Lyon parle à l’ensemble de la planète ainsi), ne puisse devenir une formidable vitrine pour la ville et ses entreprises. Il s’agit alors d’utiliser le Musée comme un vrai partenaire. De la même manière, le Président de la République doit défendre nos terroirs et les porter tels des étendards, faire une vraie mue rétrofuturo : le choix de traditions fortes mêlées à l’innovation. C’est également un enjeu fondamental dans la guerre mondiale médiatique actuelle.

Enfin –troisième et dernier aspect--, cultures et savoirs sont la base de choix individuels, donc de la liberté des citoyennes et des citoyens. A tout âge, il faut apprendre à voir comme apprendre à lire. Contre le modèle du consommateur passif addictif acculturé, « Knowledge is Beautiful ! ». Lançons des Cultural Prides. Célébrons ouvertement nos créateurs/trices et nos savant(e)s car ils sont des modèles indispensables, au moins autant que les footballeurs. La défense de la diversité constitue la condition de l’exercice possible de la liberté. Il s’agit du fondement d’un exercice démocratique à reconstruire. Les médias devraient nous seriner avec cela puisque leur existence même est liée à cette nécessité (sinon, il faut en revenir à un organe central de propagande ou un pur espace de vente).

Pour toutes ces raisons, il est temps –surtout dans notre pays si riche en la matière—de se ressaisir et que le Président de la République défende ce qui fait signe sur nos territoires dans une acception large de la notion de « Culture » (les « Cultures ») réconciliant élitisme et formes populaires. La défaite culturelle, de toute façon et nous le voyons, c’est le règne de l’ignorance et donc de la manipulation, mépris des formes populaires et bunkerisation élitiste, acculturation généralisée en tout cas. Quand on ne sait plus valoriser ses monuments et ses trésors nationaux vivants, quand l’ignorance devient une fierté, se développent le déchirement communautariste et l’asservissement dépressif des masses. Le temps du Réveil culturel est donc venu. Inaugurons l’ère des confluences, de cette France plurielle, de cette France-Monde ouverte sur le monde et fière de ses traditions choisies.

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07 : 01 : 15

L'horreur

Je suis anéanti par ce qui s'est passé à Charlie-Hebdo

Cabu venait d'accepter de faire cette image pour nos prochaines Rencontres.

La liberté d'expression est massacrée aujourd'hui par le silence et par le sang

Résistons au nom de valeurs sur lesquelles nous ne transigerons pas. Plus que jamais, notre planète est séparée profondément entre les défenseurs de la tolérance --toutes convictions confondues-- et les commandos de l'intolérance et de l'obscurantisme.

RESISTONS !

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