Sélectionner une trace


Sélectionner une année

2020 • 2019 • 2018 • 2017  
2016 • 2015 • 2014 • 2013  
2012 • 2011 • 2010 • 2009  
2008 • 2007 • 2006 • 2005  
2004 • 2003 • 2002 • 2001  
2000 • 1999 • 1998 • 1997  
1996 • 1995 • 1994 • 1993  
1992 • 1991 • 1990 • 1989  
1988 • 1987 • 1986 • 1985  
1984 • 1982 • 1980 • 1979  
1978 • 1977 • 1976 • 1975  
1974 • 1973 • 1972 • 1971  
1967 • 
 

Images et colonies
Type de trace : livre d'expo
date de parution : octobre 1993

Je voulais travailler sur l'exorisme et la question coloniale historiquement, car je ne me sens aucune culpabilité. De jeunes historiens avaient vu mon expo sur la propagande sous Vichy. Ils avaient décidé alors de travailler sur la propagande coloniale. Tout le monde me dissuadait de les associer à l'exposition. Je déteste le mandarinat. Mais ce fut un calvaire avec des spécimens qui en voulaient toujours plus. Le travail dans les réserves du Musée des arts d'Afrique et d'Océanie avec Dominique Taffin fut passionnant et à Boulogne avec Emmanuel Bréon. Je m'eforçais de ne tomber dans aucune vision simplificatrice (ni la repentance, ni la célébration). Le colloque de l'ICOM au Sénégal fut passionnant et je montais une déclinaison de l'exposition avec mon ami Abdoulaye Camara au Musée historique du Sénégal dans l¨île de Gorée. Ce sont les historiens africains qui expliquaient que la période coloniale faisait partie de l'histoire. L'art colonial apparut aussi comme une hybridation échappant au racisme et au ridicule. Bref, un travail tout en nuance qui n'excluait pas pour autant cette extraordinaire incapacité --longtemps pour les Européens-- à reconnaitre aux Africains une histoire et même le fait d'être humains.