Des humains terristes sur leur planète unique
Des humains terristes sur leur planète unique
Ce n’est pas le moment. Ce n’est jamais le moment. Et pourtant notre époque de confettis mentaux sans liens avec impulsions incessantes pour actions-réflexes devrait conduire les humains à regarder l’essentiel. Nous ne pouvons rester juste Terriennes et Terriens, habitantes et habitants de la planète Terre, mais terristes, défenseuses et défenseurs de cet ensemble unique commun en interactions : TERRIST.
Banal ? Crucial. Quoi d’autre ?
Changer notre rapport à l’espace, au temps, aux autres
Notre rapport à l'espace :
Nous vivons de façon stratifiée, du local au terrestre : local, régional, national, continental, terrestre. A chaque strate devrait correspondre des pouvoirs de décision dans un fédéralisme planétaire. Cela a-t-il du sens de tout focaliser sur le national quand les enjeux sont quotidiens –ici—déterminés par ce que les humains réalisent ailleurs. Vivre en interactions, c’est décider à chaque strate.
Notre rapport au temps :
L’accélération techniciste du XIXe siècle a créé une idéologie du Progrès. Or il est temps de faire un tri rétro-futuro évolutif : décider à chaque strate ce qu’on veut conserver, ce qu’on veut supprimer, ce qu’on veut rétablir, là où on veut innover. Pour cela, il faut changer la façon d’évaluer d’une vision quantitative à une vision qualitative par la recherche de critères de CHE (Conditions d’harmonie Environnementale).
Notre situation singulière-plurielle dans un environnement évolutif :
L’assignation identitaire enfin est le fléau de notre époque où le choc des groupes favorise les retardeurs criminels manipulateurs, au lieu de constater nos singularités et nos identités imbriquées dans une philosophie de la relativité. Nous sommes singulières-plurielles et singuliers-pluriels et nous évoluons avec des intérêts communs. Nous pouvons avoir des croyances et des rêves et des coutumes très divers mais devons nous rassembler autour d’une langue commune, celle de la démarche expérimentale et critique des sciences permettant de disposer d’éléments d’appréciation individuels et collectifs pour vivre ici et partout sans survivre en parant au plus pressé dans la destruction-même de notre biosphère.
Pratiquement, comment défendre notre Terre commune dans une écologie harmonieuse ?
Nous sommes beaucoup à enrager contre les pertes de temps, les élections pour rien, les décisions imposées sans évaluations. Ici, en Corrèze, en France en Europe n’avons-nous rien à dire, rien à penser ? Notre seule perspective est-elle de s’en remettre à une personnalité nationale pour tout résoudre ? Il est temps en fait de partir des vrais enjeux environnementaux et sociaux (socioecolos) pour fédérer des propositions avec des équipes liant les compétences dans des buts clairement définis, locaux et terrestres.
Ce n’est pas idéaliste, c’est juste concret, pratique. Arrêtons de supprimer les pouvoir locaux. Les communes sont le lieu de la démocratie directe comme les micro-quartiers si différents des mégalopoles. Il faut revenir au local. Veut-on vivre dans un village du Finistère comme dans le Bronx ou à Sakal ? Dans le 20e arrondissement de Paris vit-on comme sur les Champs-Elysées ?
Parler depuis l'Europe partout pour défendre la cause de notre planète dans la diversité des approches locales
Renforçons une Europe fédérale qui seule peut peser dans un contexte international dangereux où des retardeurs criminels multiplient les guerres (matérielles, économiques, médiatiques), les pollutions, les courses technologiques asservissant les populations au nom du maintien de leur pouvoir apparent et de l’accumulation de l’argent. Ce continent porte des valeurs que des peuples mettent en pratique localement sur tous les continents en dépit de pouvoirs corrompus et autoritaires. Il a la capacité d'écouter, de comprendre et de les propager en parlant aux humains de leur survie et de leur vie. Partout des crimes ont été commis. Ils faut connaître l'Histoire, cette reconstruction problématique du passé. Mais ce qui nous importe désormais sont les crimes d'aujourd'hui individuels et pour la communauté humaine dans son environnement. Comment changer les manière de faire ?
Organiser une écologie harmonieuse, c’est ainsi rassembler autour de la défense de la vie sur Terre, de l’analyse des périls, tout en affirmant la diversité des solutions individuelles. C’est défendre la démocratie locale dans le renforcement des structures transnationales : un GIEP (sur les pollutions sur le modèle du GIEC), par exemple. C’est vouloir une France fédérale qui redonne des pouvoirs localement et permette de défendre des objectifs socio-écologistes sur le continent et au-delà.
Créer une plateforme TERRIST pour affirmer d'autres buts collectifs désirables face aux catastrophes prévisibles : ceux d'une écologie harmonieuse dans la conscience des interactions terrestres
D'ici, la Corrèze, la France, l'Europe nous voulons dire --et je dis-- que l'organisation d'un planète fédérale à buts TERRIST, de défense de notre planète commune TERRA, est la voie à suivre face aux autodestructions actuelles. Ce sont des choses que les Wayanas, les Miaos ou les Wolofs comprennent. J'avais écrit après le cirque médiatique de janvier 2025 : "TRUMP OR ME ? ME !". Je le pense toujours : pourquoi accepter des actes et une organisation des humains qui détruisent leurs conditions de vie ? Pour aller sur Mars comme le préconise un Elon Musk, une planète désertique de caillasses sans pouvoir y respirer ? Nous aimons où nous vivons : TERRA est notre priorité existentielle, un lieu précieux, unique.
Les retardeurs criminels ont l'argent, le pouvoir, les armes ? Mais, comme l'écrivait Etienne de La Boétie, il s'agit de servitude volontaire. Les Trump et Poutine butent contre l'Ukraine ou l'Iran. Leurs schémas sont véreux, violents, non respectueux de la biodiversité comme de la culturodiversité, avec une course vers l'abîme environnemental général. Pourquoi accepter l'inacceptable ? Pourquoi ne pas partir de l'ESSENTIEL : notre survie et nos vies sur Terre. C’est ce que je dis dans MENTIR EN POLITIQUE (de la Mésopotamie à Trump). Le plus gros mensonge de nos jours n’est pas seulement la virtualisation des esprits et les Pinocchio criminels à la veulerie à courte vue, mais le DETOURNEMENT MENTAL : s’occuper du périphérique, quand le central est occulté, qui conditionne notre quotidien partout.
Il faut donc regarder autrement pour agir autrement. Constituer du local au global une plateforme TERRIST fédérée de circulations d'informations doit permettre d'offrir des perspectives collaboratives d'autres organisations et d'autres buts collectifs en accueillant les approches critiques, expérimentales et évolutives des sciences --seul langage commun pour déterminer nos buts d'actions planétaires-- dans une philosophie de la relativité. En effet, nous ne pouvons plus vivre totalement déconnectés, quand changements climatiques et pollutions nous attaquent partout. Alors il faut s'informer autrement, sans subir les stupidités du news market, de la vente des nouvelles à scandale du tout et n'importe quoi pour prioriser ce qui conditionne nos vie communes dans la biosphère. DANS LA PANIQUE, ADVIENDRA CE QUE LES RETARDEURS CRIMINELS PROVOQUENT AU NOM DE LEURS INTERETS PERSONNELS A COURTE VUE. ANTICIPONS D'AUTRES ORGANISATIONS ET D'AUTRES COMPORTEMENTS VITAUX ICI ET PARTOUT. Les débats politiques et les conversations privées, localement et planétairement, devraient s'enrichir de ces priorités pour défendre une harmonie planétaire évolutive face aux perspectives dystopiques de chaos et de souffrances individuelles et collectives. Et cessons de prendre les humains pour des masses abruties manipulables à merci, l'intérêt individuel et commun peut émerger.
Il est temps... Cela fait 50 ans que je m'époumonne dans ce sens (le grand roman Humain planétaire), que je défends l'analyse et l'histoire du visuel face à la convergence multimédiatique qui nous asservit, que je prône une écologie culturelle pour lier biodiversité et culturodiversité. Aujourd'hui le livre-forêt MENTIR EN POLITIQUE est une étape essentielle, une matrice d'actions. OUI : "TRUMP OR ME ? ME !"
Utopique ? Non, pratique. Tout est à repenser en fonction des buts à atteindre. La population va exploser mentalement sous les périls successifs et les actions erratiques de colmatages dans l’urgence. Si des migrations internes se produisent (montée des mers et désertifications), si des envahissements mentaux s’opèrent dans le tout-écran, il est temps d’organiser les pouvoirs locaux et l’Etat et une fédération d’Etats en conséquence. Parler vrai, c’est parler des périls mais aussi parler des buts : une écologie harmonieuse pour toutes et tous.
30 juillet 2026