30 : 12 : 09

! relativo 2010 relativo !

En novembre, je sortais de Tombouctou pour plonger dans les dunes du Sahara en guettant les caravanes au soleil couchant. Fin décembre, je hante nuitamment le cimetière de Pont-l'Abbé-d'Arnoult (pays des mojettes en Charente) et m'éblouis au mot de "TEMBOCTOU" sur la stèle de René Caillié.

Nous entrons dans une année "relativo", une année du local-global, une année où il va enfin falloir que les médias généraux brisent leur banquise et rendent compte de tout ce qui émerge. Pensée relativo, philosophie du relatif. Partout, des expressions variées apparaissent qui se sont emparées des techniques nouvelles. Avec les "0" de cette année à mammelons, allons donc nous amuser à lancer des mots rollers, des mots motos, des mots culbuto : rétro-futuro, singulo-pluro, ecolo critico, cinema-espresso...

Relativo, relativo, faisons foisonner les idées, au diable les slogans uniques au temps des spectateurs-acteurs partout : comparatisme, histoire stratifiée, évolutions diversifiées, identités imbriquées. Bientôt, nous irons à Tombouctou sur la tombe d'un Peul amateur de mojettes, chroniqueur en ligne de Pont-l'Abbé-d'Arnoult.

Post scriptum. On pourrait probablement appeler la trilogie de livres mis en ligne (Vers une écologie culturelleUn monde micro-macro ; Renverser le monde ) : Ici et partout. Trois étapes d'écologie critique pour planète mutante. Elle explique l'environnement au sens large, nos évolutions perpétuelles et le refus d'une norme, fût-elle idéale. Pas de planète globalisée, une planète relative, à la fois diverse et solidaire.

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17 : 12 : 09

écologie critique, critique de l'écologisme

L'écologisme bêlant est insupportable. J'ai insisté sur la nécessité d'une écologie culturelle, c'est-à-dire sur le fait de prendre en compte les individus et les cultures dans ce qui est aujourd'hui broyé par une machine de production de masse mondiale et pas seulement les dérèglements climatiques ou les pollutions et éradications concernant la faune, la flore, l'air, l'eau, la terre. Pensée d'ensemble permettant la reconstruction d'un vivre-en-commun fondé sur la diversification de la diversité à travers une philosophie de la relativité.

We are millions. Say you are plural. We understand a moving world, we need relativity and critical ecology !

Il faut maintenant insister aussi sur une écologie critique. L'impératif environnemental demeure fondamental (il suffit de voyager pour le constater). Ce n'est dons pas une critique de l'écologie qui importe --plutôt sa défense partout-- mais un refus de l'écologisme, de la religion de l'écologie, de l'écologie-écran aussi (repeindre en vert pour vendre comme avant), qui quitterait son lien nécessaire avec la science, l'expérimentation et le débat philosophique. Disons-le clairement, on peut être écologiste et comprendre la chasse, une certaine chasse. On peut avoir un souci du développement durable en refusant justement de figer des zones entières ou de préconiser une croissance négative : croissance durable signifie croissances diversifiées. Bref, l'écologie mourra le jour où elle oubliera sa dimension première, scientifique, et donc sa dimension critique et expérimentale. Vouloir imposer un seul modèle opératoire est voué à l'échec.

Alors, pour promouvoir ces idées qui se répandent malgré la pesanteur des machines-à-penser obsolètes, voici quelques nouveautés en ligne :

REGARDEZ, PROPAGEZ, FAITES SAVOIR !

Cinq films longs-métrages sont lancés sur des thèmes essentiels du monde aujourd'hui (allez voir dans "films") : concernant aussi bien les médias, les images globalisées, le caritatif, les pollutions et la refondation des modes de vie.

Un travail photographique --qui peut être exposé, projeté-- est visible dans "photos" : de l'anti-tourisme en Mongolie.

Un livre clôt une série de réflexions sur les transformations actuelles. Il est publié en ligne (ce qui, de fait, touche plus de monde que beaucoup de publications sur papier ; sans aucune hostilité au papier cependant ou à d'autres vecteurs) :

Après : L'Homme planétaire ; Pour une philosophie de la relativité ; Vers une écologie culturelle ; Un monde micro-macro ; une oeuvre se poursuit ainsi pas à pas :

RENVERSER LE MONDE. Chroniques du Laos, de Mongolie, de Paris et d'autres ailleurs
 
"Ce livre charrie des réflexions sur notre monde en interactions, notre planète relative. Il raconte des identités imbriquées, toutes ces tensions micro-macro qui zèbrent les grandes villes ou des peuples jamais isolés. Il est une invitation à la curiosité, à la défense de l’écologie culturelle, à l’exercice critique et à des pensées réversibles. Oui, il est temps de renverser le monde, de regarder les cartes à l’envers, de se penser à partir d’ailleurs.
 
Ce livre nous promène ainsi sur des routes différentes. Il plaide pour des co-évolutions, des informations multi-points de vue, en refusant les évidences du « progrès » et l’insolence des charity shows. Il ouvre ainsi les pistes de rapports sociaux et mentaux différents dans un monde mutant en réseau, celui d’individus singuliers-pluriels. A l'ère de la télévision, Guy Debord avait attaqué la "société du spectacle". Au temps d'Internet, voici l'émergence, dans la guerre mondiale médiatique, des spectateurs-acteurs."

Voilà, maintenant je vais me reposer, bientôt me taire et sûrement mourir.

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08 : 12 : 09

Vivant

Quand on revient asphyxié de cette immense poubelle polluée qu'est devenue l'Inde, on mesure l'urgence absolue d'arrêter les emballages plastiques, le crime multiple de la déforestation et le pétrole comme carburant. On tombe pourtant sur un hôpital de vaccination de masse pour un danger putatif (il faut écouler le stock de vaccins) et une psychanalyse collective sur l'identité nationale : décidément, notre grande maison de retraite va mal.

J'ai survécu à des milliers de kilomètres, à des soirs âcres de fumée et navigué sur la mer d'Oman, cloaque infâme : partout, le même constat. Alors, à l'heure de Copenhague, de la gesticulation tous azimuts et de l'écologie religieuse, le réchauffement climatique forme un des aspects des crises diverses à l'oeuvre, dont la moindre n'est pas l'acculturation de populations entières.

Certains de mes amis s'énervent de ce tsunami de bons sentiments intéressés. A juste titre. Mais ne faisons pas la fine bouche : si le climat incite à traiter d'autres questions de fond, tant mieux. Ainsi, le replâtrage hâtif d'un capitalisme financier infect, multipliant dans l'irréel les disparités, ne peut dissimuler la nécessité de refonder le vivre en commun, en prenant des exemples partout et en permettant des évolutions différenciées (abolir le diktat du modèle unique, évoluer toujours mais dans la variété des choix). De même, les saccages matériels et mentaux sur la planète sont si immenses et patents que seuls des salauds ou des crétins peuvent persister à nier la nécessité d'intervention immédiate.

Il faut en effet ne pas sortir de leurs lieux préservés pour rejeter l'idée d'une absolue urgence à organiser le travail autrement, les entreprises, les échanges locaux et globaux, et de fixer une priorité cardinale à l'impact environnemental. Salir la terre, la mer, mais salir les hommes aussi. L'environnement est un tout : écologie culturelle.

Ne soyons pas touristes, voyageons. Et changeons nos têtes.

Bientôt un nouveau livre en ligne, une expo photo et l'annonce de cinq longs-métrages. Ouf.

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17 : 11 : 09

Défaut d'identité ?

Vous savez que je suis allé m'inverser la tête en écoutant des Maliennes et des Maliens pour un film décapant (ici avec le bonnet Dogon offert par le maire de Sangha). J'enchaîne en allant suivre, en images non commentées, des situations diverses en Inde. Retour le 7 décembre si tout va bien (et merci au passage à ces Net-visiteurs quotidiens du Japon ou de Vanuatu, des USA ou d'Egypte...). Expérience fortes, même si elles sont faites dans des conditions difficiles, qui sont un défi pour ma santé.

Alors, je retrouve Paris --que j'aime et que je hais tant-- en transit. Comment comprendre l'atmosphère dépressive et moisie de ce pays ? Ailleurs, les populations bougent, construisent, changent. Ici, trop gâté probablement et vieilli, tout le monde râle.

Je pense qu'il est urgent d'envoyer les Français et les Françaises travailler à l'étranger pour leur aérer l'esprit. Ils comprendront ce que j'ai théorisé depuis longtemps : nos identités imbriquées planétaires, qui ne s'annulent pas mais s'additionnent. Alors, ils aimeront être français comme les Dogons aiment être maliens, ils aimeront être parisiens, ils aimeront dialoguer avec la planète, comme dans le cyber-centre de Sangha. Ils évolueront dans leurs goûts et leurs habitudes, comme le font les Dogons.

Bref, ils ne se poseront plus de faux problèmes et sauront porter un regard lucide, local et universel.

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19 : 10 : 09

Au pays des images hybrides

Par monts et par vaux, par mers et par avions, par volcans et par ruisseaux. D'ici la fin d'année, je crapahute et filme. Quand je rentre et vois les visites quotidiennes de ce site, issues vraiment de tous les continents, cela m'encourage. Cinq longs métrages vont bientôt pouvoir circuler. Une exposition virtuelle (réelle bientôt ?) sera mise en ligne sur l'intrusion de la culture globale en Mongolie : de l'anti-photo touristique, de l'anti-pittoresque.

Et, la tête enturbanée de sommeil, les neurones frits carbonisés, je reviens du Japon. Belle surprise que celle d'une population courtoise partout et d'une société esthétique, raffinée, leçon de civilisation, cela me rappelle le Laos. Rieuse mais absolument pas violente. Voir le monde depuis le Japon ? Peut-être.

Etonnement aussi devant des traditions très fortes, insulaires : chacune ou chacun parle exclusivement japonais, même dans les jeunes générations et chez les dirigeants. Tout en produisant une culture mondialisée.

Hiroshima sans images. Le mangaka Tezuka invente Atom en copiant les super-héros du vainqueur.  Maître Ibata nous reçoit pour une performance de calligraphie géante. Je dors pendant que le typhon passe. Nous parlons Ozu sur la tombe de Mizoguchi. Guy Debord bénéficie d'une rétrospective filmique à Tokyo juste quand j'y filme. Et Koji Morimoto, ce génie du dessin animé, m'entretient de son enfance en pleine nature.

Bref, un monde de métamorphoses. Pour de nouveaux gnômes planétaires ? Ou enfin des spectateurs-acteurs ?

Prochain épisode : Mali. Puis Inde. Pardonnez mon silence mais c'est pour la bonne cause et cela fait respirer la cervelle.

 

                                                              

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11 : 09 : 09

Renverser le monde

RENVERSER LE MONDE. Chroniques du Laos, de Mongolie, de Paris et d'autres ailleurs est le livre que je viens d'achever à mon retour d'Ulaanbaatar. Il s'agit d'une réflexion, à partir d'observations de terrain, sur les transformations de la planète, ainsi qu'une invitation à changer de modèles et de méthodes, à modifier les repères et les points de vue. Je l'envoie à plusieurs éditeurs pour une parution en 2010, en même temps que la sortie des 5 longs métrages.

En effet, la fin d'année est chargée, puisque j'enchaîne des tournages au Japon, au Mali et en Inde. 2010 sera l'année "Utopies & Innovations" avec la Métropole Rhin-Rhône. Des réjouissances en perspectives et l'espoir de redonner du mouvement à l'imaginaire en balayant les vieux grincheux et les vieilles grincheuses surmédiatisés du siècle passé : la démission de l'impuissance geignarde pour pérenniser son pouvoir sénescent. Mais il n'en est pas partout ainsi dans le monde, heureusement.

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21 : 07 : 09

Jackson again and Laos

Une réaction vive sur ce site concernant Michael Jackson et beaucoup de visites des Etats-Unis. Le Michael bouge encore décidément. Cela dit, le tapage médiatique genre récupération obamesque et le regain de ventes de disques ont plutôt tendance à conforter mon sentiment : ce pantin de l'industrie musicale était déjà mort en étant vivant.

Au Laos, dont je reviens pour cause de tournage d'un film (Se nourrir) sur la défense des cultures vivrières dans les régions de l'extrême nord aux populations animistes (Yaos, Kheus), la sérénité bouddhiste générale rend le MJ invisible. En pleines montagnes et forêts de mousson, un jeune chef yao a eu cette superbe expression : "Je n'ai rien à dire sur ce que je ne vois pas !" C'est-à-dire : je ne suis pas en mesure de juger de ce que je ne perçois pas directement. Imaginons toutes les populations de la Terre reprenant le principe, mais c'est l'écroulement immédiat des publicités et des propagandes !

Rassurons-nous, la plupart des gens croient d'abord à ce qu'ils ne voient pas. D'ailleurs, je vous envoie une photo qui ne vient pas de chez les Yaos mais des environs de Vientiane. Les images mentent ? Bref, je démarre un nouveau livre de réflexions-voyages, que je finirai en Mongolie (août-septembre).

P.S. Nous venons au passage de vivre le décès de la télévision : naissance en 1948 avec le premier journal télévisé sur CBS - mort en 2009 avec la disparition de Walter Cronkite, l'anchorman emblématique. Vive les webtv !

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26 : 06 : 09

A-t-on le droit... ?

Je m'interromps dans le tournage d'un long métrage (passionnant mais en un temps record) sur la fabrique de l'info pour bouillir en direct.

A-t-on le droit de considérer Michael Jackson, le jour de sa mort, davantage comme un phénomène de foire (un "freak") que comme un personnage important de la musique pop ? Entendre à la radio de bon matin qu'il est le plus grand : vraiment n'importe quoi. Il n'a rien composé, n'a rien inventé. Sa musique est aussi répétitive et formatée que toute la vague soul ou disco (cela peut durer des heures...) Merci Quincy Jones.

Ce pauvre garçon, à la vie sûrement malheureuse, a été balloté entre sa famille show biz (Jackson Five) et son exhibition composée, repeint en blanc, cherchant ses couilles sur scène. Il exprime parfaitement le formatage complet d'un produit de vente. Michael est une barre chocolatée à haute rentabilité. Contrairement aux Beatles, aux Stones, à Dylan, qui bousculaient la musique et les idées, il est à l'origine seulement de chiffres de vente. C'est l'icône de l'industrie du disque triomphante.

J'espère qu'il n'y aura plus de Michael Jackson.

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07 : 06 : 09

inconnu comme Gébé...

 

Vivre avec exigence consiste à perpétuellement se questionner et se redéfinir. Dans nos sociétés de l'ubiquité, il faut faire des choix et se méfier de celles et ceux qui n'ont aucun repère, aucune admiration (ni aucune haine d'ailleurs), les consommateurs passifs ou les égocentrés de petit acabit.

Vous ne connaissez pas Gébé ? Vous gagneriez à le fréquenter --malheureusement à fréquenter ses traces aujourd'hui-- et je vous conseille les "Papiers à lettres" rassemblés par Frédéric Pajak chez Buchet-Chastel. J'aurais aimé faire ce livre : voilà du travail courageux. Gébé ne se vend pas --et après. Quelques personnes savent, savent l'importance du dessinateur et de l'écrivain, et la qualité de l'individu. J'ai eu la chance de le côtoyer (par éclairs) et de lui glisser (comme à Topor) combien j'admirais son écriture. Ouf, il faut parler aux vivants. Il me reste quelques mots amicaux dont je suis fier.

Gébé, dans l'époque de la surabondance, pose le rare. Gébé, au temps de la durée pour la durée grabataire, nous interroge sur l'intensité. Gébé, quand tout se mesure au hit-parade de l'industrie du goût moyen, tranche par l'exigence.

Gébé, discret, timide, est un fanal. Disons-le, il vaut mieux être inconnu comme Gébé que connu comme... (remplissez les points, peu importe).

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06 : 06 : 09

pensées génératrices, pensées stériles

 

D'aucuns vont à nouveau me moquer comme "obamiste" quelconque. Il est vrai que le chic intellectuel consisterait à attaquer Obama en tant que nouveau représentant de commerce de la boutique USA en perdition sur le plan de l'image de marque --qu'il est aussi. Mais ce qu'il représente et ce qu'il dit (récemment au Caire sur l'Islam) résonne avec force. Chacun attend les actes et surveille l'efficacité (en finir avec cet imbécile et dramatique conflit israëlo-palestinien, trop médiatisé, d'un autre âge, qui sert les intérêts de quelques-uns dans chaque camp pour des chantages financiers, dont tout le monde a souffert et dont aucun gagnant ne peut sortir).

Au moment des élections européennes, l'heure est au local-global, au micro-macro, plus à ces nationalismes du XIXe siècle qui ont montré leurs limites et souvent leurs crimes. Ce qui ne veut pas dire qu'on refuse un attachement à la France ou aux Etats-Unis, mais qu'il est un élément de nos divers attachements (montmartrois, parisien, laïque, européen, passionné de culture japonaise...que sais-je ?).

Pour la pensée, c'est la même chose. Il est des pensées génératrices et des pensées stériles. A Colleville, Obama décrit, par opposition au combat frontal contre l'idéologie nazie, le temps actuel de la relativité, de la diversité des points de vue. Il se situe ainsi du côté d'une pensée génératrice d'un nouveau monde --et rend vieux beaucoup d'autres (ou brouillons certains de tendance "attrape-tout", sans ligne claire).

Ce fut le cas du Sartre existentialiste (par opposition à Cioran, brillant dans l'impasse). Voyant aujourd'hui comment on sort de son bocal rochelais Paul Virilio dès qu'un avion se crashe, je suis fasciné par ces personnages (ce fut le cas de Baudrillard aussi avec son "simulacre") répétant la même chose de livre en livre, sur des idées pas très originales (oui, le monde va plus vite, depuis les années 1930 en fait ; oui, les dangers de catastrophes sont plus importants, entre ère atomique et ère des pollutions sans compter les inévitables catastrophes naturelles ou pas). Pour moi, ce sont des pensées totalement stériles, incapables d'imaginer de nouvelles sociétés, de nouveaux comportements, le monde en mouvement. Torticolis rétro.

Alors, Obama est frêle. Il n'est pas si puissant. Mais des millions d'individus gardent le pouvoir de faire, de faire déjà localement et de faire savoir. La grande aventure du devenir reste ouverte. Nous ne sommes pas seulement dans un grand hôpital de vieillards aigris.

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