14 : 06 : 21

CENT MILLE MILLIARDS DE POEMES EN VADROUILLE A LA CAMPAGNE

Le 12 juin 2021, cent mille milliards de poèmes par Raymond Queneau remis en vie sous un if dans la campagne de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle

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30 : 05 : 21

amediatic

amediatic

je viens d'errer dans une bande dessinée qui enfin qualifie ce que je théorise et mets en pratique depuis des années. On peut dire qu'elle parle de tout ce champ "amediatic"

Elle s'intitule UNDERGROUND par Arnaud Le Gouëfflec - Nicolas Moog. UNDERGROUND n'est pas vraiment approprié car elle montre, raconte, parle de créatrices et créateurs qui sont majeurs et ne sont pas

"Underground" qualifiait durant les années 1960 et 1970 une culture "sous terre", qui est devenue l'expression majoritaire et même dévoyée quand des chansons de contestation deviennent ritournelles de pub

Mais là se pose de façon beaucoup plus intéressante le rapport à son double médiatique : ce qu'on est pour les autres. Et toutes celles et tous ceux qui se démènent là INEXISTENT. Pas banalement en restant dans l'immobilisme caché, l'auto-destruction narcotique ou alcoolique ou médicamenteuse ou dans l'abîme du rien répétitif

Elles et ils font, créent, frôlent une gloire immense pour toujours INEXISTER, déjouer le fait de se construire comme une marque. Elles et ils ne sont pas contre les médias, ils y apparaissent et ne se dissimulent pas pour teaser davantage. Ils passent en dehors, ils sont hors-médias, hors résumé visuel, hors slogan

Alors elles et ils INEXISTENT tout en faisant. Elles et ils sont AMEDIATIC, abyssale angoisse et délicieux pied-de-nez

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27 : 04 : 21

RECONCILIER NATURE ET CULTURE

UN LIVRE IMPORTANT

Un tweet n’est pas un livre. Et pourtant aujourd’hui souvent tout se résume à une accroche provocatrice. Marc Dufumier et Laurent Gervereau ont voulu écrire un livre, pas un article, un livre qui fourmille d’idées sur Réconcilier nature et culture.  Voilà l’occasion de réfléchir aux points centraux de notre vie terrestre, rien moins. Lisez-le, parcourez-le, goûtez-le et parlez-en !

Ce livre est publié par Nuage Vert et vendu 18 euros en version papier (achetable sur lulu.com par carte bancaire) :

https://www.lulu.com/fr/shop/laurent-gervereau-and-marc-dufumier/réconcilier-nature-et-culture/paperback/product-q8my2y.html?page=1&pageSize=4

et 10 euros en version électronique

(226 pages)

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Ouvrir les yeux et la pensée

On tremble désormais à l’idée de prononcer certains mots comme « élevage », « vegan », « pesticide », « écologie »… Nous préparons-nous à des sociétés de guerre civile entre productivistes et apôtres de la préservation ?

Voici un livre qui ose aborder toutes ces thématiques en dessinant les pistes de sociétés de l’échange et du respect des différences. Il est plus que temps de travailler, non pas contre, mais ensemble pour s’adapter aux défis de l’époque en changeant l’échelle de nos pensées et de nos actes.

Ce livre très riche par deux auteurs à la compétence indiscutable vous offre des repères sur beaucoup de questions, dont une histoire longue de l’écologie. Il vous explique aussi en quoi, en temps de pandémie ou en temps « normal », nous devons devenir Terristes.

Une lecture indispensable !

Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et président de la Fondation René Dumont. Il est membre du comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot

Laurent Gervereau est vice-président de la Fondation René Dumont et président de Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne. Il a fondé en 2005 à AgroParisTech le Musée du Vivant (premier musée international sur l’écologie) et co-préside le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Ecologie)

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Sommaire du livre :

Choc des égoïsmes ou complémentarité des points de vue ? La diversité, ça s’apprend

Agriculture et écologie

Chasse, pêche et biodiversité

Agriculture et alimentation

Agriculture et biodiversité

Elevage et véganisme

Naturel et culturel

Le défi éducatif : un enjeu de dialogue planétaire

Retour au local pour penser global : devenir« Terriste »

Pour une éducation environnementale

Références bibliographiques

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15 : 02 : 21

Présentfutur ou passéprésent ?

Présentfutur ou passéprésent ?

Les humains ont souvent des problèmes de conjugaison des temps. Personne, pas même ceux qui sont appelés les "animaux", ne vivent au présent-présent. Nous débordons dans la mémoire expérimentale du passé ou la projection future de nos actions. Le vivant étant mouvement s'inscrit --oui-- décidément dans le temps.

Pour autant, notre conscience présente est souvent pervertie par trop d'incidences temporelles qui nous empêchent de nous déterminer par rapport à ce que nous vivons au présentprésent.

Actuellement, beaucoup sur la planète sont entrés en dystopie. Et, au lieu de chercher des solutions pour inventer un présentfutur désirable, nous nous maintenons dans un torticolis rétro que je dénonce en vain depuis longtemps. Il nous pourrit l'existence et empêche toute solution dans un concours victimaire dont le news market se repaît.

N'est-il pas temps de vivre un peu au présentfutur ? De regarder de façon pragmatique quelles en sont les solutions locales et globales ? De cesser de croire prétendre réparer le passé d'inégalités, de crimes, d'ostracismes pour inventer les conditions d'une existence harmonieuse avec notre environnement en paix ?

Les guerres des classes, des sexes, des communautés, des religions sont délétères pour tout le monde. Penser présentfutur n'est pas oublier les déséquilibres financiers abyssaux ou les précarisations ou les pollutions, c'est au contraire tenter de voir pratiquement et immédiatement comment se construire soi, sur quelles valeurs et dans quels rapports avec l'environnement. C'est repenser toutes nos attitudes individuelles et collectives. C'est être singulier-pluriel dans ce présentfutur.

Parler de projet plutôt que de rejet. Regarder la mort en face pour justement mieux vivre. Cesser de croire béatement à l'assurance-tout-risque, à la technologie-bonheur, au prêt-à-penser.

Nous vivons en dystopie, alors n'inventons pas des guerres contre l'environnement ou des utopies délétères (ces humains proliférants qui veulent ordonner la "nature" pour une vie "parfaite"). Mais défendons la vie avec sa relativité, ses précarités, ses interdépendances, ses plaisirs.

Oui, tournons-nous vers le présentfutur de façon locale-globale et terriste.

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14 : 02 : 21

DECON

DECON

Déconfinons nos esprits : déconnectons pour choisir nos connexions

Quelques minutes pour avancer sur des principes simples :

Retournons au réel et occupons-nous de ce qu’on voit directement autour de nous

Pensons en réseau à notre planète commune en ayant une préoccupation environnementale solidaire

Choisissons les traditions et lieux que nous voulons garder et là ou nous voulons innover

Ayons des attitudes singulières-plurielles : personnes uniques dans un univers unique en mouvement, tout en jouant un rôle social partout

Devenons Terristes en défendant la biodiversité et la culturodiversité évolutives

Assumons nos risques et nos existences éphémères : nous sommes des morts-vivants, alors vivons

DECON C'EST FINI

la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=58lt-2kzm5E

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18 : 01 : 21

UN EVENEMENT: LES HISTOIRES DU CINEMA

Un événement :

Les histoires du cinéma

Fake news, déversement d'images, de textes et de sons, tout est de plus en plus confus dans nos temps du tout-écran. Et c'est dangereux : de la confusion et de l'ignorance naissent toutes les manipulations possibles. Voilà pourquoi Nuage Vert, après un très long travail, lance une nouvelle exposition téléchargeable gratuitement en ligne : Les histoires du cinéma. Elle est née d'un partenariat avec le site decryptimages.net (et la Ligue de l'Enseignement) et l'Association Française de Recherche sur l'Histoire du Cinéma (AFRHC).


Il s'agit en effet d'offrir gratuitement au téléchargement une exposition en 55 panneaux qui fournit des repères concernant l'histoire longue du cinéma mondial depuis le XIXe siècle. L’initiative rassemble une iconographie très riche dans une maquette réalisée par Gérard Segard. Ces panneaux peuvent être utilisés sur écran ou tirés dans le format souhaité (du A3 à de grandes bannières pour des usages en extérieur). Ils peuvent bien-sûr être sélectionnés et le dernier suggère 10 moments-clé. Ils incitent à voir les films.

François Albera, qui fut professeur à l'université de Lausanne et dirige la revue de l'AFRHC, et Laurent Gervereau, président de l'Institut des Images et de Nuage Vert, ont écrit tous les textes et choisi l'iconographie avec l'aide d'Alexis Blanchet pour la partie sur cinéma et jeux vidéo. Cela constitue ainsi un ensemble très exceptionnel. Il offre des balises précises dans la chronologie et les thématiques sur tous les aspects du cinéma, création, commerce, rapport au public, technique, lien avec d'autres formes d'expression (peinture, bande dessinée, presse, télévision, Internet...). Bien sûr, les hyper-spécialistes de tel ou tel domaine trouveront toujours un manque. Mais le sérieux de cet important travail est une mine pour aller plus loin et sera très précieux pour les passionné-e-s et les pédagogues.

La période particulière des atteintes virales en 2020-21 a eu des incidences dans beaucoup de domaines. C'est particulièrement significatif pour le domaine du cinéma. Il est en pleine dématérialisation par ses accès distants et en phase d'hybridation (triomphe des jeux vidéo ou succès des séries). Le phénomène s’accélère. Plus que jamais alors, acquérir des repères historiques sur les formes visuelles devient un impératif civique pour évaluer, trier, choisir et éviter le matraquage indifférencié et les manipulations.


Les sites pour demander à télécharger gratuitement l'expo : decryptimages.net et nuage-vert.com



Dans le contexte actuel, soutenez les associations qui font de la résistance culturelle, adhérez à Nuage Vert et faites des dons (doc joint) !



L'INVERSE DU VIRUS EST LA SURVIE, DEFENDONS LA VIE !


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14 : 01 : 21

LA LIBRAIRIE EST OUVERTE !

LA LIBRAIRIE EST OUVERTE !

Samedi 16 janvier 2021, la librairie de Nuage Vert sera ouverte sur deux plages horaires respectant le nouveau couvre-feu : 11h-12h et 15h30-17h30

Véronique Willemin, architecte qui a beaucoup oeuvré pour le livre "CABANES ET ANARCHITECTURES. Des bidonvilles à Thoreau, cabanes célèbres ou non", sera présente toute la journée. Il s'agit de la première histoire mondiale des cabanes où nous parlons de celles des Krizek à Goulles, de celles de la ferme des histoires mélangées à Sexcles, des maisons-cabanes de Peter Blok, des cabanes de vignerons à Monceaux-sur-Dordogne et ailleurs... En illustration, des pièces originales sont visibles, dont la maquette grand format de la cabane de Thoreau créée spécialement par Jean-François Beaud.

La librairie vous présente toutes les publications de Nuage Vert et d'autres éditeurs, dont celles des superbes aquarelles d'oiseaux et de paysages d'Alexis Nouailhat ou l'étonnant "oisier" d'Artgo. Des posters rares sont sortis des réserves et quelques sacs avec la fresque de Speedy Graphito.

Renseignements : nuage-vert.com / contact


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05 : 01 : 21

Vue

VU DE MON BUREAU : il existe encore des saisons, quel bonheur !

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03 : 01 : 21

Nous sommes virusés

Il est toujours difficile d’écrire sur ce que nous vivons, tant nos visions sont déformées et influencées. L’ubiquité perpétuelle dans laquelle nous sommes où les écrans ont pris le pas sur la vision directe n’arrange rien.

Essayons néanmoins quelques constats car il est frustrant de subir sans agir au moins mentalement, mais au risque de prendre des coups tant les esprits sont échauffés.

D’abord, j’ai attrapé une allergie, une allergie à l’ "info" sur le virus. Nous sommes en effet mentalement virusés quand jour et nuit un même sujet occupe tous les circuits. Ce n’est pas juste un confinement, c’est une congélation mentale. Il se passe pourtant beaucoup d’autres choses et nous avons beaucoup d’autres enjeux que de savoir si notre système hospitalier sera en capacité de traiter les malades. Cette info totale et totalitaire est insupportable et déraisonnable. C’est une absence de lucidité.

Ensuite, la prise de pouvoir sanitaire sur nos corps et nos esprits est dangereuse. Non, je n’ai pas applaudi les soignants. Ils font leur boulot, comme je fais le mien. Ce ne sont pas toujours les personnes les moins bien payées de la société par rapport à tant de travailleuses et travailleurs pauvres dans les domaines du service ou dans le travail intellectuel et de la création où le bénévolat est devenu le seul moyen de faire.

La santé physique est une chose relative et bientôt il y aura des mesures croisées de ces confinements qui seront sûrement éclairantes. La recherche de la durée de vie pour la durée n'est pas une compétition mais devrait résulter de choix de vie renouvelés en tenant compte autant sinon plus des questions qualitatives : la quantité n'est pas la qualité. Elle peut d'ailleurs être antinomique de la qualité.

De surcroît, cette santé ne doit pas devenir le levier de destruction des libertés individuelles. L’ordre sanitaire que j’ai appelé depuis longtemps le « grand hôpital planétaire des sociétés du contrôle » me paraît très pernicieux, très dangereux. Chaque jour, je constate les avancées peut-être irréversibles des atteintes à nos libertés. La normalisation est à l'oeuvre dans la surveillance généralisée.

Cette situation est le fait d'une reprise en mains du pouvoir politique par rapport au pouvoir économique. L’économie est sous perfusion et en état de dépendance. C’est aussi un éclairage sur la virtualité de la monnaie. La commercialisation de la planète dans un mondialisme uniformisateur de consommateurs addictifs n’était cependant pas une solution. J’avais clairement pris position pour la défense de la biodiversité et de la culturodiversité.

Mais ce retour des Etats (très puissant en France, dont la centralisation bureaucratique est obsolète) risque de conduire à une concurrence des égoïsmes. C’est bien ce qu’il faut comprendre aujourd’hui : gouverner doit devenir un exercice stratigraphié du local au global. A chaque strate son niveau de responsabilités. C’est un fédéralisme planétaire qui est nécessaire et non la recherche d’un localo-localisme qui n’a jamais existé, car depuis toujours les humains ont échangé et se sont déplacés.

Partout, nous ne sommes rien mais partout nous sommes le centre du monde. Alors, d’ici, à Argentat-sur-Dordogne, je vous dis : « Nous avons été virusés, mentalement virusés. Sortons de notre bac de congélation. Recommençons à penser et à imaginer. Faisons ici, dans notre vision directe, et échangeons sur notre environnement commun de Terriennes et Terriens qui devraient devenir terristes pour défendre des libertés jamais acquises et notre bien à toutes et tous : une planète vraiment unique. »

(une image du Grand Palais à Paris inondé, créée par Hervé Bernard qui l'a offerte à Nuage Vert. Comme quoi, il ne suffit pas de privilégier le commerce indispensable face à la culture superflue, les dérèglements climatiques peuvent se charger de mettre tout le monde sur un pied d'égalité...)

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08 : 11 : 20

Le retour au réel

LE RETOUR AU REEL


« Vous avez choisi la science ». Voilà des mots bien singuliers prononcés en novembre 2020 lors de la victoire de Joe Biden aux Etats-Unis. Ils ont peu été relevés. C’est pourtant un point décisif.

Donald Trump –avec beaucoup plus de rouerie probablement que son personnage affiché-- a organisé une présidence fictionnelle dans la haine de la science, des intellectuel-le-s, des faits. La télé-réalité appliquée à l’organisation de la planète. C’est une version renouvelée de la propagande où le tweet établit un pseudo lien direct avec le guide, au-delà des médias. Le corps du roi s’exhibe 24h sur 24h par écran interposé. La rumeur devient méthode de communication.

Dans ce cadre, la contestation de la science est une manière de fuir le réel et de flatter les religions qui ont notamment un autre récit des origines (du moins la frange qui interprète au pied de la lettre cette métaphore des origines). La question climatique fut un point central. Récuser les changements climatiques pour continuer toutes les pratiques polluantes destinées à permettre des intérêts à court terme est en effet le pivot arrivé très tôt. Et –c’est significatif-- Joe Biden a annoncé que sa première mesure consistera à revenir dans l’accord de Paris (COP21).

Montrons alors une relique précieuse et symbolique : le marteau de la COP21 dédicacé par Laurent Fabius à Nuage Vert. Voilà un objet qui parle, qui nous raconte l’époque à travers un de ses enjeux fondamentaux. Jean Jouzel du GIEC viendra d’ailleurs à Argentat-sur-Dordogne le 23 juin 2021 pour échanger autour du climat.

Pourquoi le climat a-t-il donc un rôle si important ? Ses effets réels (ou supposés, car contestés ponctuellement par les scientifiques) touchent d’abord tout le monde, partout. De plus, les accords sur le climat mettent en jeu tout le reste et notamment permettent de prendre enfin en mains les pollutions massives de l’air, des terres, de l’eau. Des catastrophes dénoncées depuis 50 à 60 ans sans effets directs et massifs : on s’empoisonne en silence. Notons aussi que l’assentiment sur le climat est le fruit d’échanges riches entre des scientifiques divers avec le GIEC et un dialogue avec des politiques et des entrepreneurs sensibilisés.

C’est essentiel. Nous ne pouvons vivre en se côtoyant avec des croyances et des pensées différentes sans un plus petit dénominateur commun. J’avais appelé en 2010 à une Résistance des savoirs / Knowledge is Beautiful (avec une action symbolique fondatrice à Hong Kong en 2012). Seules les sciences constituent en effet une base de dialogue possible pour tous les humains. Les sciences, pas le "scientisme", religion de la Science, qui n'est pas très scientifique.

Les sciences, car la caractéristique de leur exercice est d’avoir des variétés de points de vue, des échanges de disciplines, un regard critique et expérimental, des conclusions évolutives. Les sciences où l'erreur et l'anomalie, l'imagination, le contrepoint servent la recherche. C’est ce qui a d’ailleurs manqué pour la crise du covid où une partie des spécialistes a été sommée de donner des réponses pratiques sur un virus qu’ils découvraient et qu’ils continuent de découvrir, sans ouvrir le débat et la réflexion à d’autres spécialistes et à la société.

Tout cela révèle surtout une crise des modèles patente. Je n’ai rien contre les footballeurs ou footballeuses, qui ont parfois un grand talent physique et intellectuel, ni contre les actrices et acteurs, même si leur nombrilisme souvent fatigue. Mais il n’est pas normal que nos modèles soient axés sur la notoriété ou l’argent. Je ne peux me définir par mon nombre de followers ou mon compte en banque, auquel cas je ne vaux rien.

Beaucoup de personnes réalisent des choses très utiles à la société et aux personnes autour d’elles et eux dans l’anonymat avec un bénévolat remarquable. Les savoirs, les savoir-faire et les créations ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Combien de personnes exceptionnelles sont ignorées alors qu’elles et ils sont des trésors locaux, nationaux et internationaux ? Il serait vraiment temps de reconsidérer nos admirations.

Et faut-il parler comme un rappeur pour transmettre tout cela ? Non, inutile de singer ce qu’on n’est pas. En revanche, ces idées vont gagner à se répandre de toutes les manières.

Le respect des sciences est aussi un retour au réel. Nous vivons l’ubiquité où notre regard indirect prime sur le regard direct (celui concernant ce qui nous entoure). Voilà pourquoi l’interrogation sur ces regards indirects nécessite d’autant plus d’avoir des vérifications et remises en question avec une démocratisation de l’information où des médias-relais sélectionnent parmi les milliards de diffusions individuelles en diversifiant les sources des médias traditionnels qui par nature concentrent leur informations à quelques news tournant en boucle.

J’aime où je vis : ma fenêtre et ma planète. Il est temps de prendre ainsi en compte notre existence locale-globale et d’enfin avoir des structures stratifiées qui permettent de décider les choses au bon niveau : local, régional, national, continental, planétaire. Pour l’instant, c’est non seulement embryonnaire mais la plupart du temps inopérant.

Nous comprendrons alors peut-être que nous vivons ici avec des réalités bien différentes, tout en étant conditionnés par des enjeux planétaires (les micro-plastiques ou la montée des eaux sur des îles désertes ou non). Occupons-nous alors d’abord du local, pensons notre vie quotidienne dans un cercle de vie urbain (un quartier) ou rural (un bassin de vie) avec la conscience de l’interdépendance et pas du fractionnement autarcique. Nous n’avons pas le choix car ne pas agir c’est être décidé par un environnement coercitif !

Alors, agissons autour de nous et redéfinissons-nous dans des identités qui sont partout imbriquées, hybrides, fruit d’évolutions longues. Soyons terristes, c’est-à-dire par juste habitant-e-s de la planète Terre, mais défenseuses et défenseurs de ce lieu unique commun riche de biodiversité et de culturodiversité, ici et partout.

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