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cinema espresso
Type de trace : coffret de films
date de parution : octobre 2010

Dans le cadre de l'année Utopies & Innovations de la Métropole Rhin-Rhône, est lancé pour les médias et quelques privilégiés un coffret élégant (rare) des 5 longs-métrages que j'ai réalisés. Ce sont des documentaires titrés "cinema espresso". Utilisant les techniques numériques maintenant à notre disposition, ce cinema espresso est une sorte de nouvelle Nouvelle vague, permettant de tourner pratiquement sans producteur, à équipe minimale (2 personnes) et dans des temps très courts (deux semaines) des films ambitieux (avec un long travail de montage et de préparation).

C'est un moyen d'échapper aux formatages imposés partout et de laisser s'exprimer des réalisateurs du monde entier, même dans des pays à très petits moyens. Nous avons en effet besoin de cette bouffée d'air pour régénérer le cinéma dans toutes ses formes et pour tous ses supports, de la projection sur grand écran (qui reste une part essentielle et constitutive) aux diffusions sur le Net.

Chacun des films traite d'un sujet important de notre monde contemporain (voir la rubrique "films"). Il le traite volontairement dans des styles variés et inhabituels. Par exemple, L'info est-elle comestible ? (souvent demandé) se refuse à être une lourde thèse avec commentaires insistants, musique et scandales (pour se vendre). Il donne en fait les éléments d'une vaste enquête à un public qui se fait son opinion comme il veut. En même, temps je ne cache ni les anomalies (les géo-caricatures, les copinages des médiateurs "multi-cartes" ou l'invisibilité, par exemple), ni la crise générale des supports, ni le basculement de la société du spectacle aux sociétés des spectateurs-acteurs. La transition est rude quand il faut à la fois encourager plus d'initiatives individuelles et collectives venant de partout et refuser le réflexe simpliste et poujadiste dangereux du "tous pourris", parce que les citoyens ont besoin de médiateurs concurrents qui trient et enquêtent.

Ce film forme un pendant avec la grande enquête --de Hiroshima à aujourd'hui-- sur le statut des images au Japon, du particularisme à la globalisation. Autre couple, le film sur l'Inde, volontairement très visuel, fondé uniquement sur images et sons, et celui sur le Mali, bâti à partir des paroles de Maliennes et de Maliens avec une critique de tous les néo-colonialismes de l'image (enfermer l'Afrique entre pittoresque et horreur).

A travers les utopies, qui fut le premier réalisé, est, lui, une réflexion à la fois personnelle, intime, philosophique et politique. Elle rejoint mes 5 ouvrages en ligne.

Voilà. Après ces exercices de confrontation avec le "réel" (du moins ses reflets), j'aimerais expérimenter les voies de la fiction. Continuons donc ainsi à découvrir, à prendre des risques, à être curieux, à apprendre, avant d'être ratatiné...

(si vous êtes intéressés par ces films, me joindre par la rubrique "contact")