Sélectionner une trace


Sélectionner une année

2020 • 2019 • 2018 • 2017  
2016 • 2015 • 2014 • 2013  
2012 • 2011 • 2010 • 2009  
2008 • 2007 • 2006 • 2005  
2004 • 2003 • 2002 • 2001  
2000 • 1999 • 1998 • 1997  
1996 • 1995 • 1994 • 1993  
1992 • 1991 • 1990 • 1989  
1988 • 1987 • 1986 • 1985  
1984 • 1982 • 1980 • 1979  
1978 • 1977 • 1976 • 1975  
1974 • 1973 • 1972 • 1971  
1967 • 
 

Une série d'expositions Espace ECART
Type de trace : expositions
date de parution : novembre 1015-juillet 2016

L'espace ECART au 18 rue Jacob à Paris a été ouvert par Andrée Putman. C'est un espace de meubles qui appartient désormais aux Sièges d'Argentat. Le Directeur m'a demandé en 2015 d'y organiser des expositions. J'ai accepté à condition de mettre en relation la programmation avec celle des Rencontres-Promenades "Histoires de Passages...".

En novembre 2015, au moment de la COP21 à Paris, j'ai donc commencé avec Michel Granger, artiste et graphiste écologiste. Puis ce fut en janvier 2016 la photographe Marie-Hélène Le Ny et ses "petites madeleines" (avec une autre série ambitieuse, plastique et critique autour des vues aériennes de Google). L'artiste franco-togolais Yao Metsoko a joué en peintures et sculptures fortes sur les liens humains-animaux. Puis ce fut la bédéaste et illustratrice Chantal Montellier avec un ensemble sur Kafka, ses "mots sans mâles" et les stations de métro au féminin : un univers plein d'imagination et au scalpel sur notre monde orwellien. La saison se termine en beauté (juin-juillet 2016) : Speedy Graphito crée son premier fauteuil --splendide, sobre, géométrique, avec un tissu exceptionnel d'originalité, de couleurs et de dynamisme : le fauteuil "bouge" grâce à son décor-- tout en proposant un ensemble passionnant de peintures aux formes multiples avec précision et rigueur, montrant combien cet artiste important sait explorer des voies diverses au lieu de se figer comme beaucoup sur ce qui devient un gimmick, une image de marque facile.

Je suis donc très heureux d'avoir assuré cette programmation et ces accrochages variés. Ce n'était pas évident en fait car il ne fallait pas que les oeuvres au mur ou posées sur les meubles apparaissent comme des faire-valoir --genre peintures de restaurant. A l'inverse, il aurait été contre-productif que l'occupation des murs écrase le mobilier. Car, bizarrement, il n'est pas fréquent de confronter du mobilier avec des dessins, peintures, sculptures ou photographies dans des galeries. Mais ça marche. Je suis très fier de ces ensembles qui ont beaucoup de force par confrontation et complémentarité.